Si j'étais un Maître, de quoi serais-je le plus inquiet ?
1 / Que chaque élève m'idolâtre et brode mes textes en moult livres publiés, y ajoutant ses impressions personnelles sans les avoir vérifiées.
2 / Les mots à leur lecture qui me feraient "peur" seraient :
- " Nous pouvons supposer que ... (supposer ?)
- - En vertu de cela, nous pouvons penser que ... (nous pouvons penser, mais rien n'est certain)
- - À partir de cette donnée, il est facile d'imaginer que… (imaginer ou supposer)
- - Il n'est alors pas difficile de croire que...(sur quelles bases vérifiées ?)
- - je crois qu'il n'y a pas de mal à spéculer sur ces questions... tout en affirmant que…ce ne peut être que vérité (Spéculer ???)
- - Selon mon sentiment, il est clair que le maître a voulu dire ceci... (est-ce vérifié ? )
- - Il ne l'a pas dit, mais nous savons... (le pire ! car il ne l'a pas dit)
- - Après enquête, nous avons pu vérifier que... mais la question reste ouverte. ( parce que rien n'a été au final trouvé puisque la source n'est pas dite et en conséquence n'est pas vérifiable.)
- - Il m'est apparu que... (comment ? est-ce sur une base clairvoyante ou de supposition personnelle, nous ne savons pas, mais nous y croyons puisqu'il dit "apparu" Terrible, car il laisse entendre une clairvoyance qui n’existe pas.)
- - J'ai compris plus tard pourquoi j'avais écrit ceci dans mon livre issu du Maître...je ne l'avais initialement pas perçu. (Dangereux, car qui écrit vraiment en l'autre s'il ne le réalise que plus tard ?) C'est la porte ouverte à toutes écritures faussées. )
- - Que cela soit vrai ou non, c'est à chacun de décider... (une petite phrase qui dit bien que la personne en réalité ne sait pas, à vous de voir.)
- - Je suis obligé (!) de penser que la tradition orale de mon ami est correcte ...(obligé ??? )
- - Mais cela me semble aussi qu'il est... (cela semble, mais est-ce vérité ?)
- - J'ai toujours été fasciné par... (fasciné ??? )
Des mots lus à foison, relevés dans moult lectures d'auteurs ou conférenciers différents parlant d'un seul et même Maître : Rudolf Steiner.
3 / Que je sois l'idée d'un enrichissement personnel : 60 à 150 euros la journée de conférence par personne (un maximum de 40 personnes) sur cinq jours ouvrés (!) pour parler de mon enseignement. (Je l'ai vu.) 150 e X 40 personnes X 5 jours 30 000 de bénéfice net au mieux ou 60 e X 40 personnes X 5 jours = 12000 au pire (!)
4 / Constater le contraire de ce que j'ai enseigné et conseillé.
5 / Que mon enseignement soit transposé en romans de gare.
6 / De voir des gourous emprunter mon nom pour se justifier
7 / De me lire en séquences non reliées entre elles, ne laissant à personne le soin de méditer, offrant en conséquence l'abolition du chemin d'intériorisation et de conscience.
8 / Que mon enseignement voulu selon un chemin précis d'efforts soit résumé et condensé, supprimant ainsi tout effort d'intériorisation dans le processus de méditation et de la connaissance. Exemple : Nul ne mâcherait le repas d'un autre pour lui faciliter la digestion, non ?! oui ?!
Tout cela m'inquiéterait beaucoup.
Cela m'inquiète beaucoup.
BLJ
Il n'y a pire disciple que celui qui prend la place du maître afin de se glorifier et avoir foule de disciples, relèguant le maître au second plan. Vous les trouvez partout dans le monde et dans toutes les disciplines et écoles de pensées.
Les écrivains sont le plus souvent leur statut que le poète accuse, car il y a un abîme entre un écrivain et un poète. Le poète peut être écrivain mais il témoigne du maître, jamais ne prend sa place, car il est de par sa nature d'abord poète.
C'est la différence entre un écrivain et un poète.
Comme leur orgueil est grand !
Comme le mal fait est immense !
Le maître se témoigne ; nul ne le remplace.
C'est la forme d'un meurtre. Tout est compté.
BLJ
D'un grand auteur, d'un initié, nous lisons souvent maints livres issus de la source.
Mais qu'est-ce que la source sinon l'Origine, la Genèse, d'un auteur ?
Au risque de fâcher, de déployer la foudre, je prends le risque de dire que tout ce qui tourne autour d'un auteur d'envergure, d'un Initié, n'est que flaques inutiles à quelques très rares exceptions près puisque tout comporte une exception.
A quoi bon redire, reformuler ce qui est l'origine, l'incommensurable don ?
Un Goethe, un Dante, un Platon, un Schiller, un Rudolf Steiner, un Victor Hugo, etc. ne se suffisent-il pas à eux-même ?
Est-ce que l'homme a besoin de facilités intellectuelles qu'il ne sache pas jeter son seau dans la source pour s'abreuver sans être contaminé par qui n'est pas la source mais la seule compréhension d'un être sûr de lui d'avoir tout compris en sa seule astralité pensante ?
Oui, tout ce qui est écrit autour des pensées des grands auteurs et Initiés n'est que flaques ou éclaboussures sans avoir creusé le sol de la source pour voir d'où elle jaillit.
BLJ
Ah ! le souffle ! déjà tu pars, me laissant seule,
Ce matin expirant avant l'aube du jour,
Ô souffle, tu m'as dit mourir, et sans recours,
Je t'ai entendu partir ; ma vie à ton linceul.
Avons-nous conscience de ta présence belle,
Que chaque jour tu t'éveilles au parfum des fleurs,
Et sans croire que tu vis pour rassurer nos pleurs,
Tu laisses ouïr le premier émoi de Cybèle.
Ah ! ce matin ! avant l'aurore ! Toi, m'éveilles !
Me laisseras-tu trois jours avant de me quitter,
Trois nuits sans somnoler, et trois temps fatigués,
Juste parce que de ta bouche, tu me veilles ?
Et, je m'affole, le fardeau lourd à déposer,
Le baluchon chargé de pensées suffisantes
Qui disent « Aurait pu mieux faire ! aurait dû être ! »
Se souciant aux derniers jours d'un expir fauché.
Ah ! ce souffle ! déjà rendant son être noir !
Qu'ultime naissance d'aube a pris en soi, pour soi,
Ses mains enrobant l'inspir qui naît d'hier aux abois.
Tu pars dans un râle terrible pour mes déboires.
Ah ! tu pourrais me faire peur, enfin abdiquant !
Que t'ai-je entendu mourir avant l'aube, et l'aurore,
Parce que tu ne saurais vivre ce corridor,
Exhalant son soupir ; son dernier mot expirant.
Le cri du nouveau-né est joie quand il descend,
Lorsque abordant le quai des volontés ardues,
Et quelle désolation est-il, quand sème, éperdu,
Aux êtres laissés sur la rive, son au-revoir décent.
Ah ! trois jours avant ! trois nuits pour saluer l'étoile,
Et faire sa révérence au destin accompli,
Pour que chagrins fassent ses adieux à la vie,
Regardant toujours l'offrande de l'achevé voile.
J'ai vu en écriture poétique, en mon époque, tellement d'inepties et ces gens sont persuadés d'être poète.
J'ai lu par exemple l'Esprit-mot et Nom "Saint Jean" transformé en St-Jean dans un poème qu'une personne se rêvant être poétresse avait transformé, trouvant le "sté plus élaboré.
C'est d'un raccourci odieux que l'écriture poétique ne peut souffrir. L'Esprit-mot et nom en poésie ne s'abrège jamais.
C'est méphistophéliser ce qu'il y a de plus noble dans l'Esprit du mot qui est aussi un Esprit-Nom qui ne peut pas se pervertir en le réduisant à une somme de lettres par fainéantise d'écriture ou laxisme ou nonchalance et inconscience de l'Esprit-mot.
Une abréviation signifie la mort du mot, l'invalidation d'un état.
St comporte beaucoup d'autres significations n'entrant pas dans l'expression poétique : https://fr.wikipedia.org/wiki/ST
Tout est esprit. Tout.
Quant au reste, lisez tout ce que j'ai écrit sur cette Muse dans l'item poète ou poésie.
BLJ
