Béatrice Lukomski-Joly


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Le Génie ou Génie poétique

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Lorsque je clame que je me sens appartenir au monde des poètes et des personnalités poétiques de "Génie", il ne faut pas se méprendre sur le sens profond. Car le Génie n'est rien d 'autre qu'un Dieu ayant pour mission venue des Dieux versant  en notre Calice sa parole pourvu que la Poésie parle des Dieux et non du petit moi. . Ce ne peut donc pas être un état d'orgueil mais une conscience humble puisque nous sommes le passeur en conscience. 

Un jour lointain, on comprendra cela et sera alors réalisé combien les gens étaient dans l'erreur en parlant du Génie de la poésie.

Novalis le savait.

BLJ

Schiller et Goethe

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Illustration représentant Schiller et Goethe

dans http://www.hberlioz.com/Germany/weimar-goetheschillerf.htm

 

Au soleil de l'inachevé été,

À l'orée des forêts profondes,

Le temps sonde sa générosité,

Et d'un bel idéal rêve le monde.

 

Nous sommes deux, dans la campagne,

Brûlant sous le soleil nos vies,

Quand assurés nous faisons la cocagne,

Nous levant au grain de nos envies.

 

Que l'Ilm nous scrute en plein austral

Prenant du zénith notre passion,

Nous élisons de ferveur amicale

Notre passion créant nos nidations.

 

Vacillons-nous dans le plain-soleil

Que le verbe dodeline son espoir ;

Des poètes sont nés en plein vermeil

Sur la berge de l'éternel ciboire.

 

Alors, priant nos aèdes de venir,

À notre secours aider à la poésie,

Nous oyons le ciel défroisser son avenir

Pour l'ultime baiser à notre fantaisie.

 

Nous sommes là d'estime étincelante

Écrivant ensemble la joie

Que nos âmes en balade brûlante

Accueille de destin à nos sous-bois.

 

Se déchire le voile de nos mémoires,

Haut levé au faîte de nos rimes

Que la poésie accueille de gloire.

Eux, nos fidèles, loin des abîmes !

 

Sondant leurs ardentes foulées,

Qu'ils ont ensemble mariées,

Chaque jour, d'amitié étoilée,

Nous allons parmi leurs déités, déployées.

 

À minuit, après avoir vu le soleil,

Nos fronts s'inclinent, et à nos lèvres,

Déposent-ils un baiser, que saigne

Le doux nectar que nous buvons et poésie se lève.

 

Alors, sur les bords de la rivière

Qui enchante encore le destin,

Nous allons en esprit écouter leur bruyère

Et enfin fendre leur empyrée de nos mains.

Johann-Christoph-Friedrich von Schiller,

à mes poètes amis en notre éternité.

Invisible

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

http://www.bible-basics-layers-of-understanding.com

 

Je suis venue petite et nue

l’âme trop grande, absolue,

insaisissable et de vertus,

vous ne m’avez pas reconnu(e).

 

Par une étoile et un ange,

fort tel le levant en sa louange,

je suis venu(e) humble d’un archange ;

vous n’avez pas vu la vendange.

 

Paré(e) de soleil par tous les temps,

et de tous temps né(e) d’onguents,

d’Amour j’étais venue témoigner ;

vous ne m’avez pas vue aimer.

 

Je suis venue vêtue de voiles,

dorés comme mon étoile,

blancs telle la neige céleste,

flottant sur l’ouest et l’est.

 

Vous n’avez pas fondé la vie

ni l’espérance moins la poésie,

lorsque me frôlant de Zarathoustra

vous ne m’avez pas vu(e) de Boudha dans le cédrat.

 

La main tendue d’or au matin,

parfumée d’encens pour la myrrhe

soignant le riche et le mendiant,

j’ai adoré - pour vous - les mécréants.

 

 

De vos âmes alanguies et faibles,

vous n’avez pas vu l’étoile et le Verbe

servant en moi de compassion le merle

affamé et triste dans l’herbe.

 

Vous ne m’avez pas vu(e),

ni reconnu(e) ni vu devenu(e),

le parfum de rose et de lys

offert à l’or de mon calice.

 

Léonard de Vinci

 

De la coupe amère, vous m’avez étanchée

de misère et de souffrances sous mon figuier,

mère et enfants, amis et voisins, unis,

pour que de vous je Le serve, réunis.

 

Vous ne m'avez pas reconnu(e).

Petite et nu(e) j'étais venu(e).

Vous ne m'avez pas reconnu(e), 

je pars  les os consumés aux Nues.

Le vase enflammé

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

"Le poète voyageur" de Gustave Moreau

https://musee-moreau.fr/biographie

 

Lorsque j'aurais signifié tout l'amour du monde,

Allant du soleil vers la terre, puis vers Vulcain,

Et qu'en mon art, exprimant le Soi-esprit des mondes,

De moi-même extrait, tel le nouveau-né au sein,

J'aurais orné le chemin de cent nuits méditées.

 

Quand de la poésie, j'aurais dévoilé l'essence,

Étant passeur sur le fleuve des âmes défuntes,

Pour que lumière, toujours, soit luminescence,

Éclairant la route joyeuse, autant que ointe,

J'aurais écrit ce que poésie aura pensé.

 

S'il est un jour triste où poésie a disparu,

Pour mille créatures endeuillées de son art,

Ne croyant plus en sa beauté et son dévolu,

J'aurais levé, par les cent rimes du vieillard,

L'horizon soupirant d'être enfin transporté.

 

Si de la peinture, j'ai transformé le frisson, 

Et de la musique en moi, fécondé la rime,

C'est pour qu'Eurythmie vive, belle, sa moisson,

Épousée par l'architecture du sublime

Qu'en la sculpture, j'ai célébré sa beauté.

 

Lorsque j'aurais dit la parure de Déméter,

Bien au-delà de ses joyaux et de ses perles,

Qu'en mon vase enflammé, j'ai consacré ma terre,

C'est de semences subtiles que chante le merle

Qui accompagne de ses vocalises, ma lyre.

 

Redon

 

Lorsque poésie renaîtra de ses cendres grises,

Le cœur épris de vie, l'âme assagie, l'esprit vif,

Je dirais tel Platon, la poésie sa prêtrise,

Et rêve tel un dieu en son vœu apocryphe.

Car de son chant entendu la nuit, je la vois luire.

 

Et de théosophe, je deviens l'élan du signe,

Quand en sa sagesse, j'écris la pensée rimée,

Que lettres et verbes ont remis à mon cygne.

Et quand cygne attend son chant ultime révélé,

Il dit aussi le Soi-esprit au faîte des cimes.

 

Je partirai alors pour un langage nouveau,

Le corps déserté, la plume sur le lutrin,

Pour renouveler la promesse à l'An-nouveau

Qui aura si bellement orné mes quatrains.

Veillez l'heure du chant dernier qui sera ma dîme !

 

 

Poème et conscience

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Un poème, c'est toujours une pensée fondamentale qui veut atteindre les consciences quand il s'agit de poèmes et non de poésies. Le poème est un état de conscience, une pensée égoexcentrée de soi vers le monde venu à Soi ; la poésie, non ! elle est un divertissement, une pensée égocentrée :  soi vers soi.

BLJ

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