Béatrice Lukomski-Joly


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Il m'arrive de me relever la nuit lorsqu'une pensée me réveille pour que je l'écrive quelqu'en soit l'heure.

Il n'y a rien dans mes pensées du jour ou de la nuit que je n'ai pensé par moi-même, sans rien piller, jamais, dans la mesure ou je les ai éprouvées moi-même.

Parfois, souvent, elles sont  des pensées maturées suite à de nombreuses lectures expérimentées.

Il arrive fréquemment que je les complète après les avoir repensées, m'apercevant que je les ai amputées d'une part essentielle ; en cela elles ne sont jamais figées mais mobiles dans le temps.

Il m'arrive très fréquemment de lire un texte de Pensée, de m'arrêter en cours de lecture pour penser ( ou méditer ) ce que je viens de lire et de m'apercevoir que la lecture reprise m'apporte exactement ce que j'ai pensé / trouvé. 

Béatrice Lukomski-Joly - © 2021

Règne animal, végétal, minéral et règne humain

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Photo issue du site : https://www.pouvoirdespierres.com/les-elixirs-en-lithotherapie/

Il n'y a que le règne animal quand l'un de ses membres attaque un autre de ses membres qui ne déclenche pas une guerre contre une autre race animale : un chat contre un chien, un tigre contre une antilope.

Est-ce que de surcroît  une âme animale, celle des oiseaux ou toutes autres par exemple, attaquent  l'homme quand l'homme a tué un de ses membres ? Non.

Nous pouvons aussi penser ce fait pour les autres règnes de la terre : végétal et minéral.

Est-ce qu'une rose attaque une anémone voisine de ses racines parce qu'elle  habite et peuple le même sol ? Non. Est-ce que le blé attaque l'orge et le tilleul, le chêne ? Non.

Est-ce qu'un rubis attaque une émeraude, ou un schiste une roche volcanique voisine ? Non.

Est-ce que la nuit attaque le jour et la lune le soleil ? Non.

Seul l'homme fait cela. L'homme déteste un de ses semblables pour ce qu'il est de culture, de pensée, d'identité différentes et il déclenche une guerre contre le monde - un pays contre un autre pays -

Le règne de la Nature est une sagesse en soi que l'homme doit contempler pour enfin comprendre ce qu'il est au monde : une absolue nécéssité d'être la Liberté d'aimer sans combattre la différence.

L'homme n'est pas fécondé de conscience tant qu'il n'observe pas la Nature en ses règnes.

BLJ

 

On m'a demandé...

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

On m'a demandé de haïr les Russes, je n'ai pas pu.

On m'a demandé de haïr les Ukrainiens, je n'ai pas pu.

On m'a demandé de haïr les Arabes, je n'ai pas pu.

On m'a demandé de haïr les gens de peau noire, je n'ai pas pu.

On m'a demandé de haïr toutes les différences, je n'ai pas pu.

On m'a demandé d'être identique à chacun sans choix personnel, je n'ai pas pu.

 

J'ai répondu : Pourquoi me demandez-vous cela ?

Je ne vois que des Frères et des Soeurs en l'Humanité.

Je suis.

Le mal en l'autre  me fait mal, me heurte, me blesse, me cloue, me flagelle, me transperce, car nul n'est conçu pour le mal.

 

Parce que je n'ai pas pu, on m'a haïe, chacun en ses préférences et appartenances. Je les ai bénis même lorsque pleurant. 

 

Et à ceux que j'ai dérangé, indisposé, agacé,  j'ai dit au-revoir en les aimant de toute mon âme. Car ils n'ont pas vu que leurs mots, leurs regards, leurs pensées, étaient de la haine espérant l'Amour, Substance de toutes les substances, remettant ainsi à Demain leur haine dans les mains de l'Amour parce que l'Amour habite chacun, parce qu'il n'y a pas de haine qui ne devienne Amour le Jour qui suit. 

BLJ

Gratitude infinie.

 

L'Homme au casque d'or - Rembrandt

 

Dignité

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Ne retenez jamais ce qui s'en va, car cela doit être.

Ne pleurez pas sur l'achèvement d'un acte, car il a été. Ne pleurez que sur le manque d'Amour.

Cela est  dignité de comprendre que tout a une fin en soi pour aller de l'avant quand bien même  cela semble être une rupture.

Telle la graine du rosier germe et donne le rosier et ses fleurs retournant vers la graine, vous devez être.

BLJ

Impie

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"Dante et Virgile visitant les enfers" de Gustave Doré d'après "La divine comédie" de Dante.

Tableau au musée de Brou à Bourg-en-Bresse Ain

 

Celui qui désire ardemment tuer son semblable parce qu'il lui semble être différent sans le voir semblable est purement un impie et a en sa bouche les mots du Serpent.

Tout être humain est un être souverain. 

Heureux et noble est celui qui combat l'impie et combat le Serpent à la face angélique mais aux paroles acerbes, guerrières, assassines.

Mais que l'impie s'abstienne de faire croire que l'impie est l'autre et non le serpent oeuvrant en sa pensée et sur ses lèvres. Car il lui sera compté triple dettes. 

BLJ

Les amis et les doigts

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Image propriété personnelle non libre de droits

 

Discussion avec mon fils

« Combien d'amis ne t'ont pas tirée dans le dos, maman ?

Combien t'ont utilisée ?

Combien d'amis as-tu aidés ?

Combien de gens croisés ont reçu tes largesses de cœur ? »

J'ai alors regardé mes mains et ai compté le nombre de doigts qu'elles avaient comme si personne ne me l'avait appris et ai répondu :

« Combien ai-je de doigts, mon fils ?

Cinq à une main, cinq à l'autre main.

Est-ce que cela me fait dix doigts ou deux fois cinq ? Nous avons tout à la fois cinq doigts et dix doigts mais cinq sont autonomes et dépendants les uns des autres sans être dépendants des cinq autres.

Si je fais le parallèle avec ta question qu'en est-il ?

Je n'ai que deux doigts pour amis à une main et sur l'autre mains j'en ai cinq qui ne me servent pas en qualité d'amis car tous les autres regardent ces deux la, mais les deux aiment les huit restants, c'est pour cela que j'écris car je n'ai besoin que de trois doigts pour tenir un crayon, l'un d'eux est donc un faux ami et pourtant il tient solidement ma plume.

De quoi ai-je alors besoin d'autre puisque trois et huit sont des nombres parfaits et que les dix se trouvent dans mes écrits pour faire l'unité absolue ?

Vois-tu, mon fils, si tu n'es pas l'architecte de tes doigts, qui le sera à ta place quoi que fassent tes doigts armés de ta seule volonté car il n'y a de mouvement sans que tu n'aies voulu les bouger.

Il en est ainsi des amis. Aucun ami n'est indispensable et tous pourtant le sont. Si tu attends un mouvement des doigts des autres, c'est que tu n'as pas compris que seule leur volonté est à l’œuvre et qu'en cela tu ne peux rien vouloir pour eux et tes doigts ne peuvent vouloir pour l'autre ce que tu espères d'eux.

Ce n'est pas être aimé qui importe, c'est l'amour que tu auras déployé de toute ton âme pour ceux qui t'aiment sans rien attendre en retour et surtout pour ceux qui ne t'aiment pas car c'est de ceux-là que tu es riche. Là est la clef de la volonté dans l'adversité.

C'est en cela que les amis-ennemis te servent et ceux rares qui aiment ne servent que le Christ. »

Photo floue car la vitre était pleine de reflets :

Tableau à l'huile appartenant à ma fille Julie et me représentant en mai 1983 en train de lire Rudolf Steiner au bord de l'étang des Lésines à Hauteville - Ain -

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Pensées sur la nature

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La poésie est l'oraison de la Nature, et chaque arbre, chaque fleur, chaque brin d'herbe est sa louange ; c'est pour cela que l'oiseau chante plus puissamment le matin qu'au crépuscule car il salue, de battements d'ailes dans le courant des forces de vie, la naissance de la terre qu'il vivait, épuisée, dans la nuit car la nuit est la fatigue du jour communiquée à l'homme.

La Nature est l'adoration du principe créateur dont le poète se charge pour la restituer à sa Nature ; elle prend l'Homme à témoin pour que le vent, chantant son mouvement, soit l'éloge de l'adoration.

Nul ne peut préférer la ville à la nature si sa nature n'est déjà pas pervertie par le néant de la ville. La ville n'a qu'un but, c'est celui de faire comprendre combien la Nature est primordiale pour que l'Homme renoue avec elle car elle est une avec Lui.

Un arbre est une prière. Voyez comment ses branches et son feuillage s'inclinent et se redressent et vous entendrez un psaume chanté pour la grâce de la lumière. Il en est ainsi de tous les sons de nature. Dans la force calme de l'eau, nous percevons des Laudes. Dans son tumulte, nous discernons les Nones. Dans l'amplitude du vent, ce sont les Tierces qui parlent à nos oreilles. Lors d'un orage, ces Sextes nous racontent le martyr de la nature balayée par sa souffrance. Le cri du hibou nous appelle à célébrer les vêpres. Même la lune a son chant qui sont les Complies. Rien n'est muet, et tout raconte au poète la force de la musicalité que donne à entendre la nature au lever, à ses heures, à son coucher.

Ne croyez jamais que ce sont les hommes qui ont créé les chants des heures divines que Nature offre à notre entendement et à notre conscience, c'est la Nature qui les a soufflés aux consciences, emphores d'Hommes, acteurs du monde, ayant entendu le Verbe.

La poésie est donc, par essence, le témoin de la parole de la Nature morcelée soiut du principe Créateur,  qui se veut rédemptée en un tout.

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Toutes photos personnelles

Souvenir de soi

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Qu'importe que vous laissiez un souvenir de soi si ce souvenir n'est qu'un souvenir en surface et non un souvenir de ce qu'est  l'être en vérité !

Nous laissons de nous davantage de souvenirs en surface que de souvenir de l'être profond, intime, authentique que nous sommes et étions.

Aussi ne nous attachons pas à ce que nous laissons de nous si nous n'avons pas été vus.

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L'art

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L'art n'est pas un combat, encore moins une guerre entre plusieurs artistes qui se voudraient ou se veulent premiers. C'est reléguer l'art à une vulgaire chose sans âme que de procéder ainsi. Car l'âme qui crée n'est que le témoin et l'instrument conscient du monde de l'esprit.

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Le mépris des fantômes ou des morts-vivants

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Quand le mépris des fantômes est éloquent, c'est la tristesse qui s'engage.

Les fantômes sont les "absents" vivants - non les morts - exigeant de nous tant de choses, voire tout, sans jamais s'investir, ni partager quoi que ce soit de la vie, jusqu'à exiger que l'on se déplace sans même jamais répondre à une invitation par exemple, manquant de tous les respects ; nous piétinant, espérant que l'on offre, voire épuise la vie...

Absents voulant dire aller dans un sens unique... J'en connais un bon nombre forts en ce sens. 

Ils sont des morts-vivants, des sangsues ou des vampires ! Pire que des sangsues, des vautours , mieux ! les deux !

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la peinture dite moderne

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Il n'y a pire expression que la peinture dite moderne. Car la suite de tâches colorées qu'elle nous laisse voir est la réalité de l'âme, ce qu'elle nous donne à voir  de l'intériorité cachée de l'individu.  Noir et orange par exemple traduisent l'absence d'amour et d'empathie pour autrui, c'est l'orgueil menant en enfer qui nous est donné de voir.

La méconnaisance de ce fait  est cependant intéressante, car l'individu se dévoile tel qu'il est et s'offre au regard de ses contemporains qui saisissent de lui  la beauté ou la laideur.

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L'académisme en dessin et en peinture

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J'ai toujours dit : il y a en dessin l'œil académique et l'œil que nous voyons de l'expression de l'âme qui n'est pas académique. ( académique = école de dessin et de peinture). L'académisme ne m'intéresse pas du tout. Car il ne reproduit rien du vivant. Il est une illusion, un mensonge en soi entretenu et non la vérité de la personne. L'académisme refuse la réalité et privilégie le mensonge dans le dessin et sa couleur. Je suis contre l'académisme. Seul le vivant m'intéresse. C'est pourquoi on ne peut pas s'auto-complaire car que savons-nous de l'autre pour pouvoir le déterminer en des règles établis et mortes à jamais en son chemin ?

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l'Auto-complaisance, un désespoir

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Dans tout ce que nous faisons, il nous faut avoir un œil critique sur ce que nous faisons et ne jamais s'auto-complaire. S'auto-complaire et c'est fini. Il n'y a plus de progrès quelque soit le domaine qu'il soit : artistique, de soins, artisanal, intellectuel, des qualités de l'âme, de la vigilance de l'Esprit.

S'auto-complaire est donc un désespoir  de l'âme qui ne parvient pas à être dans l'amélioration de soi.

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La rose et le nuage sombre - poème en prose -

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Matin au bord du ruisseau de TC Steele 1893

https://www.wikiart.org/en/t-c-steele

Prenons soin de la rose qui, discrète,, aime entendre la musique du silence afin de mieux fleurir quand les épines qu'elle regarde n'appartiennent plus à sa tige que la tige fanée voisine convoite pour mieux fleurir dans le dessein des nuages ayant assombri son horizon.

Dans l'habit  clair de sa demeure où vit la clarté de l'air, foulant au pied sa terre, que deviendra-t-elle si la musique des sphères  ne parvenait plus à nos oreilles  quand tombent ses pétales sur lesquels s'assoie un corbeau noir ?

Lorsqu'elle chantera la beauté de son nom, donnant son prénom, quelle sagesse en sa sève donnera l'agir qui se voudra prompt à l'heure de sa floraison car, quand rose au jardin de lumière s'esquive, elle pleure ses petits qui sont de superbes boutons en devenir. L'air est sa cape blanche que caresse le rayon du soleil ayant la forme d'une épée brillante.

Laissons la forme  revêtir la beauté du silence, car du silence nait la cueillette des épines que la sombre nuit noire ne peut saisir.

La rose a besoin de calme, et lentement s'épanouit, quand la nuit la crée bleue, le symbole rougeoyant sur son épaule qu'est le calice en son pistil.  Abeilles ne butinent que si  le fruit de la fleur est mûr au crépuscule pour son levant.

Chante la  Rose  Calice.

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Convoitise

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Je n'ai rien vu en ce monde qui ne soit que convoitise sur les biens des autres, d'un bien matériel, à la volonté d'imposer une pensée identique à soi, jusqu'à une qualité.

Quand verrons-nous la seule convoituse utile ?

Celle d'être en harmonie avec l'Humanité en bien, en sagesse, en paroles et en Amour.

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Différences et tolérance / acceptation

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Je comprends que ceux se ressemblant s'unissent et s'unissent en repoussant la différence, car celle-ci leur est une énigme dont ils pensent qu'elle leur est agression. 

Mais, cet état de pensée les relègue à l'ignorance qui les abaisse. C'est triste.

J'ai vu tant d'orgueilleux en ma vie. Cela m'a toujours fort chagriné, car si belles sont les différences.

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