Béatrice Lukomski-Joly


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Mille roses

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Tableau pastel sec : oeuvre personnelle.

 

Aimer le monde

autant que nous le pouvons.

Porter sur soi son manteau

quand bien même est-il sous nos pieds.

 

Aimer ses dons

autant que nous les portons

quand le jour nous les donne,

et les aimer en amie de la nuit.

 

Voir de ses joyaux

le diamant que nous foulons,

et de son rubis

la sève abreuvant la rose.

 

Porter en soi

ses rivières et leurs déesses

comme au temps jadis ;

conscient de ce qui les éclaire.

 

Voir en toutes choses

la lumière et son soleil,

son Nom et sa parure,

la superbe de ses foulées.

 

Prendre sur soi l’âme d’un fleuve,

car de la vie il nous parle,

et aller avec lui, de joie,

à l’aube et au crépuscule.

 

Lui dire des mots si tendres

qu’il s’envole vers l’azur,

malgré ses remous

heurtant les pierres.

 

Bercer ses rives tel un enfant

en nos bras, le bénissant,

et lui fredonner le chant

des amours qu’il accompagne.

 

Guérir son âme belle

pour le porter vers les nuées

arrosant nos visages,

et le consacrer sur l’autel du monde.

 

Lui offrir mille roses

nouées sur sept tiges,

l’aimer, l’aimer, l’aimer,

jusqu’à enfin revenu, il aime.

 

 

Poème pour un anniversaire - 02/04/2022

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Tableau de Freydoon Rassouli - peintre Iranien -

 

Est venue l’étoile briller de ses mille feus,

en ce jour, ce matin, cette aurore, cette heure,

qu’hommes de bienveillance pleurent

de n’être pas entendu dans leur chant courageux.

 

Se font-ils l’écho d’En-haut dans la lumière

qu’ils sont dit contraire à leur verbe prospère,

afin qu’ils soient muets dans la vérité du Père,

et que la pureté de leur langue de feu se terre.

 

Les hommes ont versé sur sa tête la lie de la fable,

en actes et en paroles, sans voir qu’il rayonnait,

portant en lui et sur lui la grâce des Aethers

que seule la Lumière perçoit en Son vocable.

 

On disait de lui qu’il pensait et louait le mal,

parce qu’il incarnait le bien en sa pensée,

voulant que l’œil voit, derrière le voile étoilé,

qu’un homme accomplissait un futur Marial.

 

Chacun omit que Michaël avait levé l’épée,

renouvelant le geste qui sauve la sienne

aux âmes consacrant son leg contre le cri de la hyène,

et que lui avait saisi pour la justice révélée.

 

Il avait été affublé de tant d’ignominies

qu’il dut taire son combat au levant qui se bat,

car de Michaël, nul n’avait compris ici-bas

que le combat vit de ses deux faces la vie.

 

Les jours de malheur ont encore de beaux jours,

car nul ne voit le Soleil en les âmes qui L’ont vu,

qui du Monde témoignent la Vérité s’étant tue,

luttant contre la vile pensée niant l’Amour.

 

Il portait la Rose comme Manas en sa lumière

qui de vie en vie sculptait ce bel esprit,

et de ma joie à L’avoir vue en Son énergie,

je sus la même lumière en le flamboyant Aether.

 

De Margarita Woloshina

https://fr.wikipedia.org/wiki/Margarita_Volochine

Le jardin antérieur

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Alors que la nuit lève à nouveau son voile,

montrant son chemin nourri de lumière,

vient vers moi la mémoire d’un jardin fleuri

où oliviers chatoient dans l’or du soleil.

 

Il est là, Lui, là, baigné dans Sa propre lumière,

non partagée mais offerte, d’amplitude abondante

que nous ne pouvons d’aucun mots décrire,

moins encore témoigner de Sa réalité pleine.

 

Là, encore, inondée du mouvement qui est,

sans jamais s’atténuer, mais Être, je Le vois,

ne laissant à nul le Génie du langage qui du mot

fait de Lui un verbe ne pouvant Le dire sinon Le voir.

 

Et, je marche nu-pieds, car ainsi Il est et va,

élevé au-dessus de tout, car tout Il vivifie,

puis Son pas se pose sur Son sol venu briller

tel un diamant miroite en Son soleil.

 

Le voir et Le revoir, tout à la fois en Soi

et à côté de soi, d’un Amour rassasié

que l’infiniment petit dans le verbe humain

éclaire de son infiniment grand dans le Verbe.

 

La nuit élève le jardin aux Nues de Ses astres ;

tout flotte dans l’aether de Sa lumière,

Être solennel dont l’unique vêtement est Amour

qu’Il dépose en mon cœur et me signe.

 

Il va, marche, s’élève, manifeste, lumineux,

céleste et terrestre, créateur et Homme,

que le lever de la nuit offre d’éclat en Son regard,

transformant le crépuscule en une aurore.

 

Marchant à Son côté, aussi de face,

je Le vois bénir Son Humanité, aimant

l’agneau et le vautour, le sable et l’étoile,

la lumière et Lui-même, en toute Nature.

 

Ô Gethsémani! souvenir en toi, je suis à Te voir,

du présent dans le passé qui nous ont liés

quand de Ta parole sertie de rayons,

je vis en Toi depuis ce Jour sans fin en ce jardin.

 

 

Parce qu'il y a des poèmes qui, dans leur verbe, ne demande pas la forme, la structure dans la rime, pour ne rien perdre de Son instant dans son éternité

 

L'Etoile du matin

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Il est un chant murmuré au loin

que fredonne l’étoile du matin,

et chacun l’entend en son sein,

sans savoir d’où il vient.

 

Au réveil, après la nuit

qui donne tout de la vie,

a resplendi des astres l’éclair

et de l’éclair, vu la pureté de l’aether.

 

Elle a en sa robe blanche

tant de lumière que les dimanches

multiplient leurs joie et grâce

pour l’aube en cette rosace.

 

Nulle étoile n’avait brillé si fort,

et toutes les autres d’efforts

s’étaient tu face à cette merveille

qui chantait son sacre. Veille !

 

Les temps venus pour cet éon

entendirent la nuit révéler son nom.

Ô si belle Mercure !

Étoile du milieu, nous sort du clair-obscur.

 

Et ce chant fredonné au loin

a bouleversé nos matins

que je vis la nuit mourir à elle-même,

et son étoile du jour louer sa Jérusalem.

 

http://marinapetro.blogspot.com/2010/01/illumined-angeloriginal-abstract.html

La nuit et le jour.

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

http://www.movingthesoulwithcolor.com/and_paintings

 

Il y eut la nuit donnée par l’immobilité

qui rien n’engendre, stable, infinie et belle,

celle qui n’attend point et contient le ciel,

celle qui d’un voeu crée la solennité.

 

Un ondoiement, un frisson, une harmonie,

et le temps naît pour se vêtir de nuit et de jour.

Un jour pour une nuit, une nuit pour un jour,

nous naissons des volontés pour unir la vie.

 

Un don, un sacrifice, les dieux parlent.

Un son, une offrande, la nuit s’éveille.

L’éclat de la lumière brille et veille.

« Je suis le levant » et tout avec lui parle.

 

Mille étoiles s’animent ; ambrent le cosmos.

Mille feux viennent à brûler ; lèvent l’être.

L’orient de la lumière écrit ses diamètres ;

Naissent toutes planètes, et soit le Logos.

 

Rires et chants, rimes et notes, arrosent la nuit

pendant que se tisse le voile sans autres bruits,

et tonnerre vibre silencieux, écoutant recueilli,

le geste puissant des déités venues à minuit.

 

Le Verbe crée le verbe, la bouche et la voix,

encore la main qui aime la main et sa caresse,

l’avenir d’une promesse en son allégresse,

quand de la nuit, nous naissons soleil à Soi.

 

Reflet en son sein, miroir de sa demeure,

l’œil contemple l’heure dans l’infinie ardeur,

célébrant l’Amour né et sacrifié, paré d’honneur

que gloire ne peut dire sans la vue du semeur.

 

Et la vie de l’éther croît dans l’aether brûlant

que nos âmes au service de l’Esprit livrent,

pour être le jour qui n’eut qu’une nuit à vivre,

les corps transfigurés par le sang clairvoyant.

 

L’Amour habite le règne et ses sept sceaux

qu’en soi vit l’agneau venu et né de nouveau.

La ténèbre vaincue, l’esprit du jour en Théo,

la Sophie révélée, et jour naquit d’idéaux.

 

 

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