Béatrice Lukomski-Joly


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Si mal à l'âme

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Tableau d'Arild Rosenkrantz

J'ai mal à l'âme, si mal, si vous saviez, de voir ce que devient notre humanité, de voir ce que fait notre France, d'autres pays, ce que font un grand nombre de nations. J'ai si mal à l'âme si vous saviez ! Tant d'âmes vides, avides de biens matériels, avides d'être soi sans plus voir l'autre, et avides  du vide, tous milieux concernés, nos politiques, nos cités, nos villes, notre monde, tant de gens qui ne savent pas ce qu'ils sont, ce qu'ils font.

Tant d'âmes aiment faire le mal, aimant simplement le mal, jouissant de leurs actes pervers, de la plus petite parole à l'infime action du mal, de la plus grande guerroyant en la laideur immonde. Oui, j'ai si mal à l'âme.

J'ai mal à l'âme, si mal, si vous saviez ! mais vous ne pouvez pas ressentir ce que je vis intérieurement de cette immense douleur. J'ai si mal à l'âme pour tous les hommes avilis, déshonorés, assassinés, bafoués, maltraités et si mal à l'âme pour toutes ces âmes perverties agissant contre l'humanité qui, en moi, est féconde dans la conscience de son chemin sans que pour autant  ma douleur ne s'atténue, et au contraire grandit.

Mon âme pleure sans cesse.

Mais vous ne pouvez pas vivre mon vécu pour le comprendre.

Le vivez-vous ?

Les poètes Virgile et Dante montrant la Voie, la vie, la résurrection et la Lumière du monde.

Un souffle

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de Ladislav Záborský peintre Slovaque

https://en.wikipedia.org/wiki/Ladislav_Z%C3%A1borsk%C3%BD

https://www.artforchristian.com/en/

 

Sur le chemin rougeoyant, j’ai marché un matin.

Les veillées étaient feutrées comme la mort.

Elle, pleurant en son voile, embaumait le chemin,

Le jour était prudent tel un enfant qui dort.

 

Il était là, encore suspendu aux bois d’olivier.

Nous entendions le sol gémir du calvaire.

Chaque pas résonnait d’un écho sur le gravier.

Nous marchions, les yeux baignés d’hiver.

 

Le froid ternissait nos joues embrumées.

Jour et nuit, lune et soleil, se confondaient.

Nous allions en ce drame de chagrin, troublés.

La nuit était lente et nos cœurs tremblaient.

 

Il semblait que le temps avait cessé de vivre.

L’éclipse terrible l’avait oint et nous pleurions.

La solitude avait volé nos âmes ivres.

D’effroi, nous étions figés. Nous gémissions.

 

Les onze se cachaient, espérant le Cygne.

Ils attendaient l’aube comme on attend le pain.

Un souffle dehors, et tout sursautait dans la vigne.

Les pierres, les blés, les oiseaux, tissaient le lin.

 

Il est venu, ajouré d'épines, le sourire aimant.

Le cœur joyeux, Il nous montrait ses plaies.

Recueillis, étions-nous en Son Temple, Son levant.

La vie bruissait. Nous renaissions. Il nous louait.

 

Ces jours, ces nuits, Ses rayons, nous ont clarifiés.

De ses mains élevées, Il nous a béni de Sa terre.

Le vent s’est tu. Le soleil dans la vie s’est élevé.

Nous étions là, avec Lui, nous en Lui, Lui en nous.

 

de Liane Collot dHerbois 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liane_Collot_d%27Herbois

La petite fille sombre

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

photos issues du site

https://pixabay.com/fr/photos/cr%C3%A8me-glac%C3%A9e-hiver-gel-hivernal-2435657/

 

Il était une fois…

il était une fois une enfant,

triste comme l’automne finissant,

une petite fille sombre,

affligée comme peut l’être la pénombre

en décembre.

 

Il était une fois…

une petite fille au sang pourpre

que la Toussaint fête de sa foudre

en Lorraine, en novembre,

car de sa douleur sans jamais d’ambre,

ne sait se défendre.

 

Brune et triste et sombre,

le regard qui sombre,

ses draps teintés d’amertume

sous la couverture usée en plumes,

elle était en silence le cri du cœur :

« Non, je ne fais pas exprès ! ma soeur ! »

 

La nuit rendant à la peur l’épine,

épine que la douleur butine,

elle allait la tête baissée, amère,

quand entendant l’offense de la mère :

«  Quelle affreuse, tu es ! »

buvant son lait le matin, dans le bol son nez.

 

Le gel dessinait sur les carreaux

mille fleurs de givre qu’emporte le caveau,

transie dans ce froid redoutable

que chaque enfant craint effroyable,

elle dormait, le lit au centre de la chambrée

sans chaufage, sans cheminée,

cernée de noirs barreaux malheureux

sentant l’air glacial caresser ses cheveux.

 

Alors, elle se recroquevillait sur elle.

Pourquoi descendre, un peu rebelle,

quand la chaleur fœtale protège,

douée même en été de réconfort sans neige ?

Elle, la petite brunette, aux courts cheveux,

que l’alambic appelait, heureux.

"Béatrice ! J'ai si froid, j'ai peur,

la nuit me glace de cauchemars. L'horreur !"

 

Si ma voix d’enfant put lui dire :

« Pourquoi te laisses-tu insulter ?

Cette harpie qui ne voit pas l’amour,

laissant la peau épaisse sur le lait fumant

que le poêle en hiver de joie réanime,

ne peut pas t’injurier, maligne! »

 

J’entends encore les cris de la dame,

le père soumis ne répondant pas à l’infâme,

doux tel un agneau lassé et doux,

parfois haussant le ton en bon époux,

et ma disgrâce dans l’intense misère

était plus belle que celle de cette pauvre hère.

 

Le matin aux journaux livrés

pour quelques sous gagnés,

avant la classe avec ses sœurs,

encaissait son pain mérité de l’absent cœur.

Point de vacances, se lever chaque jour,

pour nul ne saura quoi, sans vrai amour.

 

La petite fille au regard sombre et dur,

baissant souvent la tête car endure,

rendit l’âme, la floraison des vœux passée,

retrouvant l’Amour de son étoile fatiguée

qui l’accueillit, la destinée achevée,

ses draps propres et enfin de soie tissés.

 

 

La balançoire

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Une petite fille, mélancolique, fait de la balançoire,

Accrochée à la branche d'un frêne.

Elle se balance, du matin au soir, flirtant avec le ciel,

Quand, émerveillée, voit venir d'un battement d'aile,

Un bel oiseau dans un rêve bleu, et le vent tournoie.

 

Quand surgit le vertige du balancement, elle vole,

Sans trop savoir ce que, de l'oiseau bleu, elle aime.


Une petite fille mélancolique cueille une rose,

Toute de pétales rouges et blancs,

Et dans le jardin s'empourpre le visage.

D'un jus de framboises se maquille les joues,

Parce que son père, idole de ses jours, la taquine ;

 

D'un trait de cerise il lui dessine l'avenir

lors ses éclats de rire que l'oiseau bleu envie.


Une petite fille mélancolique fait semblant de rire,

Le sourire accroché à ses lèvres pourpres

Que sa poupée regarde, le cœur palpitant.

Rousse comme le jus d'une carotte.

Elle la jette au fond du jardin.

 

La poupée, d'un Noël vieux, raconte la beauté

Des étoiles que les amours enfantines sèment.


Une petite fille mélancolique,

Son petit cœur flambant de couleurs, émerveillée,

Raconte à sa balançoire, aux arbres dansants,

Toute la beauté des lianes rose crèmes

Qui la cernent de toutes parts.

 

Le temps a fleuri douloureusement ses lèvres

Pour un ciel nu en plein arc-en-ciel.

 

Vingt et un mille jours

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https://fr.123rf.com/portfolio/kevron2001/6.html

 

Quel est cet embarras incompris

qui me lancine l’âme et l’esprit ?

Ce mal-être terrible in-saisi

qui burine mes matins maudits ?

 

Vingt et un mille jours d’affreux heurts,

deux-cents-cinquante-mille, tant d’heures,

coiffant le chagrin et sa douleur,

chaque jour ranimés en ses pleurs.

 

Quel est ce sentiment déchirant

arborant mes sanglots défaillants

trempés dans le sépulcre m’aimant

que de nuit je verse, me frappant ?

 

Plusieurs vies, tant de destins,

tant de jours, de nuits, de matins,

sondant l’impossible venin

qui a obscurci mon jardin.

 

Quel est cet insondé dimanche

à l’oubliée mémoire franche

voyant la douleur sur ma branche

qui, rien, ne voit lors mes nuits blanches ?

 

Tant de leçons reçues l’âme vide

qui se disent depuis Atlantide,

ne voyant pas mon chemin livide.

Qu’ai-je ouïe de l’esprit limpide ?

 

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