Béatrice Lukomski-Joly


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"Je ne supporte plus" extrait

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Tableau de Siméon SOLOMON

" L'homme éveillé, le somnolent,  l'homme endormi"

https://fr.wikipedia.org/wiki/Simeon_Solomon

https://www.wikiart.org/fr/simeon-solomon/all-works#!#filterName:all-paintings-chronologically,resultType:masonry

 

Je ne supporte plus la souffrance du monde,

Tous ces sanglots qui me burinent l'âme, et me sondent,

Les enfants qui pleurent, amèrement offensés,

Violés au nom de "je ne sais quoi", pour jouer, 

L'impardonnable délit des impies que nul ne condamne,

Et qui tristement, pour une vie, les damne.

 

Je ne supporte plus les mensonges, par trop accablants,

Et moins encore leur maestria, au nom de Dieu, 

Toutes ces contre-vérités qui falsifient la dignité,

Au nom des perversions individuelles, ces calamités,

Qui prennent la cruauté, pour se hisser fallacieuses,

Sans consentir aux philanthropes, une coupe précieuse.

 

Je ne supporte plus les États qui souillent l'Humanité,

Faisant d'Elle une poubelle pleine de pensées d'hostilités, 

Ne servant plus le monde, tel, ils le doivent de conscience,

Manipulant, perfides, les opinions fragiles dans la science,

Autant que dans les perceptions du quotidien solaire, 

Utilisant, savamment, la promiscuité des loges polaires.

 

Je ne supporte plus l'imposture qui détruit l'Esprit,

Au nom des pouvoirs et des puissances que nous prîmes,

Sans décence, agréant sans rien dire, les abus, les affronts,

Malgré nos pas battant le pavé sur le noir-goudron,

Réclamant la dignité humaine aux oreilles sourdes

Qui usent du mensonge avec largesse, leur sottise lourde.

 

Je ne supporte plus le pouvoir de l'argent qui nous défie,

Qui crée le pauvre et le besoin, l'injustice et le profit, 

L'hégémonie d'un homme sur son prochain, pauvres indigents !

L'indigent spirituel et l'indigent social, si différents.

L'homme économique statufié sur la stèle égoïste m'insupporte ; 

Je réclame à grands cris la tripartition sociale qui cogne à nos portes.

 

Je ne supporte plus tous ces gens qui choisissent le mal,

Ou encore le font, le pensent, conscients d'eux-mêmes, en leur mal

Assassinent les initiés au nom de pactes diaboliques,

Assassinent les différences au nom du pouvoir démocratique,

Hissent leurs cruautés au faîte d'un nazisme déguisé, 

Transfèrent leurs tyrannies en une sagesse inventée.

 

Je ne supporte plus de voir les misères que les larmes colportent, 

Ni tous ces indigents que les médias au quotidien me rapportent. 

Je ne supporte plus de côtoyer chaque jour l'indifférence, 

L'orgueil sous toutes ses formes, et la fausse indulgence,

Assis devant des écrans qui nous forcent au détachement, de près,

Immobiles, les lumières éteintes, laissant les drames se perpétrer.

 

Je ne supporte plus l'incroyance et l'absurde athéisme

Au nom d'un néant que tous préfèrent pour tout déisme,

Afin de mieux se voiler la face et s'ignorer soi-même, 

Ce suprême confort de cécité volontaire qui sème

La névrose à tous les vents, à tous les orages cruels,

Diffamant le Dieu habitant l'homme sans duel.

 

 Je pleure sur la destinée du monde, qui crie en chaque humain, 

Chères âmes, venez avec moi parcourir les chemins du lys, demain,

Ce que j'ai compris du monde, et vécu du Logos est à vous,

Bercé par la Rose des initiés, je suis avec vous.

 Tous les soirs, je visite le Dieu intérieur sans appréhension. 

La magnificence de la vérité me crée votre débiteur de compassion.

 

Il répète 

 

Tous les soirs, je visite le Dieu intérieur sans appréhension,

La magnificence de la vérité me crée votre débiteur de compassion.

 

 

http://beatrice-lukomski-joly.copyright01.com/

 

Simeon Solomon (Pre-Raphaelite Brotherhood)

Une larme

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Auteurs inconnus

 

C’est une larme,

transparente,

presque ronde,

ovale.

 

Une larme

venue d’on ne sait où,

d’un œil

probablement.

 

D’une peine

assurément.

Tant à dire,

a-t-elle.

 

Tant à dire

sans rien dire,

simplement être

une larme.

 

Invisible de l’âme

née impromptue ;

s’invite en nous

sans avoir été invitée.

 

Une larme,

ça a de nombreux noms,

sauf celui de larme,

elle est larme.

 

Tristesse,

joie,

vie,

mort.

 

Trahison,

misère,

confiance,

sont ces noms.

 

Une larme

se baptise de sel

quand elle naît

d’une eau vive.

 

Baptisant

toutes les douleurs

toutes les joies,

elle roule

sur une joue.

 

Ronde ou ovale,

jamais elle ne blesse

car née de la blessure,

née de l’oubli.

 

Née pour pleurer,

pour être,

pour rire,

pour oublier.

 

Si tu le veux,

si tu le peux,

née pour libérer,

si tu le peux.

 

C’est une larme,

rien qu’une larme

qui ne dit rien,

ne dira rien.

Être une larme,

ce n’est pas triste,

la larme n’a pas mal,

elle est larme.

 

Tombée sur une rose,

la rose abreuvée

grandit, croît,

se multiplie.

 

Tombent ses pétales,

fanés d’avoir vécu,

d’avoir été trop arrosés,

par tous les temps.

 

Larme est morte,

rose aussi.

Comptine s’en va,

rejoignant sa tombe.

 

C’était une larme,

transparente,

presque ronde,

ovale.

 

C’était la parole

de l’ange

venu invisible

dire avec nous son émoi.

 

Le déchirement

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https://www.flickr.com/photos/61084932@N07/5565031933/

 

C’est une douleur,

un déchirement,

un vaste tourment,

un malaise, un supplice,

une torture,

l’âme souffre.

 

C’est un vide abyssal,

un martyr,

une plaie,

une morsure,

une mort,

l’âme part.

 

C’est une crucifixion,

un chemin de souffrance,

une ecchymose,

noire comme l’orage,

sombre telle la nuit,

nuit sans lumière.

 

C’est une gifle,

une immense blessure,

un choc violent,

une attaque,

un outrage,

j’ai si mal.

 

Photo libre de droits

 

L'obscurité des évènements, et la poésie

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Celui qui ne ferait que plonger dans l'obscurité des évènements de ce monde, sans prendre, au moins, une heure par jour pour lire et vivre de la poésie, celui-là se condamne à la maladie, tant physique que psychique, n'ayant plus d'ancrage en son âme, quand bien même, croit-il pouvoir échapper à l'ombre agissante, quand bien même croît-il rester indemne.

BLJ

 

Si mal à l'âme

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Tableau d'Arild Rosenkrantz

J'ai mal à l'âme, si mal, si vous saviez, de voir ce que devient notre humanité, de voir ce que fait notre France, d'autres pays, ce que font un grand nombre de nations. J'ai si mal à l'âme si vous saviez ! Tant d'âmes vides, avides de biens matériels, avides d'être soi sans plus voir l'autre, et avides  du vide, tous milieux concernés, nos politiques, nos cités, nos villes, notre monde, tant de gens qui ne savent pas ce qu'ils sont, ce qu'ils font.

Tant d'âmes aiment faire le mal, aimant simplement le mal, jouissant de leurs actes pervers, de la plus petite parole à l'infime action du mal, de la plus grande guerroyant en la laideur immonde. Oui, j'ai si mal à l'âme.

J'ai mal à l'âme, si mal, si vous saviez ! mais vous ne pouvez pas ressentir ce que je vis intérieurement de cette immense douleur. J'ai si mal à l'âme pour tous les hommes avilis, déshonorés, assassinés, bafoués, maltraités et si mal à l'âme pour toutes ces âmes perverties agissant contre l'humanité qui, en moi, est féconde dans la conscience de son chemin sans que pour autant  ma douleur ne s'atténue, et au contraire grandit.

Mon âme pleure sans cesse.

Mais vous ne pouvez pas vivre mon vécu pour le comprendre.

Le vivez-vous ?

Les poètes Virgile et Dante montrant la Voie, la vie, la résurrection et la Lumière du monde.

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