Béatrice Lukomski-Joly


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L'harmonie du silence

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Photos issues du site

https://fr.freepik.com/photos-premium/homme-alpiniste-marchant-empreinte-neige-crete_4262158.htm

 

Quand se rétablit le matin

après la lenteur de la nuit,

que son repos nappe le buis,

la paix s’établit en nos seins.

 

Son épais silence est une onde

que le murmure prophétie,

s’inclinant vers son eurythmie

aux désinvoltures qu’il sonde.

 

Il est doux comme le velours,

léger comme la soie tissée,

comparable à la voie lactée,

en son lys blanc venu du jour.

 

Naissant de loin et de lui-même,

il est le son que cœur entend

quand la paix habite le vent

pour nos esprits ravis qui l’aiment.

 

En son silence, je m’éveille

répondant à sa mélodie

que seul le cœur plein d’harmonie

développe lors de nos veilles.

 

Témoignant de son bel abri,

Il invite au recueillement,

nos ailes l’aimant tel l’amant

venu caresser nos habits.

 

 

Le sourire de l'Ange

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https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Ange_au_Sourire

 

L’ange est venu dans ma nuit,

dire les affres de la blessure ;

d’un revers d’aile blanche,

a éloigné la mélancolie.

 

Au matin, il a offert la paix,

voyant l’usurpé pouvoir

trois jours avant la faute

dont il avait annoncé le méfait.

 

Avait-il vu l’avenir venir

pour un présent sombre,

qu’Ange a évacué sa colère

la remettant à la justice.

 

 

« Ne pleure plus tes jours ;

que ta paix demeure

qu’en Ma voix, tu entends,

j’ai vu ton pardon consacré. »

 

À peine revenue de la nuit,

dont la couleur est lumière,

dont le Verbe est Vérité,

Il a béni Son art, boutant l’injure.

 

« Ne cesse jamais d’aimer

malgré blessures et plaies,

jamais, ne réponds aux affronts

car du Christ, la Lettre doit être.

 

Qui se perd en paroles vaines,

en jugements et en verdicts,

laisse sa lumière sur la rive,

et sur sa rive, se noie d’un mot. »

 

Ainsi fut le matin venu,

habillé de l’aurore de l’Ange,

apportant la paix pour la Vie :

« Prépare l’avenir avec foi. »

 

La douleur s’est évanouie,

laissant ses stigmates, ailleurs, œuvrer ;

sur un autre chemin s’établir,

offrant le sourire de l’Ange.

 

"L'ange gardien" de František Dvořák

https://en.wikipedia.org/wiki/Franti%C5%A1ek_Dvo%C5%99%C3%A1k_(painter)

Les gerbes d'or

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J'aime Juillet les beaux soirs d'été,

et son manteau de blés dorés,

quand, cajolé de soleil ambré,

la lumière devient pureté.


J’aime la clarté dans le blé,

frémissant de joie dans l’aether,

quand paraît l’ange ailé

sculptant le pain des Mystères.


Le grain danse d’envol familier

sur le front de l’air brûlant,

quand les blés épousent l’été

et des roses, l'harmonie des chants.


Le coquelicot d’un rouge sang

froisse ses pétales de soie

et l’épi merveilleux s’incline,

quand le blé adore la lumière.


Y a-t-il plus douce sagesse

célébrant, dans ses champs, sa messe

quand la sève de cette Déesse

nous nourrit d’amour céleste.


Pendant que le blé danse dans l’astral,

prenant du vent la grâce des Sylphes,

le chant du merle s’allie au cristal

que l’or du blé guide admiratif.


L’aube bleue, l’aurore, nous consolent ;

ses crépuscules révèlent l’été,

tel un psaume riche de symboles

que la vie bénit en ses prés.


Juillet célèbre ses couleurs or,

pendant que juin lui murmure encor'

le feu de Jean pour ses verges d'or,

et Terre regarde ses gerbes d'or.

 

Poème inversé

 

Juillet célèbre ses couleurs or,

pendant que juin lui murmure encor'

le feu de Jean pour ses verges d'or,

et Terre regarde ses gerbes d'or.


 

L’aube bleue, l’aurore, nous consolent ;

ses crépuscules révèlent l’été,

tel un psaume riche de symboles

que la vie bénit en ses prés.


Pendant que le blé danse dans l’astral,

prenant du vent la grâce des Sylphes,

le chant du merle s’allie au cristal

que l’or du blé guide admiratif.


 

Y a-t-il plus douce sagesse

célébrant dans ses champs sa messe

quand la sève de cette Déesse

nous nourrit d’amour céleste.


Le coquelicot d’un rouge sang

froisse ses pétales de soie

et l’épi merveilleux s’incline,

quand le blé adore la lumière.


Le grain danse d’envol familier

sur le front de l’air brûlant,

quand les blés épousent l’été

et des roses, l'harmonie des chants.


J’aime la clarté dans le blé,

frémissant de joie dans l'Æther,

quand paraît l’ange ailé,

sculptant le pain des Mystères.


J'aime Juillet les beaux soirs d'été,

et son manteau de blés dorés,

quand, cajolé de soleil ambré,

la lumière devient pureté.


 

 

 

Photos issues du site Pixabay - images libres de droits -

https://pixabay.com/fr/photos/bl%C3%A9-%C3%A9pi-de-bl%C3%A9-oreille-champ-de-bl%C3%A9-2713927/

Vendredi

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Tableau acrylique Béatrice Lukomski-Joly

 

C'était hier ; et demain est venu au présent,

Racontant son histoire pour un passé vivant ;

Rien n'a vieilli ; tout est là ; tout se mêle ; les ans,

Les siècles, nos vies, tous ces pas nous reliant !

 

Partie, la vie revient, son sac lourd d'offrandes ;

Une voix ; la joie ; se retrouver ; rien n'a vieilli.

Un enfant, un navire, un poème, une pluie,

Tout avance ! Ma mémoire révèle l'amande..

 

Les douleurs s'amenuisent ; les plaies se défont,

Mon cœur est allé fendre la nuit ; c'est vendredi.

Vénus chuchote : en ce jour où si peu pense, je te le dis,

Vois la volonté des enfers qui meurent. Prions !

 

Mon cœur a fendu la nuit ; la nuit parle et luit.

La lune a brillé ; le soleil attend son heure.

Mon dos plie sous la charge ; je pleure.

Il me dit : viens ! Suis-moi ! dès aujourd’hui !

 

Je prends demain dans mille étoiles se levant ;

C'est vendredi ; vendredi est long ; je meurs.

Avec vous, pour vous, je vais, plié de sueur ;

Je marche ; le bois crisse d'un pas du vent.

 

Je chute ; j'ai peur ; pas cette heure ! Vois !

Fleurs baignent dans l'éclipse ; le monde est muet.

Ma mère gîte avec moi ; vivre d'un grain de millet !

La vie coule d' abondance neuve. Vois !

 

Bras en croix, épaules fatiguées, mains percées,

Pieds épousés, je regarde le monde ; entends !

Chacun s'affaire pour mon calice ; Ô, Jean !

Terre devient ; je la foule, les genoux pliés.

 

Tout se tait ; oiseaux ne chantent plus ; je meurs.

Sept cors vibrent ; sept étoiles disent ma parole ;

Neuf mondes s'ouvrent ; d'ailes nouvelles volent

Cent pauvres hères ; douze devient onze ; demeure !

 

Lymphe et nectar ! Roses à leurs pétales s'ouvrent ;

Colombe chante dans le tourment ; J'ai soif.

Meurt le vin ! L'eau afflue ; terre me coiffe.

Et dans la main gémit une épine qui me couvre.

 

Tableau de Daniel Plasschaert

 

C'est vendredi. Lilas baissent leurs branches.

Source vive descend du tertre douloureux.

Corde se balance au pied des buis malheureux ;

C'est vendredi ; et Terre m'épouse d'une pervenche.

 

Wagner/Liszt - Feierlicher Marsch zum heiligen Graal aus "Parsifal", S.450 1/2

Christian et Jean

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http://paintings of king arthur and the holy grail

 

Jean Christophoros de Lebenkreutz

 

Christian, vois la flamme perçant le nuage !

Que portes-tu que tes yeux embrassent ?

Qu’est-ce que ce voile éblouissant ?

Et Toi, de haut en bas, de bas en haut, allant ?

Qu’elle est cette percée dans l’azur ?

Toute cette lumière rayonnant du sage ?

 

Christian de Rosenkreutz

 

Jean, vois la flamme incarnée des Nues,

que nos yeux embrasent et reflètent,

ce voile percé, ce suaire rougeoyant,

ce linceul immaculé posé sur mes bras.

Vois de toutes parts, la volonté semant,

éclairée de cette lumière perçant le nuage !

 

Jean Christophoros de Lebenkreutz

 

Flamme est née de l’aube avant l’aurore ;

tes yeux lors du crépuscule pour son halo,

né du matin au premier minuit du monde,

révèlent la Genèse de la douleur que tu prends,

redonne, diffuse, acclame et honore ;

Toi, venu, laissant le nuage orner la mort.

 

Christian de Rosenkreutz

 

Jean, épouse la nuit pour le jour et ses étoiles !

Vois percer le soleil, vois ma main te couvrir.

Vis la nappe de l’Amour relevant l’injure,

vois comment s’irisent les pieds nus revenus,

Lui, mon premier et mon second, mon semblable ;

vois sa jeunesse adorer la clarté de la vie.

 

Jean Christophoros de Lebenkreutz

 

Il est là ; toi aussi ; ensemble ; l’un dans l’autre.

J’ai vu le fils et la mère, la source et le temple ;

fut-ce cela ta parole jaillissante ?

Jour de mémoire où tu sauvas quatre vies ;

vois, je me souviens et suis, vis, en toi,

Lumière venue, lumière parue. Toi. Christian.

 

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