Béatrice Lukomski-Joly


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Avocate

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

PHOTO http://www.billfrymire.com/blog/

 

Elle était avocate, accrochée à la barre,

Soutenant la tête d'un misérable gars.

Halluciné il ne comprenait pas sa peine.

Elle a allumé des espoirs contre la haine.

Elle a affligé, au palais, bien des regards

Quand juges écoutaient plaider pour le vieillard,

Leur lourd fauteuil fatigué de juger le monde.

 

Elle avait la hauteur d'une étole d'hermine,

Rien qu'un combat interrompu à leurs babines.

Elle n'était que le verbe du pauvre hère,

Quand épuisé, il en appelait à la trêve.

Lui n'avait rien d'un astre étincelant levé,

Juste des larmes versées sur le beau parquet

Des couloirs mélancoliques du grand quart-monde.

 

Les étincelles ont des aspirations.

Les ailes souvent sont des révélations.

Un ciel aussi opalescent que deux miroirs.

Une paillasse de métal pour tout espoir.

Les magistrats ont des pèlerines usées.

Les marquises ont des vitrages épuisés.

 

Joconde, le sourire lié et éloquent,

La prestance déconstruite, un peu suffocant,

Elle avait terrassé l'ardeur du patriarche

Comme une sirène ombrageuse sur les marches

Quand à l'abysse du tribunal, l'enfant meurt.

Elle a vu la misère d'un grand nombre d'heures

Et l'enfant meurt à son enfance pour toujours.

 

Elle pleurait parfois, arpentant le perchoir,

Traçant un poème pour taire sa mémoire.

Un diable a dit au-revoir pour de lourds barreaux,

L'utile défi qui enlise le chaos

Quand infraction n'était qu'un arbre brûlé.

Elle a gagné, parfois perdu, ses plaidoyers

Mais a osé dire la foi des mecs, toujours.

 

Les étincelles ont des aspirations.

Les ailes souvent sont des révélations.

Un ciel aussi opalescent que deux miroirs.

Une paillasse de métal pour tout espoir.

Les magistrats ont des pèlerines usées.

Les marquises ont des vitrages épuisés.

 

À Suzanne Walther-Siksou

http://poesie.webnet.fr/vospoemes/poemes/suzanne_walther_siksou/suzanne_walther_siksou.html

Avocate et poète.

Elle écrit un poème par jour.

 

http://beatrice-lukomski-joly.copyright01.com/

 

 

Les clefs du coeur

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Illustration auteur inconnu : enseigne alsacienne "Liberté - égalité - fraternité"

1792. Freiheit Gleichheit Brüderlichk(eit) od(er) Tod "

 

Est-ce la nuit tombant sur le jour, l'alitant,

Jouant de l'oliphant à pleins cris époumonés,

Où le jour se levant sur la nuit, vaillant,

Donnant pouvoir aux hommes de fierté ?

 

Le devoir d'être ; libres, égaux, fraternels.

Libres ! au soleil se levant sur la nuit,

Nuit dont le mystère est moins grand que l'Eternel,

Malgré sa robe cousue d'étoiles qui fleurit.

 

Nuit solaire va son chemin de lumière,

Quand consciences se réclament de la clarté ;

Et si battues d'ombres filantes entières,

L'apparence ne peut rien contre la vérité.

 

Hommes ne rêvent plus, ne dorment plus,

Laissant le sommeil à la nuit et ses rêves ;

Et réclamant leur part d'heures absolues,

Ils extraient de vœux la sève qui se lève.

 

Regardant le deuil qu'engendre la volonté,

Au crépuscule se séparent les bons pour le levain,

Et à l'heure ou dansent les daemons des cruautés,

Prennent leur temps pour lever de la mie le pain.

 

Forces sombres s'agitent, s'enroulant d'un linceul,

Qui espérant les pensées les plus nobles, rient,

S'esbroufant à tromper le monde de notre aïeul,

Pour voir se taire les voix criant contre la barbarie.

 

En faut-il des heures massées d'usure, au lointain,

Pour qu'enfin hommes s'éveillent, loin de la toile,

Qu'araignées auraient bien voulu pour leur festin

Qui ne laissera rien d'englué sur le pavé royal.

 

Liberté, égalité, fraternité sont les clefs du cœur

Qui veut aimer sans plus être piétiné ;

Elles sont la vérité des hommes pour un seul chœur

Chantant sous la pluie, sur le goudron fossilisé.

 

Novembre, décembre 2018

Si j'étais...Inquiétude

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Si j'étais un Maître, de quoi serais-je le plus inquiet ?

1 / Que chaque élève m'idolâtre et brode mes textes en moult livres publiés, y ajoutant ses impressions personnelles sans les avoir vérifiées.

2 / Les mots à leur lecture qui me feraient "peur" seraient  :

  • " Nous pouvons supposer que ... (supposer ?)
  • - En vertu de cela, nous pouvons penser que ... (nous pouvons penser, mais rien n'est certain)
  • - À partir de cette donnée, il est facile d'imaginer que… (imaginer ou supposer) 
  • - Il n'est alors pas difficile de croire que...(sur quelles bases vérifiées ?) 
  • - je crois qu'il n'y a pas de mal à spéculer sur ces questions... tout en affirmant que…ce ne peut être que vérité (Spéculer ???) 
  • - Selon mon sentiment, il est clair que le maître a voulu dire ceci... (est-ce vérifié ? ) 
  • - Il ne l'a pas dit, mais nous savons... (le pire ! car il ne l'a pas dit)
  • - Après enquête, nous avons pu vérifier que...  mais la question reste ouverte. ( parce que rien n'a été au final trouvé puisque la source n'est pas dite et en conséquence n'est pas vérifiable.)
  • - Il m'est apparu que... (comment ? est-ce sur une base clairvoyante ou de supposition personnelle, nous ne savons pas, mais nous y croyons puisqu'il dit  "apparu" Terrible, car il laisse entendre une clairvoyance qui n’existe pas.)
  • - J'ai compris plus tard pourquoi j'avais écrit ceci dans mon livre issu du Maître...je ne l'avais initialement pas perçu. (Dangereux, car qui écrit vraiment en l'autre s'il ne le réalise que plus tard ?) C'est la porte ouverte à toutes écritures faussées. ) 
  • - Que cela soit vrai ou non, c'est à chacun de décider... (une petite phrase qui dit bien que la personne en réalité ne sait pas, à vous de voir.)
  • - Je suis obligé (!) de penser que la tradition orale de mon ami est correcte ...(obligé ??? )
  • - Mais cela me semble aussi qu'il est... (cela semble, mais est-ce vérité ?) 
  • - J'ai toujours été fasciné par... (fasciné ??? )

Des mots lus à foison, relevés dans moult lectures d'auteurs ou conférenciers différents parlant d'un seul et même Maître : Rudolf Steiner.

3 / Que je sois l'idée d'un enrichissement personnel : 60 à 150 euros la journée de conférence par personne (un maximum de 40 personnes) sur cinq jours ouvrés (!) pour parler de mon enseignement. (Je l'ai vu.) 150 e X 40 personnes X 5 jours 30 000 de bénéfice net au mieux ou 60 e X 40 personnes X 5 jours = 12000 au pire (!)

4 / Constater le contraire de ce que j'ai enseigné et conseillé.

5 / Que mon enseignement soit transposé en romans de gare.

6 / De voir des gourous emprunter mon nom pour se justifier

7 / De me lire en séquences non reliées entre elles, ne laissant à personne le soin de méditer, offrant en conséquence l'abolition du chemin d'intériorisation et de conscience.

8 / Que mon enseignement voulu selon un chemin précis d'efforts soit résumé et condensé, supprimant ainsi tout effort d'intériorisation dans le processus de méditation et de la connaissance. Exemple : Nul ne mâcherait le repas d'un autre pour lui faciliter la digestion, non ?! oui ?! 

Tout cela m'inquiéterait beaucoup.

Cela m'inquiète beaucoup.

BLJ

 

Disciples

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Il n'y a pire disciple que celui qui prend la place du maître afin de se glorifier et avoir foule de disciples, relèguant le maître au second plan. Vous les trouvez partout dans le monde et dans toutes les disciplines et écoles de pensées.

Les écrivains sont le plus souvent leur statut que le poète accuse, car il y a un abîme entre un écrivain et un poète. Le poète peut être écrivain mais il témoigne du maître, jamais ne prend sa place, car il est de par sa nature d'abord poète.

C'est la différence entre un écrivain et un poète.

Comme leur orgueil est grand !

Comme le mal fait est immense !

Le maître se témoigne ; nul ne le remplace.

C'est la forme d'un meurtre. Tout est compté.

BLJ

La source plutôt que les flaques

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

D'un grand auteur, d'un initié, nous lisons souvent  maints livres issus de la source.

Mais qu'est-ce que la source sinon l'Origine, la Genèse, d'un auteur ? 

Au risque de fâcher, de déployer  la foudre, je prends le risque de dire que tout ce qui tourne autour d'un auteur d'envergure, d'un Initié, n'est que flaques inutiles à quelques  très rares exceptions près puisque tout comporte une exception.

A quoi bon redire, reformuler ce qui est l'origine, l'incommensurable don ? 

Un Goethe, un Dante, un Platon, un Schiller, un Rudolf Steiner, un Victor Hugo, etc. ne se suffisent-il pas à eux-même ?

Est-ce que l'homme a besoin de facilités intellectuelles qu'il ne sache pas jeter son seau dans la source pour s'abreuver  sans être contaminé par qui n'est pas la source mais la seule compréhension d'un être sûr de lui d'avoir tout compris en sa seule astralité pensante ?

Oui, tout ce qui est écrit autour des pensées des grands auteurs et Initiés n'est que flaques ou éclaboussures sans avoir creusé le sol de la source pour voir d'où elle jaillit.

BLJ

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