Béatrice Lukomski-Joly


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Le déchirement

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

https://www.flickr.com/photos/61084932@N07/5565031933/

 

C’est une douleur,

un déchirement,

un vaste tourment,

un malaise, un supplice,

une torture,

l’âme souffre.

 

C’est un vide abyssal,

un martyr,

une plaie,

une morsure,

une mort,

l’âme part.

 

C’est une crucifixion,

un chemin de souffrance,

une ecchymose,

noire comme l’orage,

sombre telle la nuit,

nuit sans lumière.

 

C’est une gifle,

une immense blessure,

un choc violent,

une attaque,

un outrage,

j’ai si mal.

 

Photo libre de droits

 

La balançoire

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

auteur de ce tableau non  trouvé

 

Une petite fille, mélancolique, fait de la balançoire,

Accrochée à la branche d'un frêne.

Elle se balance, du matin au soir, flirtant avec le ciel,

Quand, émerveillée, voit venir d'un battement d'aile,

Un bel oiseau dans un rêve bleu, et le vent tournoie.

 

Quand surgit le vertige du balancement, elle vole,

Sans trop savoir ce que, de l'oiseau bleu, elle aime.


Une petite fille mélancolique cueille une rose,

Toute de pétales rouges et blancs,

Et dans le jardin s'empourpre le visage.

D'un jus de framboises se maquille les joues,

Parce que son père, idole de ses jours, la taquine ;

 

D'un trait de cerise il lui dessine l'avenir

lors ses éclats de rire que l'oiseau bleu envie.


Une petite fille mélancolique fait semblant de rire,

Le sourire accroché à ses lèvres pourpres

Que sa poupée regarde, le cœur palpitant.

Rousse comme le jus d'une carotte.

Elle la jette au fond du jardin.

 

La poupée, d'un Noël vieux, raconte la beauté

Des étoiles que les amours enfantines sèment.


Une petite fille mélancolique,

Son petit cœur flambant de couleurs, émerveillée,

Raconte à sa balançoire, aux arbres dansants,

Toute la beauté des lianes rose crèmes

Qui la cernent de toutes parts.

 

Le temps a fleuri douloureusement ses lèvres

Pour un ciel nu en plein arc-en-ciel.

 

Et la parole répond...

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Quels sont ces pleurs et cette douleur d’âme

qui, toujours, m’appellent et m’aiguillonnent,

prenant au sein de Sa vie et de Sa flamme,

le Verbe de vie quand lI rayonne ?

 

En moi, sans cesse présente, toujours là,

depuis le sang versé pour l’Amour,

que chaque homme brisé et las

rappelle à ma mémoire en Son jour.

 

Quelle est cette peine sans repos

malgré la joie de la résurrection,

comme si marteau et clous en leur écho

bruissaient en ma pensée dans l’adoration ?

 

Et, la Parole répond chaque seconde :

« Tant qu’un homme souffre pour Moi,

à cause de Moi, ou Me reniant, en ce monde,

Je suis votre peine, car Je suis votre Roi. »

 

Alors crie mon âme de Sa douleur,

chaque jour renouvelée en Sa lumière,

l’Humanité imparfaite en mon Seigneur

qui attend, éprouvé, notre prière.

 

Et, mon esprit répond à Sa Parole :

« Point de joie en moi quand des hommes pleurent,

quand leurs actes et leurs pensées somnolent,

et sur la misère du monde nient Ton sacré-cœur. »

 

Ma douleur d’âme croît pour chacun,

en Lui, pour Lui, sans repos, avec écho,

des vécus partagés sous le figuier-Un

qui me fit témoin de Sa Gloire et de Son Credo.

 

tableau trouvé sur le blog de Greg Spéranka 

https://www.instagram.com/gregspalenka/

La ride du temps

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

J’ai vu quelqu’un de triste

alors je suis entrée sans frapper ;

sa douleur m’était insupportable,

je suis entrée en son âme.

 

A cause des yeux tristes sous son front,

j’ai pleuré de tristesse

prenant la tristesse en mon âme

tant son âme pleurait.

 

Y a-t-il plus vaste entrée qu’un regard

quand les iris à peine brillent,

car trop de douleurs rencontrées,

car le monde n’est pas à sa hauteur.

 

J’ai vu la beauté derrière le voile,

il faut l’affirmer, l’éclat de l’infini,

la splendeur dans l’harmonie

et triste était le tourment que nul ne voit.

 

Je suis entrée dans la pupille,

iris fleuri, solitaire et orpheline,

car des roses par sept croisées,

j’ai vu l’âme que nul ne voit.

 

La douleur du monde dans le regard,

et la peine de l’impuissance,

m’ont dit la patience de la lueur

présente dans la peine lumineuse.

 

J’ai vu dans le poète l’avenir du Seuil,

et dans l’écriture la grâce de l’espoir,

l’immensité de la vie et du destin,

sans rien dire car je suis entrée.

 

Je suis entrée par deux grandes arcades

gravées dans la ride du temps,

et j’ai vu la profondeur des larmes

qui n’ont pas été versées, devenu océan.

 

J’ai vu quelqu’un de triste

alors je suis entrée sans frapper ;

sa douleur m’était insupportable,

aussi, je suis entrée en son âme.

 

Quand sa lumière éclairait sa tristesse,

c’est la peine qui témoignait de son Amour,

et j’ai vu l’Amour en l’âme solaire

parce qu’Il est Dieu, parce qu’Il est sien.

 

Je suis entrée en son âme, forte de cette clarté,

brillant sur les Sceaux de son front

qui ne peut être écrite que par la peine

vécue en soi pour le monde.

 

Alors, cette beauté infinie en ses étoiles

m’a montré l’année trente-trois

de l’an Un vécu et partagé

quand près du Mont tout a commencé.

 

Et, dans la Gloire du Berger qui conduit,

venu à nous pour témoigner,

jamais la douleur d’un Dieu n’a pu s’effacer

que regards ayant vu, aussi témoignent.

 

 

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https://pixabay.com/fr/photos/cygne-oiseau-lac-leau-%C3%A9l%C3%A9gant-4170400/

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