Béatrice Lukomski-Joly


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Ailes d'ange ou la colère d'un ange

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

https://galeriilefundatiei.wordpress.com/2-expozitie-eminescu/

Toutes autres photos issues de Pinterest : I.A

 

Poussez-moi dans le néant,

la noire fosse me repousse.

Poussez-moi vers le vide,

ailes d’anges m’épousent,

me portent, me soulèvent.

 

Questionnez l’ange qui me sert,

si doute vous saisit,

sans omettre dans votre vendange

de lui offrir une rose,

comme il convient, rouge ou bleue.

 

Affirmez que mes mots

sont impropres en mes vers,

quémandez l’esprit du verbe,

la valeur de sa parole,

il entend et vous dira.

 

Salissez-moi de vocables fétides,

l’ange, tous, les héberge,

les garde en mémoire,

tramant bellement un suaire

pour leur avenir déjà tissé.

 

Et si pardonnez, êtes-vous,

maintient le temps sa mémoire

en ses poèmes qui lui appartiennent,

et dont je ne suis que l’outil

acquiescé en ma conscience vive.

 

L’ange outragé, persiflé,

me berce en chagrin sur son cœur,

prenant de son verbe la rose

qu’il a vu ombrée et ternie,

qu’il doit d’or, rougir dans le sang.

 

Car sa colère est grande, ici haut,

jamais ne partage l’intime égo,

de qui, il protège de son être,

parant nos ailes de lumière

quand l’ombre surgit du Double.

 

Poussez-moi dans le non-être,

les abysses me repoussent.

Poussez-moi vers le néant,

ailes d’anges m’épousent,

me portent et me soulèvent.

 

 

Rose céleste

Destinée

Illustrations issues de l'I.A

La création d'un poème

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

J'ai toujours été surprise de m'apercevoir qu'écrire un poème et le voir achevé, alité sur sa feuille de papier, est semblable à un fruit mûr cueilli de l'arbre ou tombé sur l'herbe.

Nous le rangeons sans plus le relire, car qui consommerait deux fois le même fruit ?

Aucun, puisque cela est impossible.

Ainsi est le poème pour son créateur. 

Pour le lecteur, il ne peut pas être un fruit parce qu'incréé en son esprit, alors qu'est-il ?

Une pensée, une idée, un rêve, un cauchemar, une émotion, un sentiment, une confusion, une réalité,

et ce que vous voudrez selon ce que vous êtes,

Alors que pour le poète, une seule lecture suffit dans l'écriture simultanée.

Pour le lecteur, il faut une, dix, cent, mille, lectures selon son rêve, sa pensée, etc.

L'achevé pour le poète est devenu l'infini pour le lecteur.

BLJ

Les mots

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Les mots possèdent une âme qui, assemblés, sont comme les membres du corps physique en même temps qu'ils construisent une phrase. La phrase est soi et personne d'autre lorsque nous les prononçons en les mariant pour leur donner un sens.

Qu'ils ne soient jamais défaits afin de ne pas leur inculquer un mouvement qui n'est pas le nôtre et qui serait contraire à leur volonté.

Le sens du mot est un être invisible ; seul son habit formé de lettres lui donne consistance et vêture : l'écriture et la parole.

BLJ

Vampirisme - bis -

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Tant de gens revendiquent ma poésie, création, vie et temps. 

Qui sont-ils d'orgueil pour ainsi me déshabiller de mon âme et la vampiriser ? Qui sont-ils pour avoir cette volonté d'annihiler mon libre-arbitre en transformant mes textes à leur guise ? 

Faut-il finalement que j'ai plus de talent que je ne le crois pour qu'ils se parent de tous les mérites dans mon art.

Faut-il vraiment que ces personnes soient en manque d'inspiration pour vouloir voler ce qui est le Moi profond !

Non !  Absolument ! Je ne les reconnais pas comme ayant-droit psychologique, ou ayant-droit artistique, ou ayant-droit sur mon âme. Je ne me reconnais pas non plus dans un faire-valoir quelconque

Je leur laisse leurs jugements et verdicts reçus par écrits-mails ou commentaires reçus en abondance ; ils ne m’appartiennent pas.

Que ces personnes écrivent elles-mêmes sans picorer dans les textes d'autres ou travaillent leur art.

Quant à ceux ou celui qui s'essaient  – se sont essayé - à écrire ma biographie, ne m'ayant fréquentée qu'une année ou dix ans, non ! Ils ne savent que si peu de moi ou de mon Esprit.

Dire "Non", c'est ne pas craindre l'autre ; c'est une force intérieure préparant l'avenir.

Je sais dire "Non ! " Je ne crains pas la foudre. 

BLJ

Le déchirement

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

https://www.flickr.com/photos/61084932@N07/5565031933/

 

C’est une douleur,

un déchirement,

un vaste tourment,

un malaise, un supplice,

une torture,

l’âme souffre.

 

C’est un vide abyssal,

un martyr,

une plaie,

une morsure,

une mort,

l’âme part.

 

C’est une crucifixion,

un chemin de souffrance,

une ecchymose,

noire comme l’orage,

sombre telle la nuit,

nuit sans lumière.

 

C’est une gifle,

une immense blessure,

un choc violent,

une attaque,

un outrage,

j’ai si mal.

 

Photo libre de droits

 

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