Béatrice Lukomski-Joly


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La Demeure

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

En mon Oint j’habite et demeure ;

j’y ai établi ma maison depuis Gethsémani ;

depuis Golgotha, je suis avec Lui en chemin,

au pied de Sa croix saisie par tant d’Amour.

 

Dans la joie d’être avec lui, Le suivre,

je souffre avec et pour Lui, re-née pour l’éternité,

bienheureuse dans Son Calvaire qui me plie,

et fais de mes jours Son sentier.

 

Avec sa Mère, notre Mère,

je fais logis et m’abreuve de ses pleurs,

quand Elle sourit, quand Elle me bénit,

éclairant de Sa lumière la vie en l’Offrande.

 

Doux berceau que sont Ses mains tenant le glaive

quand Il le montre au Monde sur mon front,

quand mes yeux s’attristent des impiétés

qu’Il regarde d’Amour nourri.

 

Prions, bénissons, aimons, jour et nuit,

l’Oint venu éclairer de tant de grâces

la prospérité de la foi en Lui déposée

transformant les ténèbres en Sa Lumière.

 

En Lui, je suis Son Nom devenu,

par la joie de Sa Vue, toute chaleur,

toute clarté, chemin unique dans le labeur

que Connaissance en Sa lampe flamboie.

 

Le Christ dans la gloire, artiste Kharlamov Peinture du plafond de la cathédrale de la résurrection du Christ à St Petersburg La Russie, St Petersburg 28 juillet 2016

Le Nard, la rose et le sang.

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Peintures de Mahmoud Farshchian poète Persan d'Iran

https://tehranauction.com/en/auction/mahmoud-farshchian-b-1929/

Pour mieux le connaître, c'est ici https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahmoud_Farshchian

 

Combien de fleurs meurent, oh ! chagrin !

lorsque les roses sont ignorées, oh ! deuil !

et combien d’éclipses de lune, oh ! ces matins !

faut-il pour éloigner l’ignorance ? Oh ! Orgueil !

 

Combien de vases pour recevoir la sève

abreuvant les lys, forts du sang rosé,

quand aveugles êtes-vous unis au glaive

sans voir dans la rose le sang glorieux épousé ?

 

 

Car de Nature ensoleillée lumière abonde

et de ses arbres puissants zèle nous consume.

Car de la substance de l’Amour, astres nous fécondent,

et de leurs rayons sacrés, de Nard nous parfument.

 

Combien de fleurs meurent, oh ! chagrin !

lorsque les roses sont ignorées, oh ! deuil !

et combien d’éclipses de soleil, oh ! chagrin !

faut-il pour éduquer l’'homme ? Oh ! Seuil !

 

 

Le sacrement

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Illustration de ?

 

Tu es venu dans mon jardin ; je me languissais ;

De Toi, j'attendais la majesté du chemin

Qui, dans l'air, aime le secret du souffle divin.

Tu es venu, les mains pleines ; je T'espérais.

 

Tu vins sans prévenir, le sceptre dédié,

Juste parce que c'est Toi, lumineux et clair,

Tu vis ma peine ; c'était hier ; ô, mon éclair !

Cueillant mes pleurs, Tu ornas, d'un lys, mon foyer.

 

Je T'attendais, sans vraiment T'attendre, T'aimant ;

Ma pensée et mes soupirs furent Ton élan;

Et Tu montras le voile déchiré, le goéland

Nourrissant ses petits dans la nuit, d'un diamant.

 

Sept roses dansaient dans la lumière du jour ;

Tu étendis Tes mains ; Tu ravivas mon cœur,

Et de mes deuils silencieux, Tu pris la peur

Pour polir la courbe de mon ruisseau à l'entour.

 

Je T'attendais, sans T'attendre vraiment, T'espérant ;

Tu éclairas, d'une flamme vive, mon labour,

Et sans rien dire, Tu me berças de tant d'Amour,

Qu'encore l'onde ceint ma tête d'un sacrement.

 

Tu es venu, je T'ai reçu. Je T'ai épousé.

Agenouillée dans le cœur, debout sur le sentier,

Tu me donnas la main ; je Te pris pour Te louer.

Tu es venu dans mon jardin fleuri de rosiers.

 

Je n'ai connu de plus profondes épousailles

Qu'en cette roseraie allumée de mille feux,

Et aux vastes rayons sur Ton autel soyeux,

Je vis l'Amour venir, qu'encore j'en tressaille.

 

La rose, le Cygne et le lys

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

 

Par un matin né d’un tressaillement du vent,

quand la brume s’étale tissant son manteau

et d’un lacis de lin cueilli dans le pré blanc,

j’ai vu une Rose fleurir en hiver sur un linteau.

 

Rouge comme la passion, veloutée et or tel l’amour,

Elle volait dans l’ether à dos de Cygne

préparant son jour de gloire alentour

et d’un baiser de lys se confirma d’un signe.

 

La pensai-je seule, dansant sur l’écorce d’un arbre,

que six autres vinrent drapées d’anges

enlaçant l’amour, sculptant l’autel de marbre,

qu’un éclair fendit d’une éclipse et de louanges.

 

 

Nuit est jour, dit la Rose à l’heure grandiose,

pendant que le lys chantait cette heure sombre.

La flamme à la fleur éclose offrit le geste virtuose

lors les épines sarclant le front pour le nombre.

 

Depuis, le Cygne tisse de ses roses le voile du lys

qui recouvre chaque tête dans l’invisible,

que la sagesse garde comme l’Adam au Calice,

pour que rien de la Rose ne perde de ses Evangiles.

 

 

 

L'araignée et la toile

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Peinture d'Arild Rosenkrantz https://g.co/kgs/4LsPEV

 

Nuit s'alanguit, alitée en son propre sein.

Nuit s'éveille à sa lumière et son dessein.

 

Arrimée au sommeil clairvoyant, toujours,

La nuit bat son engourdissement, hors du plein jour ;

Éons consument - lentement - ses folles craintes.

La torpeur des âmes englue son éveil, contrainte.

 

C'est ainsi quand le nombre s'endort dans l'aether,

Et que nul ne lève le voile des mystères.

C'est ainsi que la tristesse du temps gémit

Sur ses harmonies quand Isis reste endormie.

 

Parcourant l'avenir que peu voit, ce soir,

Le regardant de près, tel son présent si noir,

Que dire de la toile qu'araignée tisse d'aveux 

Que le millénaire entame de ses vœux !

 

Faut-il qu'elle soit riche de fils enlacés,

Au métal que rien ne brise ni ne peut couper,

Pour, qu'englué, sans clarté, en ses rêts sombres,

Le genre humain ne puisse plus sortir de l'ombre !

 

À la nuit noire, dans le jour de la clairvoyance,

C'est de son terrible piège qu'elle influence

L'avenir, qu'hommes n'arriveront à combattre,

L'esprit engoncé par la toile d'araignée bleuâtre.

 

Le soleil brille au-dessus de ces fils tendus,

Et le tableau - de peur - ne voit plus son feu ténu.

Ses petits meurent dans une agonie cruelle

Sans qu'ils ne puissent remuer un doigt réel.

 

C'est ainsi quand les hommes marchent malvoyants,

Sans plus voir un arbre et sa fleur au printemps,

Le voile de l'esprit collé à leurs yeux apeurés

Que Saïs ne retient plus de larmes, affligé.

 

Il n'y a plus que des hommes hémophiles,

Qui luttent, âpres, sans pouvoir casser un fil.

C'est ici, et nulle part ailleurs dans l'avenir,

C'est de sommeil clairvoyant que le dit l'ire.

 

Nuit s'alanguit, alitée en son propre sein.

Nuit s'endort à sa lumière et son dessein.

 

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