Béatrice Lukomski-Joly


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Le tourment des larmes de l'âme

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Pleurons nos âmes

quand imparfaites, elles pleurent,

car de leurs larmes,

que l’on dit inaudibles, meurent.

 

Meurent à elles-mêmes

quand, entendant leurs cris et leur tourment,

nos fronts, Elle baigne,

et nos yeux se lavent sans larmoiement.

 

Envahissent-elles l’espace

qu’aucun ne voit ni n’entend d’abondance,

elles racontent leur peine et leur grâce,

leur désarroi en notre chance.

 

Pleure-t-Elle, invisible,

baignant nos visages silencieux,

que nos âmes pleines de martyr sensible

disent leur calvaire religieux.

 

Qui sanglote Son âme en pleurs

quand imperceptible, Elle appelle,

triste et pourtant mélodieuse, notre malheur

prenant racine en nos chapelles ?

 

"La Piéta au pied de la Croix" Eugène Delacroix

https://www.musee-delacroix.fr/fr/actualites/evenements/du-sang-et-des-larmes-la-restauration-de-la-pieta-d-eugene-delacroix-a-l-eglise-saint-denys-du-saint-sacrement

Le silence et le bruit

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Louis_Welden_Hawkins_(6).jpg

"Le voile" de Louis Welden Hawkins, 1890

 

Le silence va tranquille,

fertile de prudence,

sans œuvrer de bruit

car point, il n’aime l’éclat.

 

Mesuré, il va à pas lents,

et encore d’une certitude,

estimant le chemin

en sa longueur.

 

Il va confiant, sûr de lui,

riche de son ascétisme

qu’il offre au temps,

ami de sa mesure.

 

Jaillit la pudeur de son être ;

et en sa tempérance

qu’il estime,

est une valeur.

 

Point, il ne connaît le cri,

guère plus la colère,

laissant penser la vie,

connaissant leur ruine.

 

Il mène sa barque

sur des flots constants,

sans vagues,

sans peur intérieure.

 

Est-il une force

qu’il ne se hâte jamais,

afin de ne pas blesser de mots

sans gouvernail.

 

Il est l’ami de la Parole,

et sans rien dire,

fait du Verbe son confident,

car le Verbe n’est pas vêtu de boue.

 

Mouvement sans abordage,

il n’avance d’aucun élan

que les excitations ternissent,

en prenant le temps d’être.

 

Pendant qu’il pense,

réfléchit et médite,

il avance sans sarcasmes,

sans marasme.

 

Noble sans fierté,

noble sans être d’injures,

il est l’allié de la patience,

quand il devine l’urgence.

 

Le bruit l’affirme outrage,

querelle et discorde,

ne voyant pas son jardin

que les fleurs témoignent.

 

Irrite-t-il le scandale,

car il ne veut rien dire,

qu’il laisse au vent le tumulte

impétueux et infernal.

 

Jamais une rose ne le dédaigne

ni un diamant ne le méprise,

aimant du silence sa Nature

que le Verbe au Cénacle a béni.

 

Le silence est un temple,

un monastère de prières,

que nul ne peut rompre

d’un ton violent.

 

Bruits

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

"Le cri" de Edouard Münsch

https://fr.wikipedia.org/wiki/Edvard_Munch

 

Qu'est-elle cette nouvelle ombre rampante

Allant tranquille et cependant bruyante ?

 

Quel est ce raffut, toujours mutant son charivari

Que monologue crie sa douleur sans bruit !

 

Entendez-vous le silence arpentant la nuit

Soliloquant son repos faisant tant de bruit ?

 

Que de bruits muets qui ont, larges, crié

Le désamour dans l'abjuration exprimée !

 

Qu'ont-ils à plisser leurs fronts ruinés et leurs yeux

Quand vent ne passe pas même près des adieux ?

 

Que de déraison en ce sombre après-midi

Qui a foulé la rose en larmes brisées à midi !

 

Mais qu'ont-ils tous à hurler, les yeux injectés,

La joue gonflée des gifles griffées infligées ?

 

Que de douleurs au verbe que doubles saisissent

Quand de l'amour, nous voyons qu'haines sévissent !

 

De qui parlez-vous quand les querelles s'amusent

À blesser le jardin des fleurs avant l'hiver d'une muse ?

 

Il faut quelques valeurs pour tant de mal vécu,

Sans l'inimitié d'autres, saurais-je mon écu ?

 

"Cauchemar" dans "Le poème de l'âme" de Jean-Louis Janmot

Traduction informatique spontanée ou interprétation

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Odilon Redon

J'ai souvent constaté que les traductions informatiques  masquaient le sens réel d'un écrit ou que l'interprétation individuelle selon la nature astrale de l'âme falsifiait le sens réel donné.

Lors de traductions spontanées de textes d'autres, ayant moi-même commenté, il m'a été dit que je n'en avais pas compris le sens, ce que j'admets pleinement, les traductions Google ou d'autres logiciels laissant beaucoup de hasards d'interprétation.

Je me souviens que lorsque, jeunes étudiants, nous étions en classe de  lettres, étudiant un poème, il y avait autant d'interprétations que d'avis d'élèves donnés, ce que notre professeur validait, ayant lui-même sa propre perception du poème.

Cependant en tant que poète, un sens précis est donné à chaque écrit dans le jeu des métaphores.

Comme en musique, c'est le leitmotiv qui en donne le sens, c'est à dire en poésie, des mots revenants dans l'écriture lorsqu'ils doivent être perçus par le lecteur.

BLJ

de Jean-Léon Gérôme

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