Béatrice Lukomski-Joly


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La tristesse

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

La tristesse, ce flux de l'âme, est une crucifixion lorsque l'âme a rencontré la haine, le mensonge, l'attaque, l'orgueil.

En elle vit la rédemption.

Jamais, ne regrettons notre tristesse, car en elle vit le but sublime.

Cependant, la tristesse suivant le dévoilement du mensonge est aussi une rédemption, parce qu'elle prend un jour conscience d'elle pour offrir son incapacité à mentir.

Elle est donc un rayonnement en soi.

BLJ

A propos du mensonge, encore et toujours,

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

La malhonnêteté court, avide de son destin. Comment court-elle ?

Avec le mensonge.

Lors d'un mensonge proféré, que fait le menteur ?

Il superpose les mensonges les uns sur les autres, car la peur le saisit d'être dévoilé en son acte menteur.

Ainsi grossit-il jusqu'à l'infinie malhonnêteté.

Pleurons sur l'acte du mensonge qui n'est rien d'autre qu'une destruction.

BLJ

L'obscurité des évènements, et la poésie

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Celui qui ne ferait que plonger dans l'obscurité des évènements de ce monde, sans prendre, au moins, une heure par jour pour lire et vivre de la poésie, celui-là se condamne à la maladie, tant physique que psychique, n'ayant plus d'ancrage en son âme, quand bien même, croit-il pouvoir échapper à l'ombre agissante, quand bien même croît-il rester indemne.

BLJ

 

Le venin et la liberté

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_d%C3%A9livrant_Ang%C3%A9lique

 

Cette ombre rampante, l’avez-vous vue ?

Large et vaste, cernant vos libertés nues

qui n’ont rien demandé en privation lourde,

pourtant acceptée pour une pensée sourde.

 

Qu’avez-vous craint de pertes pour ce choix

qui n’a rien nourri ni abreuvé dans vos peu de foi,

rien offert des attentes espérées en la vérité,

et voilà votre jour qui s’éteint sans charité.

 

Auriez-vous vu un serpent glisser sous vos reins,

que vous auriez été pis effrayé en son sein ;

mais invisible, sans dire son nom néfaste,

votre sens de la majesté, il a piqué faste.

 

Vous n’avez rien vu, moins compris, et triste

êtes-vous, étouffant votre repentir autiste,

ayant tout perdu de votre identité pour un verre

qui vide plie chacun dans l'affolement offert.

 

Avez-vous pensé que votre corps était seul habit,

et que votre esprit a hurlé ce qui jaillit endormi ?

L’âme assoupie a pleuré, étant reniée à son tour,

chevauchant l’amertume des avenirs déjà lourds ?

 

https://www.pinterest.fr/pin/157274211965447086/

 

Pesant le poids de la dette que rachèteront les doux,

Ployez face à chaque être de prudence pour ce coût,

car la terre n’est pas ce monde mort, un être figé,

que vous aurez puni pour un venin cupide arrosé.

 

Arild Rosenkrantz 

https://galerie-drylewicz.com/artists/46-arild-rosenkrantz/

Il était une fois un père et ses deux filles

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Il était une fois un père qui avait deux filles.

La première avait tout eu et n’avait manqué de rien.

La seconde n’avait pas connu son père avant d’avoir sept ans, reniée dès la conception.

Le père avait tenté de faire mea-culpa en venant partager les jours de sa seconde tout en voulant à deux reprises repartir car la culpabilité lui était trop lourde et que, ne pas regarder sa culpabilité est plus confortable que de l’avoir sous le regard.

Elle avait aussi un coût que nul n’avait demandé au père mais que le père avait accordé puisque revenant pour connaître ce bel enfant, disant qu’il continuait à donner à sa toute première, ce qui était fort normal. Il avait coupé la poire de la faim et de la soif en deux tout en ne manquant de rien et ne revalorisant  jamais la petite somme sur le coût de la vie, car il avait reçu d’un anonyme dont il ne voulut jamais dire le nom la coquette somme de… le dirais-je ?

Un jour d’études que faisait la seconde, celle-ci osa demander à ce père qu’elle chérissait une aide financière de sept-mille euros pour se nourrir, palier aux besoins de première nécéssité et de ses études pour deux années, ce qu’il lui accorda moyennant un remboursement à tempérament, mais sonnant et trébuchant chaque mois. Il en avait informé son notaire. 

La seconde remboursait à l’allure de ce qu’elle pouvait.

Un jour, une femme dit au père : « Peut-être pourrais-tu alléger la dette car… »

Elle n’avait pas eu le temps de finir sa phrase que le père répondit calmement mais surpris :

« Non ! Car ce serait priver ma première fille de ce qu’il lui revient pour moitié. »

La femme marchant à ses côtés se tut. Elle savait cet homme capable d’entrer dans de vives colères dangereuses. N’avait-il pas tenté d’étrangler son épouse, mère de sa première fille, lors d’une de ces colères, cause de leur divorce ? Aussi la personne l’accompagnant n’avait rien dit ne voulant jamais provoquer une telle colère chez cet homme. Il était homme avec lequel la diplomatie et la démagogie étaient des règles incontournables. Ne jamais se heurter pour ne pas recevoir une fin de non-recevoir ou un « Va-t’en ! » de tout ce qu’il ne supportait pas.

Ce que la dame, accompagnant les pas du père, avait voulu dire était « Car…vous n’avez pas élevé votre seconde pendant sept ans ni aidé à sa venue ni à sa naissance, huit ans sans que ce petit poussin d’amour comme il l'appelait désormais n’ait reçu la moindre attention ni amour de votre part, alors que votre première n’a manqué de rien. "

Comment alors insister à réclamer ce qui lui était normalement du si il avait été là dans ses besoins vitaux ? Cela, elle ne lui avait pas dit.

Elle le remboursait, lui, son compte en banque plein, jouant au pauvre comme il aimait le faire depuis qu’un huissier était venu frapper à sa porte, prévenu de la date du passage et ayant tout caché avant pour ne rien perdre de sa richesse.

La première née l'avait abandonné, lasse de ses agissements, ayant probbalement appris la tentative d'étranglemnt sur sa mère ce que l'histoire ne dit pas. Il ne la revit jamais. Aussi se reporta-t-il sur sa seconde née, lui disant que par amour il irait vivre auprès d'elle dans un ehpad demandant de l'aider dans son vieillir sans jamais dire ce qu'il lui demanderait de financer, ayant bloqué devant le notaire et sa banque ses comptes jusqu'à son décès. Or, elle n'était toujours pas reconnu comme fille du père. 

La seconde fille souffrait du manque étant dans le besoin alors que lui, regardait ses comptes, fier de leurs chiffres.

Un homme avait dit un jour lointain dans le passé au père : " Ami, tu ne manqueras jamais d'argent dans la vie."

Il s'était assis confortablement sur cette belle phrase pour ne jamais manquer de rien tout en laissant sa seconde fille manquer.

L'argent, merveilleux outil de Méphistophélès, avait encore de beaux jours devant lui.

Il y a parfois des hommes plus rusés que les renards. Ce n'est pas Esope* qui le démentira.

https://www.larousse.fr/encyclopedie/litterature/%C3%89sope/173166

 

 

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