Béatrice Lukomski-Joly


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Je vous demande pardon

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Je vous demande pardon de n’avoir jamais menti,

Je sais, ce fut difficile pour vous,

je n’ai pas su vous gratter dans le sens que vous attendiez,

vous offrir des compliments mensongers, ni su flatter votre orgueil.

Je vous demande pardon d’avoir été toujours honnête.

 

Je vous demande pardon d’avoir été moi-même,

sans fausseté, avec beaucoup de morale

que vous n’avez pas pu supporter.

 

Je vous demande pardon d’avoir aimé,

vous et les autres, les fleurs et les animaux,

les cailloux aussi si chers à mon regard.

Je vous demande pardon d’avoir aimé,

ni trop peu, ni passionnément, je n’ai pas su,

juste aimer est ma vérité.

Heureux êtes-vous de ne pas voir la Divinité

car que supporteriez-vous de Son Amour si vous le perceviez ?

Lui diriez-vous qu’elle est envahissante ?

Je vous demande pardon d’aimer, vous et les autres.

 

Je vous demande pardon de n’avoir jamais épousé l’hypocrisie,

fière d’avoir été de la franchise le drapeau,

l’étendard aussi, la devise et le chemin,

quand bien même, vous ne l’avez pas supporté,

mais je ne vous demande pas pardon

d’avoir été et d’avoir manifesté la morale.

 

Je vous demande pardon d’avoir été la patience,

le silence aussi quand vous criiez, vous mentiez,

préfériez le mensonge, la haine et le mal.

Puis de partir quand la haine si forte pose un obstacle

que vous aimez voir et vous servir, mais pas moi.

 

Je vous demande pardon de n’avoir jamais volé

ni autrui, ni le monde, ni l’humanité ;

d’avoir aimé les autres et vous, plus que moi-même,

de ne pas m’être vue pour tous vous voir

et aussi vous guérir dans la majesté de la morale,

de la pitié, de la compassion, de l’amour,

qui ont rendu mes os transparents

et mon cœur enrichi à Son calice.

 

La rencontre, la rose III

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Il faisait nuit et la nuit dormait. La nuit éveillée est une nuit consciente d’elle-même qui disparaît dans la lumière. Elle n’est plus que la nécessité du corps physique sans plus être la nécessité de l’aveugle. La nuit voit la lumière et lui dit sa joie d’être en elle, un flambeau de vie. Aussi, l’homme invisible, tout à la fois visible, revint visiter l'Esprit qu’il aimait. Il l’appela dans la nuit pour pouvoir, la rencontrer de jour, près de l’écluse. Elle vint.

Elle s’assit sur l’herbe et caressa chaque brin d’herbe, les voyant sublimes de beauté offerte, dans l’Amour qui les revêtait depuis leur création.

Une rose d’un rouge carmin sublime, au parfum troublant et paisible, l’avait attendue sur la berge que le printemps avait refleurie depuis l’été dernier. La rose était imposante et majestueuse. L’herbe sur laquelle elle reposait était un autel divin sur lequel nous pouvions partager l’offrande de la Cène, indéfiniment. Éternellement. Sur ses pétales étaient écrits ces mots en lettres d’or : Je suis là, ici et ailleurs, ouvre à nouveau les yeux. C’est de la rose qu’elle le vit venir, prenant place à ses côtés. Il l'enveloppa de ses bras comme il l’avait fait jadis lors de la neige tombée du toit pour lui sauver la vie. Il la voyait pleurer sans pouvoir retenir les nuages qui l’accablaient.

Il dit : « Tu m’entends de mieux en mieux. C’est bien. Je connais cette peine qui tisse tes jours. Un jour, peine et joie ne feront qu’une comme elles le furent pour moi au pied de la croix. La souffrance est joie quand elle communie avec Lui. Quand la souffrance reste souffrance, elle est de l’homme, non pas du divin accompli en l’homme. La souffrance doit devenir joie. Car elle est un don sacré. Je suis heureux de te voir souffrir. Cela doit être. Dis-moi la raison de celle-ci. Mets-la en mots.

- Ma vie durant, je fus accablée et affligée. Tant d’amis devenus des ennemis sans que j'en comprenne le fondement et l’épreuve, pourtant parlant du Verbe que j’ai vu, ayant pardonné chacun et demandant pardon si j’en étais la cause. Quel que soit le sens du pardon, chacun l’évite, ne sait pas le recevoir, ni le demander, moins encore l’accepter. Il est pour eux comme une blessure provoquant une fracture. Il est une grande idée entre les lèvres, mais n’a pas encore abouti son principe dans le baume qu’il dépose sur les fronts n’ayant pas grandi en humilité.

- Et…

- Je souhaite en connaître le procès.

- Pourquoi dis-tu le mot procès ? Demanda l’homme habillé de la rose sur l’herbe.

- Il vient à moi comme un souvenir. Tu étais là. Tu regardais, comme nous, laissant ce qui devait être, se réaliser. Tu savais déjà, alors que nous ignorions la portée du grand mystère dont tu avais la garde et le secret, sans dire mot. Tu laissais nos libertés agir, nous observant, déjà nous scrutant de tes yeux ouverts. Seuls, deux prêtres Le défendaient.

- Et…

- La voix du Seigneur a fendu par deux fois ma nuit, me disant les mêmes mots. La première fois, en ce Temps-là ; la seconde en cette vie, quand ce ne fut pas, aussi, de jour, lors de notre mission en terre bénie, que j’en écrivis mon Credo.

- Quels furent ces mots que je connais et demande à réentendre de ta bouche ?

- Il me dit : Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. Il ajouta : pour que le monde soit sauvé et vive par Lui. C’est ce qu’Il me dit dans ma nuit ensoleillée. Ces mots ont accompagné mes jours.

- Est-ce là ta souffrance ?

- Non ! Ma souffrance vient de tous ceux qui m’ont affligée, jusque dans le détail d’une destinée, dans tous les actes que j’ai faits, à cause de ce Verbe tout-puissant qu'ils n'ont pas entendu.  À les croire, je ne serais qu’une mauvaise femme mordant leurs chevilles. Je ne comprends pas."

 L’homme de lumière, assis dans la rose rouge-sang fleuri sur l’herbe aimée, dit : « Je ne t’ai pas sauvée la vie pour que tu sois en paix ni pour te confiner dans un quelconque bonheur, mais bien pour que tu nous sois semblable, t’ayant connue lors de ce procès et avant. Trois vies depuis ce midi, cette éclipse, cette résurrection. 

Tous te trahiront. Ne t’ai-je pas dit que tu seras riche d’ennemis ! Il en sera ainsi, car tous ont été le complice de Judas. Judas devait agir ainsi, tu le sais, cependant chaque membre du Sanhédrin avait son libre-arbitre afin de ne pas s’allier à Judas. Certains ont eu peur et d’autres avaient la rage au cœur. Nous espérions davantage d’amis en son sein. Cela ne le fut pas. Ils ont agi telle une meute de loups que le Seigneur appelait la race de vipères, de ceux qui n’avaient pas évolués, de ceux dont l’hypocrisie était un fardeau pour lequel Il était aussi venu. Rien ne peut rester en arrière. Il leur fallait te retrouver. Pour te retrouver et être avec toi, il leur fallait d’abord être ton ami, ami sincère ou ami hypocrite encore et encore, jusqu’à ce que le karma les désigne sur ton chemin, aidée d'un ami.

C’est parce que sur la fin de ta vie, tu les reconnais, qu’ils se manifestent tous dans leur zèle à t’offenser. Aucun ne sait qu’il fut membre du Sanhédrin. Le sauraient-ils qu’ils regimberaient et commettraient pires actions contre toi. En cette vie, pour se rédempter, ils sont venus pour reconnaître le mal lorsqu’il sera incarné de chair et d’os, se frottant à toi comme autant d’épines racontant la rose sans l’avoir encore vue ni comprise. Beaucoup d’entre eux chuteront lors de cette incarnation. Car ils croiront reconnaître leur maître, en le reconnaissant effectivement à l’heure venue, balayant tout ce qui fut leur idéal. N’ont-ils pas commencé, se vautrant dans l’injure qui n’émane pas de l’Amour, pourtant le prêchant telle une idée, non pas telle une pensée faite de substance solaire ? Comment pourraient-ils accepter ce que fut cette autre vie ne l’ayant pas vue ?

Tu le savais.

C’est pourquoi, je t’ai sauvée trois fois. Tu souffriras encore et encore."

Ainsi, l’eau baignant la nature et l’écluse près de la rose fleurie venaient de révéler la vie à la fontaine des destinées, les âmes qui ont leurs pieds baignés. Avant de quitter la rivière et ses chaloupes, ses arbres et ses fleurs, il s’inclina devant elle, puis ensemble, ils s’inclinèrent devant l’oiseau venu sur un épi de blé, s’inclinèrent ensuite devant la Nature endimanchée, resplendissante de vie, et s’inclinèrent devant la terre et ses minéraux qui brillaient pareillement au cristal enfin advenu en leurs chemins liés pour leur éternité. Il lui offrit sa rose rouge qu’elle effeuilla pour que sept pétales ornent ses cheveux, tel, il l’avait souhaité trente-trois ans en arrière.

L'écho de sa voix

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

D’après la Rose Céleste, Empyrée, Divine Comédie, de Giovanni di Paolo, 1450, Toscane, XVe siècle, Renaissance.

https://blogostelle.com/2016/10/09/vie-dartiste-qui-etes-vous-dante-alighieri-part-ii/33-rose-celeste-giovanni-paolo-divine-comedie-marsailly-blogostelle/

 

Quand le monde aura achevé son heure,

et que sa voûte de ciel éludera tous les mystères,

que du nombre, peu auront vu la fleur,

qui de sa couleur bleue est celle du Mystère,

s’essouffleront les roses écarlates,

après avoir sculpté leur jardin,

de l’univers, les ultimes confins.

 

Quand des saints Noms, retentira le Verbe,

glorieux entre tous, Un au-dessus de tout,

et que tout ce qui fut, est, ne sera plus germe,

verrons-nous l’Amour être deux en l’Époux,

regardant enfin l’insensé s’unir à la clarté,

qui, de tout temps, a ensemencé les destinées.

 

Quand les clefs seront d’inutiles outils,

reconnaissant à jamais, et pour toujours,

que seul le cœur était, est, l’outil sublime,

verrons-nous les confins du jardin à l’entour

qui aura ciselé l’Impénétrable en nos âmes,

ayant offert Sa Vie dès la première flamme.

 

Car, au premier jour, après que la nuit fut achevée,

chaque Cosmos né de la fin des ténèbres,

que nous nommons Nuit, ignorants de l’Achevé,

et que le Doux Père a engendré d’algèbre,

nous fut donné dès la première Pensée

dans le Sacrifice qui engendre l’Humanité.

 

Entendant de nuit l’écho de Sa Voix du plus Haut,

attestant Sa parole au Jardin, près du Tombeau,

avec, pour juste milieu, trois croix en Ses sceaux,

nous portons sur nos épaules Sa robe pour seul Credo.


Ne pas imaginer porter une seule croix, mais trois,

car des Mystères, trois croix sont une seule foi,

car du mystère de l’Homme naît la pitié envers le Mal,

car du triple mystère se signe la rose bleue chrismale.

 

Affirmant que pour être tel le Fils de l’Homme,

devons-nous purifier le Monde, de l’Est à l’Ouest,

et oindre la croix de gauche, celle de droite, d’un Aum,

pour la Liberté en Sa Chair partagée céleste,

que Sa claire vue regarde en chacun de nos actes,

scrutant chaque seconde nos faiblesses opaques.

 

Quand le monde aura achevé son heure

et que sa voûte de ciel aura éludé tous les mystères,

que du nombre, qui aura vu la fleur,

qui de sa couleur bleue est celle du Mystère,

grandiront les roses écarlates,

après avoir ciselé nos jardins,

de l’univers, les ultimes confins.

 

Le Crédo prosterné

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N’y a-t-il de miracle, que le miracle est une illusion,

car il n’existe que par la foi née de la connaissance

sans laquelle nos cœurs embrasés, chauds tel l’été,

mourraient d’insolence si l’hiver ne l’avait pas précédé.

 

Soulever une montagne portée au creux de l’esprit,

non pas dans l’idée, mais portée dans la pensée,

et cœur illumine le sens de la pierre vivante

devenue dans la main le fruit du Credo prosterné,

 

car prosterné est-il, sur terre chaque seconde,

quand mains se joignent, quand vie nous aime,

et même sacrifié dans l’inconscience se révèle

puissant de forces, qu’il s’engendre toujours seul.

 

Si miracle il y a, si l’inespéré devient espérance,

bien que tout dessinerait l’impossible espoir,

un être pour vous prie et le ciel s’allume,

brillant de ses étoiles mises à nos services.

 

Si tous les oiseaux de la terre viennent en vos mains

picorer le grain, car voyant votre aether tels des éclairs,

en vos yeux illuminer leurs êtres, en cœur, l’amour,

alors naît au monde la vérité que la liberté crée.

 

Des Mystères qui sont nombreux et que foi allume,

pourtant non Initié, mais de peine initiée à leur sacre,

portons et redonnons aux cœurs humbles ordinaires

l’avènement qui nous a levé et grandi, pour qu’ils voient.

 

Toute lumière sous le boisseau, ou gardée en son sein,

est appelée à s’éteindre malgré les bonnes volontés ;

que nul ne se la garde sans la partager d’élans

que l’innocence appelle de ses vœux .

 

Qu’importe qu’il y ait des élus en ce monde

si ces élus rien ne partagent avec les plébéiens,

car d’un chemin s’éclairent les feuilles défuntes

jonchant le sol, libérant leur être de clarté.

 

Là est le miracle, rien que là, lorsque nous disons :

Lève-toi montagne ! Transfigure la mort !

que cet homme cher aux membres brisés

se relève par l’action priée, tenue jusqu’à sa relève.

 

Et qui n’a pas vu le papillon renaître d’un grand feu

ignore que l’image gravée en la destinée est vie,

donnée au futur ensemencé d’initiation au seuil,

que la lumière ayant Nom rayonne d’embrasement.

 

" Connais toi toi-même

et tu connaîtras le ciel et les  dieux"

 

"L'école d'Athènes " de raphaël - Vatican dans la Chambre des signatures -

 

νῶθι σεαυτόν

*Socrate temple de Delphes

Ne cherchez pas la rime ni l'arithmétique dans cet écrit car il est né d'une impulsion dans laquelle la pensée allait si promptement que le faire aurait été la perte de ce texte.

 

Les nouveaux saints

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Partout, je rencontre des gens qui parlent d'eux comme s'ils étaient des saints. C'est superbe à entendre mais la rencontre est différente de la perception que l'autre a de soi. C'est pour cela que les guerres, les haines, perdureront, car tant qu'il y aura des " saints" de cette nature, nous perdons le sens de la vie et de son humanité en restant bercés  d' illusions.

Les saints ne parlent pas d'eux-même, ils agissent.

Leurs contraires n'agissent pas, ils parlent abondamment d'eux. 

Voyez celui-ci qui dit "avoir un regard d'innocence" et qui est fort intolérant dans chaque parole prononcée et entendue au point d'éjecter son prochain car il est dérangé ! Est-ce l'innocence de l'âme dans la perception qu'il a de l'innocence ? Non ! c'est un individualisme prenant le chemin de la Maya plutôt que de l'élévation, car l'innocent ne se dit pas innocent, il n' a rien à prouver de lui-même.

Par l'illusion qu'il a de son regard d'innocence, il aggrave le mal, lui fait la guerre dans l'illusion de le combattre mais jamais ne l'accompagne pour le transformer ni le rédimer. 

Voyez celui-là qui voit, constate et a la réponse d'une situation donnée,  laquelle réponse est sans quiproquo. Ce qu'il constate lui fait mal soit la naissance d'une compassion,  la réponse aussi qui est la vérification de la situation.  Pour ne plus subir cette douleur de l'âme, celui qui a constaté abreuve l'autre d'insanités reléguant sa compassion à une critique non fondée qui détruit son sentiment de compassion . Est-il un saint en cela ?

Voyez encore celui-là qui pour justifier de sa "sainteté" argue que la compassion de l'autre est une culpabilité ressentie en soi avant l'agir.  Nous entendons cela souvent. Le jugement de celui qui attribue la culpabilté à l'action de l'amour détruit cette part de lui-même qui veut que l'amour soit attesté, et simultanément diminue le vouloir dans l'amour que  l'action a dirigé et prise en soi. Tout acte d'amour ne comporte jamais de culpabilité. Quelles étranges interprétation et perception de l'aide d'autrui quand il est ainsi déshabillé de son origine !

Des exemples comme ceux-ci vous en trouverez beaucoup à la condition de vous réfléchir vous-même. 

Les saints se disant tels dans leurs propos, le laissant penser, sont les leurres puissants d'un temps à la dérive. Leur tâche consiste à faire croire que le mal est le bien et non un bien en devenir.  C'est une inversion de la pensée en celle-ci dans la mission de l'humanité. La gravité de tels faits doit être reprise devant ces natures sans sainteté, ce n'est cependant pas sans drame car leurs individualités tellement orientées vers le croire d'une telle sainteté est l'ouvertrure d'une guerre allant vers tous et chacun.

Les pensées de cette nature sont des pensées détrônées de l'esprit. Leur archétype primordial montre sa tristesse et voit son contraire se mouvoir.

L'individualité est devenue si puissante ( elle devait être ) qu'elle a, à cette heure de l'évolution, engendré son contraire.

Et ces saints étranges voulant déstabiliser  l'être et le  monde ont un visage charmant, de suaves paroles, de beaux arguments, que nul ne peut y lire la perversion à l'oeuvre lorsqu'allant frapper à de nombreuses portes pour se clamer pur, ils reçoivent l'assentiment des doubles heureux d'eux-mêmes. 

BL

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