Béatrice Lukomski-Joly


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Premier, dernier souffle

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

 

Ah ! le souffle ! déjà tu pars, me laissant seule,

Ce matin expirant avant l'aube du jour,

Ô souffle, tu m'as dit mourir, et sans recours,

Je t'ai entendu partir ; ma vie à ton linceul.

 

Avons-nous conscience de ta présence belle,

Que chaque jour tu t'éveilles au parfum des fleurs,

Et sans croire que tu vis pour rassurer nos pleurs,

Tu laisses ouïr le premier émoi de Cybèle.

 

Ah ! ce matin ! avant l'aurore ! Toi, m'éveilles !

Me laisseras-tu trois jours avant de me quitter,

Trois nuits sans somnoler, et trois temps fatigués,

Juste parce que de ta bouche, tu me veilles ?

 

Et, je m'affole, le fardeau lourd à déposer,

Le baluchon chargé de pensées suffisantes

Qui disent «  Aurait pu mieux faire ! aurait dû être ! »

Se souciant aux derniers jours d'un expir fauché.

 

Ah ! ce souffle ! déjà rendant son être noir !

Qu'ultime naissance d'aube a pris en soi, pour soi,

Ses mains enrobant l'inspir qui naît d'hier aux abois.

Tu pars dans un râle terrible pour mes déboires.

 

Ah ! tu pourrais me faire peur, enfin abdiquant !

Que t'ai-je entendu mourir avant l'aube, et l'aurore,

Parce que tu ne saurais vivre ce corridor,

Exhalant son soupir ; son dernier mot expirant.

 

Le cri du nouveau-né est joie quand il descend,

Lorsque abordant le quai des volontés ardues,

Et quelle désolation est-il, quand sème, éperdu,

Aux êtres laissés sur la rive, son au-revoir décent.

 

Ah ! trois jours avant ! trois nuits pour saluer l'étoile,

Et faire sa révérence au destin accompli,

Pour que chagrins fassent ses adieux à la vie,

Regardant toujours l'offrande de l'achevé voile.

 

 

La nonchalance du mot

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

J'ai vu en écriture poétique, en mon époque, tellement d'inepties et ces gens sont persuadés d'être poète.

J'ai lu par exemple  l'Esprit-mot et Nom "Saint Jean" transformé en St-Jean dans un poème qu'une personne se rêvant être poétresse avait transformé, trouvant le "sté plus élaboré. 

C'est d'un raccourci odieux que l'écriture poétique ne peut souffrir. L'Esprit-mot et nom en poésie ne s'abrège jamais.

C'est méphistophéliser ce qu'il y a de plus noble dans l'Esprit du mot qui est aussi un Esprit-Nom qui ne peut pas se pervertir en le réduisant à une somme de lettres par fainéantise d'écriture ou laxisme ou nonchalance et inconscience de l'Esprit-mot.

Une abréviation signifie la mort du mot, l'invalidation d'un état.

St comporte beaucoup d'autres significations n'entrant pas dans l'expression poétique : https://fr.wikipedia.org/wiki/ST

Tout est esprit. Tout. 

Quant au reste, lisez tout ce que j'ai écrit sur cette Muse dans l'item poète ou poésie.

BLJ

Extrait de " la nature du Dieu prestigieux."

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

« S'il est un mot plus beau que l'autre, doux et fort,

Il n'est plus un mot, mais Verbe, flore et agneau,

et lorsque je L'aime, azuré tel le soleil,

Il m'élève solennel, lustrée de vermeil,

chantant Son alliance pour notre dessein

que destin emplit de joie pour Son bel essaim.

 

Lorsque je Le vois me tendre Ses bras m’aimant,

et encor' me donner Sa promesse d'Amant,

Il chante Sa conscience en un noble chant

que mon seigneur lumineux parle clairvoyant.

Assis le long du jour, sur mon regard penché,

Il baigne mes yeux de Son éclat consacré.

 

Quand Il m'annonce Son être à l'orée du jour,

prenant tout de mes métamorphoses d'Amour,

je vois Son flambeau dans un monde glorieux

clamant la nature du Dieu prestigieux.

Et quand Il dit Sa clarté, sûr de mon séjour,

je deviens l'Amour engendré depuis toujours. »

« S'il est un mot plus beau que l'autre, doux et fort,

Il n'est plus un mot, mais Verbe, flore et agneau,

et lorsque je L'aime, azuré tel le soleil,

Il m'élève solennel, lustrée de vermeil,

chantant Son alliance pour notre dessein

que destin emplit de joie pour Son bel essaim.

 

Lorsque je Le vois me tendre Ses bras m’aimant,

et encor' me donner Sa promesse d'Amant,

Il chante Sa conscience en un noble chant

que mon seigneur lumineux parle clairvoyant.

Assis le long du jour, sur mon regard penché,

Il baigne mes yeux de Son éclat consacré.

 

Quand Il m'annonce Son être à l'orée du jour,

prenant tout de mes métamorphoses d'Amour,

je vois Son flambeau dans un monde glorieux

clamant la nature du Dieu prestigieux.

Et quand Il dit Sa clarté, sûr de mon séjour,

je deviens l'Amour engendré depuis toujours. »

Chute, constat et révision des concepts connus.

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Lorsque l'âge survient et que se déplacer devient difficile, j'ai constaté, tant dans ma vie privée (ma mère), que dans le domaine professionnel, que c'est la libération de l'espace, que nous pensons judicieux, qui devient source de chutes, car il n'existe plus de points d'appui. Le vide génère la chute. Le remaniement des espaces en espaces vides est source de chutes à ce que j'ai vu.

A ce que j'ai professionnellement vu, c'est le changement de lit qui fut aussi source de chute dans sa hauteur et sa largeur qu'elle soit haute ou basse, ainsi que le changement de matelas : la personne perd tous ses repères jusque dans  le nouveau lit attribué.

Il est en conséquence judicieux de laisser les espaces intacts et les meubles à leur place. Car  à ce que j'ai vu, chaque meuble est un  repère en terme de point d'appui.

Nous devons absolument revoir l'intégralité des concepts d'aménagement des domiciles pour éviter  le risque majeur de chute avec le processus de décès engagé, comme si ce processus faisait parti chez l'un des membres, famille ou soignants à domicile ou en institution, d'une volonté subsconsciente d'achever le processus de vie. C'est inadmissible.

La volonté de réaménager les espaces, à ce que j'ai constaté, est une maltraitance car la personne elle-même la refuse ou l'accepte pour faire plaisir aux proches. Tout au plus pouvons-nous aménager une salle de bain et les sanitaires autres, et c'est tout, tant que la personne marche ou déambule. Un réaménagement doit être éclairé et consenti. il appartient à une prise de risque acceptée tant qu'il n'existe pas de troubles cognitives et mnésiques.

Il faut en finir avec  la totalité des actes malveillants sous prétexte qu'une personne vieillit. La bonne conscience n'appartient qu'à soi et est un faire-valoir personnel, jamais une volonté bienséante pour autrui. 

BLJ

Ligne d'horizon

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Peinture des écoles Waldorf issue de 

https://www.pinterest.fr/pin/528047125051703322/?lp=true

 

Bientôt, nous verrons l'horizon se lever, au loin,

Lors de l'arrivée de la clarté printanière.

Nous verrons l'amour paraître pour nos besoins,

Et nos bras épouseront l'Æther, notre aiguière.

 

Je vois déjà l'aurore s'élevant tel un feu,

Réclamant notre ascension, notre conscience ;

Et depuis la ligne sans fin, se lèvent les yeux,

Priant l'infini serment d'aimer d'alliance.

 

Chaque matin, mon cœur s'allège de sa nuit,

Et les heures rendent, au bonheur d'être née,

Le fruit du miel, en germination à son nid,

Qu'alvéoles aiment emplir de sève dorée.

 

Après l'éveil, sur la ligne de l'horizon bleu,

Un ramier vole de blanc et d'aube claire

Et dans l'azur écrit la vie du destin de feu

Que lettres éclatantes de soleil éclairent.

 

 

de François-Auguste Ravier

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois-Auguste_Ravier

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