Béatrice Lukomski-Joly


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Je vous demande pardon

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Je vous demande pardon de n’avoir jamais menti,

Je sais, ce fut difficile pour vous,

je n’ai pas su vous gratter dans le sens que vous attendiez,

vous offrir des compliments mensongers, ni su flatter votre orgueil.

Je vous demande pardon d’avoir été toujours honnête.

 

Je vous demande pardon d’avoir été moi-même,

sans fausseté, avec beaucoup de morale

que vous n’avez pas pu supporter.

 

Je vous demande pardon d’avoir aimé,

vous et les autres, les fleurs et les animaux,

les cailloux aussi si chers à mon regard.

Je vous demande pardon d’avoir aimé,

ni trop peu, ni passionnément, je n’ai pas su,

juste aimer est ma vérité.

Heureux êtes-vous de ne pas voir la Divinité

car que supporteriez-vous de Son Amour si vous le perceviez ?

Lui diriez-vous qu’elle est envahissante ?

Je vous demande pardon d’aimer, vous et les autres.

 

Je vous demande pardon de n’avoir jamais épousé l’hypocrisie,

fière d’avoir été de la franchise le drapeau,

l’étendard aussi, la devise et le chemin,

quand bien même, vous ne l’avez pas supporté,

mais je ne vous demande pas pardon

d’avoir été et d’avoir manifesté la morale.

 

Je vous demande pardon d’avoir été la patience,

le silence aussi quand vous criiez, vous mentiez,

préfériez le mensonge, la haine et le mal.

Puis de partir quand la haine si forte pose un obstacle

que vous aimez voir et vous servir, mais pas moi.

 

Je vous demande pardon de n’avoir jamais volé

ni autrui, ni le monde, ni l’humanité ;

d’avoir aimé les autres et vous, plus que moi-même,

de ne pas m’être vue pour tous vous voir

et aussi vous guérir dans la majesté de la morale,

de la pitié, de la compassion, de l’amour,

qui ont rendu mes os transparents

et mon cœur enrichi à Son calice.

 

Empathie post-mortem

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Est-ce que la compassion et l'empathie sont des sentiments terrestres exclusifs envers des âmes incarnées ?

Ou 

Pourquoi ne pas prendre conscience que l'âme excarnée a également besoin de notre empathie dans son chemin post-mortem dès lors qu'elle nous montre ce qu'elle endure sous la forme d'images ?

Ne pouvons-nous pas pareillement vivre ces sentiments et cet état envers les âmes excarnées en étant incarné ? 

Oui, nous le pouvons et nous le devons.

Imaginez que vous ayez construit un pont entre le visible et l'invisible, entre le défunt (ou excarné) et vous, qui êtes incarné, et que vous puissiez communiquer avec ce monde dit invisible et que vous puissiez voir la souffrance d'expiation de celui que vous aimiez sur terre, que vous aimez, qui ne vous aimait pas, et suivez dans le monde spirituel, n'auriez-vous pas ce sentiment puissant d'empathie et de compassion comme vous l'aviez sur terre si vous l'aviez sur terre, à le voir dans ses souffrances post-mortems ? Imaginez ! pensez-y ! 

Dans tous les cas, c'est l'Amour qui croît et se fait Acteur, car vous pouvez, en accord avec l'être aimé et son Ange, décider ensemble de ce que vous pouvez prendre sur vous pour alléger la faute de l'autre tout en faisant grandir nos humanités communes partagées. Il faut pour cela qu'il y ait eu pardon accordé lorsque la personne aimée était incarnée, puisque sans pardon, l'empathie est une illusion que nous aimons adorer comme un faux dieu. 

C'est alors un saut dans le devenir et la compréhension du monde spirituel.

Imaginez que vous puissiez le faire, quelle douleur de l'autre prendriez-vous sur vous en plus des vôtres et en accord, car il y a accord ?

Est-ce que les temps sont mûrs pour dire davantage à propos de cette vérité qu'est l'empathie envers nos chères âmes nous ayant momentanément quittés ? Je n'en suis pas certaine vu le contexte encore atténué de l'Amour conscient. 

Cependant, dire que dans une première conscientisation, ne négligez jamais cette part d'empathie envers une âme qui nous a quittés. Elle en a besoin, oh combien !  

Ainsi ai-je vu...

Ainsi vivre...

Que se passe-t-il alors lorsque vous avez pris sur vous cette part de l'autre dans ses douleurs pots-mortem ?

Trois faits à ma connaissance actuelle :

- La première est que nous voyons cette douleur. Elle prend différentes formes. C'est douleur partagée dans la compassion et l'Amour. 

- La seconde est que ces âmes nous montrent leur décision karmique dans la volonté de réparer. Nous voyons sous la forme d'images ce qu'elle sera et vivra. C'est une confiance entre le "défunt" et soi : des faits dont il nous fait le dépositaire et qui doivent rester silencieux — non dites — tant que les conditions  terrestres ne sont pas réalisées.

(J'avoue ne plus trouver de résonance dans le mot défunt pour des âmes si vivantes. Disons à un excarné qu'il est mort et il répond " Mais, je vis !" ). Il vit.

- La troisième est que nous acceptons un partage de cette résolution karmique pour l'avenir. 

Il existe au monde, déjà, quelques âmes ayant pris sur elles ces partages de compassion. Porter un jugement sur ces âmes dont chacun ignore tout est alors une faute comptée double, d'où " Ne jugez point."

BLJ

 

La rencontre, la rose III

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Il faisait nuit et la nuit dormait. La nuit éveillée est une nuit consciente d’elle-même qui disparaît dans la lumière. Elle n’est plus que la nécessité du corps physique sans plus être la nécessité de l’aveugle. La nuit voit la lumière et lui dit sa joie d’être en elle, un flambeau de vie. Aussi, l’homme invisible, tout à la fois visible, revint visiter l'Esprit qu’il aimait. Il l’appela dans la nuit pour pouvoir, la rencontrer de jour, près de l’écluse. Elle vint.

Elle s’assit sur l’herbe et caressa chaque brin d’herbe, les voyant sublimes de beauté offerte, dans l’Amour qui les revêtait depuis leur création.

Une rose d’un rouge carmin sublime, au parfum troublant et paisible, l’avait attendue sur la berge que le printemps avait refleurie depuis l’été dernier. La rose était imposante et majestueuse. L’herbe sur laquelle elle reposait était un autel divin sur lequel nous pouvions partager l’offrande de la Cène, indéfiniment. Éternellement. Sur ses pétales étaient écrits ces mots en lettres d’or : Je suis là, ici et ailleurs, ouvre à nouveau les yeux. C’est de la rose qu’elle le vit venir, prenant place à ses côtés. Il l'enveloppa de ses bras comme il l’avait fait jadis lors de la neige tombée du toit pour lui sauver la vie. Il la voyait pleurer sans pouvoir retenir les nuages qui l’accablaient.

Il dit : « Tu m’entends de mieux en mieux. C’est bien. Je connais cette peine qui tisse tes jours. Un jour, peine et joie ne feront qu’une comme elles le furent pour moi au pied de la croix. La souffrance est joie quand elle communie avec Lui. Quand la souffrance reste souffrance, elle est de l’homme, non pas du divin accompli en l’homme. La souffrance doit devenir joie. Car elle est un don sacré. Je suis heureux de te voir souffrir. Cela doit être. Dis-moi la raison de celle-ci. Mets-la en mots.

- Ma vie durant, je fus accablée et affligée. Tant d’amis devenus des ennemis sans que j'en comprenne le fondement et l’épreuve, pourtant parlant du Verbe que j’ai vu, ayant pardonné chacun et demandant pardon si j’en étais la cause. Quel que soit le sens du pardon, chacun l’évite, ne sait pas le recevoir, ni le demander, moins encore l’accepter. Il est pour eux comme une blessure provoquant une fracture. Il est une grande idée entre les lèvres, mais n’a pas encore abouti son principe dans le baume qu’il dépose sur les fronts n’ayant pas grandi en humilité.

- Et…

- Je souhaite en connaître le procès.

- Pourquoi dis-tu le mot procès ? Demanda l’homme habillé de la rose sur l’herbe.

- Il vient à moi comme un souvenir. Tu étais là. Tu regardais, comme nous, laissant ce qui devait être, se réaliser. Tu savais déjà, alors que nous ignorions la portée du grand mystère dont tu avais la garde et le secret, sans dire mot. Tu laissais nos libertés agir, nous observant, déjà nous scrutant de tes yeux ouverts. Seuls, deux prêtres Le défendaient.

- Et…

- La voix du Seigneur a fendu par deux fois ma nuit, me disant les mêmes mots. La première fois, en ce Temps-là ; la seconde en cette vie, quand ce ne fut pas, aussi, de jour, lors de notre mission en terre bénie, que j’en écrivis mon Credo.

- Quels furent ces mots que je connais et demande à réentendre de ta bouche ?

- Il me dit : Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. Il ajouta : pour que le monde soit sauvé et vive par Lui. C’est ce qu’Il me dit dans ma nuit ensoleillée. Ces mots ont accompagné mes jours.

- Est-ce là ta souffrance ?

- Non ! Ma souffrance vient de tous ceux qui m’ont affligée, jusque dans le détail d’une destinée, dans tous les actes que j’ai faits, à cause de ce Verbe tout-puissant qu'ils n'ont pas entendu.  À les croire, je ne serais qu’une mauvaise femme mordant leurs chevilles. Je ne comprends pas."

 L’homme de lumière, assis dans la rose rouge-sang fleuri sur l’herbe aimée, dit : « Je ne t’ai pas sauvée la vie pour que tu sois en paix ni pour te confiner dans un quelconque bonheur, mais bien pour que tu nous sois semblable, t’ayant connue lors de ce procès et avant. Trois vies depuis ce midi, cette éclipse, cette résurrection. 

Tous te trahiront. Ne t’ai-je pas dit que tu seras riche d’ennemis ! Il en sera ainsi, car tous ont été le complice de Judas. Judas devait agir ainsi, tu le sais, cependant chaque membre du Sanhédrin avait son libre-arbitre afin de ne pas s’allier à Judas. Certains ont eu peur et d’autres avaient la rage au cœur. Nous espérions davantage d’amis en son sein. Cela ne le fut pas. Ils ont agi telle une meute de loups que le Seigneur appelait la race de vipères, de ceux qui n’avaient pas évolués, de ceux dont l’hypocrisie était un fardeau pour lequel Il était aussi venu. Rien ne peut rester en arrière. Il leur fallait te retrouver. Pour te retrouver et être avec toi, il leur fallait d’abord être ton ami, ami sincère ou ami hypocrite encore et encore, jusqu’à ce que le karma les désigne sur ton chemin, aidée d'un ami.

C’est parce que sur la fin de ta vie, tu les reconnais, qu’ils se manifestent tous dans leur zèle à t’offenser. Aucun ne sait qu’il fut membre du Sanhédrin. Le sauraient-ils qu’ils regimberaient et commettraient pires actions contre toi. En cette vie, pour se rédempter, ils sont venus pour reconnaître le mal lorsqu’il sera incarné de chair et d’os, se frottant à toi comme autant d’épines racontant la rose sans l’avoir encore vue ni comprise. Beaucoup d’entre eux chuteront lors de cette incarnation. Car ils croiront reconnaître leur maître, en le reconnaissant effectivement à l’heure venue, balayant tout ce qui fut leur idéal. N’ont-ils pas commencé, se vautrant dans l’injure qui n’émane pas de l’Amour, pourtant le prêchant telle une idée, non pas telle une pensée faite de substance solaire ? Comment pourraient-ils accepter ce que fut cette autre vie ne l’ayant pas vue ?

Tu le savais.

C’est pourquoi, je t’ai sauvée trois fois. Tu souffriras encore et encore."

Ainsi, l’eau baignant la nature et l’écluse près de la rose fleurie venaient de révéler la vie à la fontaine des destinées, les âmes qui ont leurs pieds baignés. Avant de quitter la rivière et ses chaloupes, ses arbres et ses fleurs, il s’inclina devant elle, puis ensemble, ils s’inclinèrent devant l’oiseau venu sur un épi de blé, s’inclinèrent ensuite devant la Nature endimanchée, resplendissante de vie, et s’inclinèrent devant la terre et ses minéraux qui brillaient pareillement au cristal enfin advenu en leurs chemins liés pour leur éternité. Il lui offrit sa rose rouge qu’elle effeuilla pour que sept pétales ornent ses cheveux, tel, il l’avait souhaité trente-trois ans en arrière.

HERITAGE ET COURAGE

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ODILON REDON

http://www.musba-bordeaux.fr/sites/musba-bordeaux.fr/files/odilon_redon-dossier_pedagogique.pdf

 

Jamais ne croyez que haine se combat avec la haine,

Ni que les armes sont à la haine la réponse espérée.

Ne croyez pas que la mort soit fin de tout en soirée

Cueillant son fruit quand lumière reste souveraine.

 

Donnez du pain aux bouches amères nous méprisant

Car il nourrit l'âme sacrifiée sur son autel ressuscité.

Dispensez pitié et douceur aux âmes trépassées,

Concédez compassion aux âmes noires L'offensant.

 

Ne pourchassez pas l'Âme noircie dans la terreur,

Elle attend notre consentement dans sa profession,

Qui n'a de foi que dans l'anéantissement de la passion,

Perfide, tente l'appel pour ruiner du cœur sa chaleur.

 

Vous qui étiez fils du Christ avant qu'incrédulité

Ne s'empare de Sa noble parole, soyez la lumière.

Demeurez le bras levé avec Sa pensée sanctuaire

Car il n'est plus grand Roi au monde que Sa majesté.

 

Pleurez si cœur vous veille. Larmes lavent l'impur.

Veillez si membres vous portent. Gestes accueillent.

Agissez si volonté est seuil. Pensée, la vie cueille.

Soyez attitudes si vous aimez. Héritage épure.

 

Point ne charger le monde d'inutiles lamentations,

Sans que lamentations ne deviennent votre courage,

Le monde en est si chargées, devenu son otage.

Soyez le mouvement en accueillant sa fondation.

 

Soyez la rose blanche ou rouge qui meut le monde

Sans consentir à l'infernal, ni à son cruel dessein,

Cet accord de sa partition qui, tout,ruine en son sein.

Regardez le en conscience, il prend habit immonde.

 

Lever regards et priez Père, Fils et Saint Esprit,

Mendiez connaissance sur les ailes de la colombe,

Étudiez à la bougie la Trinité, loin des tombes.

Osez dire « Christ en moi » quand son contraire lui nuit.

 

Soyez de tous les courages aux heures glauques

Qui adviennent et n'avons pas encore vues des ténèbres ;

Souvenez-vous de votre baptême qui fut votre vertèbre.

Osez l'Oint que l'abîme veut troubler de sa voix rauque.

 

Ne vous laissez pas leurrer à l'heure des faux miracles

Quand orages se soumettront aux vœux du noir Titan.

Souvenez-vous de la Lumière tous ces jours cécitants

Car pas un de nous n'oublie de prier quand mort racle.

 

Demeurez bons. Jamais ne pliez face à la barbarie.

Protégez votre Liberté en actions et en paroles.

Soyez le fruit duquel on reconnaît l'arbre à sa corolle.

Prenez robe blanche que le ciel bleu aime en Marie.

 

S'il me faut du courage pour ces quelques vers francs,

Ce n'est pas tant au courage que je le dois, mais à l'Aurore

Qui m'a faite mouvement lors des nuits endeuillées,

Dans mes membres douloureux à l'extrême, souffrants.

 

Dessin de jacques Lévy, astrosophe.

L'écho de sa voix

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D’après la Rose Céleste, Empyrée, Divine Comédie, de Giovanni di Paolo, 1450, Toscane, XVe siècle, Renaissance.

https://blogostelle.com/2016/10/09/vie-dartiste-qui-etes-vous-dante-alighieri-part-ii/33-rose-celeste-giovanni-paolo-divine-comedie-marsailly-blogostelle/

 

Quand le monde aura achevé son heure,

et que sa voûte de ciel éludera tous les mystères,

que du nombre, peu auront vu la fleur,

qui de sa couleur bleue est celle du Mystère,

s’essouffleront les roses écarlates,

après avoir sculpté leur jardin,

de l’univers, les ultimes confins.

 

Quand des saints Noms, retentira le Verbe,

glorieux entre tous, Un au-dessus de tout,

et que tout ce qui fut, est, ne sera plus germe,

verrons-nous l’Amour être deux en l’Époux,

regardant enfin l’insensé s’unir à la clarté,

qui, de tout temps, a ensemencé les destinées.

 

Quand les clefs seront d’inutiles outils,

reconnaissant à jamais, et pour toujours,

que seul le cœur était, est, l’outil sublime,

verrons-nous les confins du jardin à l’entour

qui aura ciselé l’Impénétrable en nos âmes,

ayant offert Sa Vie dès la première flamme.

 

Car, au premier jour, après que la nuit fut achevée,

chaque Cosmos né de la fin des ténèbres,

que nous nommons Nuit, ignorants de l’Achevé,

et que le Doux Père a engendré d’algèbre,

nous fut donné dès la première Pensée

dans le Sacrifice qui engendre l’Humanité.

 

Entendant de nuit l’écho de Sa Voix du plus Haut,

attestant Sa parole au Jardin, près du Tombeau,

avec, pour juste milieu, trois croix en Ses sceaux,

nous portons sur nos épaules Sa robe pour seul Credo.


Ne pas imaginer porter une seule croix, mais trois,

car des Mystères, trois croix sont une seule foi,

car du mystère de l’Homme naît la pitié envers le Mal,

car du triple mystère se signe la rose bleue chrismale.

 

Affirmant que pour être tel le Fils de l’Homme,

devons-nous purifier le Monde, de l’Est à l’Ouest,

et oindre la croix de gauche, celle de droite, d’un Aum,

pour la Liberté en Sa Chair partagée céleste,

que Sa claire vue regarde en chacun de nos actes,

scrutant chaque seconde nos faiblesses opaques.

 

Quand le monde aura achevé son heure

et que sa voûte de ciel aura éludé tous les mystères,

que du nombre, qui aura vu la fleur,

qui de sa couleur bleue est celle du Mystère,

grandiront les roses écarlates,

après avoir ciselé nos jardins,

de l’univers, les ultimes confins.

 

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