Béatrice Lukomski-Joly


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La table dressée et le Roi - Indisponible -

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Quatrième de couverture :

La table dressée est un conte symbolique relevant du merveilleux. Il met en scène la rencontre avec les êtres élémentaires de la nature incitant le personnage principal, le conteur, à chercher la vérité au sein de celle-ci. Il fait connaissance avec les fruits, les arbres, la rivière, les prés, et leurs êtres, pour que s'établisse le lien magnifique qui existe entre eux. Un long ruban vert, symbole du serpent, et l'enclume manipulée par un être maléfique, symbole des ténèbres, agissent pour que le conteur se perde et n'arrive pas à la vérité de sa quête. Cependant, sa pureté et son innocence le préservent et viennent le secourir, l'enseigner, l'élever. Un Roi dresse une table, ressemblant à un autel recouvert de mets, et dit que ces mets lui appartiendront lorsqu'il aura relevé le défi de la lance qui danse dans l'air et se multiplie, qu'il doit saisir pour être un avec le Roi à la table du mariage attendu entre l'être et le monde.

https://www.amazon.fr/dp/B095988HS1

 

Elle, toujours elle, Mélancolie

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Antoine Augustin Préaul  Le silence

 

C’est une fleur,

mélancolie est son nom,

chagrin est son visage,

c’est une épine.

 

C’est une épine

frôlant le regard

quand pleure le spleen

ne voulant pas mourir.

 

C’est une vie

de tristesse habitée,

toujours pesante

vêtue de mélancolie infinie.

 

C’est une rose,

fanée est la fleur,

sur le chemin se meurt,

ainsi est Mélancolie.

 

La rose et le nuage sombre - poème en prose -

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Matin au bord du ruisseau de TC Steele 1893

https://www.wikiart.org/en/t-c-steele

Prenons soin de la rose qui, discrète,, aime entendre la musique du silence afin de mieux fleurir quand les épines qu'elle regarde n'appartiennent plus à sa tige que la tige fanée voisine convoite pour mieux fleurir dans le dessein des nuages ayant assombri son horizon.

Dans l'habit  clair de sa demeure où vit la clarté de l'air, foulant au pied sa terre, que deviendra-t-elle si la musique des sphères  ne parvenait plus à nos oreilles  quand tombent ses pétales sur lesquels s'assoie un corbeau noir ?

Lorsqu'elle chantera la beauté de son nom, donnant son prénom, quelle sagesse en sa sève donnera l'agir qui se voudra prompt à l'heure de sa floraison car, quand rose au jardin de lumière s'esquive, elle pleure ses petits qui sont de superbes boutons en devenir. L'air est sa cape blanche que caresse le rayon du soleil ayant la forme d'une épée brillante.

Laissons la forme  revêtir la beauté du silence, car du silence nait la cueillette des épines que la sombre nuit noire ne peut saisir.

La rose a besoin de calme, et lentement s'épanouit, quand la nuit la crée bleue, le symbole rougeoyant sur son épaule qu'est le calice en son pistil.  Abeilles ne butinent que si  le fruit de la fleur est mûr au crépuscule pour son levant.

Chante la  Rose  Calice.

BLJ

Les roses

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

J’ai rencontré sur le chemin trois mystérieuses roses. L’une était blanche, l’autre bleue, auréolées, que d’étoiles il n’y eut pas assez pour les aimer, et la dernière, rouge, écrivait le livre de la vie.

Lors marchant sur le chemin fort en broussailles l’une vint à marcher devant moi, quand l’autre marchait à ma gauche et la dernière, à ma droite.

Toutes semblaient flotter dans l’air, toutes utilisant leurs pétales pareils à des ailes d’anges pour parfois, tourner autour de moi. La rose blanche invita mon regard. Accueillant un subtil rayon presque invisible, elle me dit : Où vas-tu ainsi marchant lentement ?

Je ne sus quoi lui répondre car je marchai très vite sur le chemin que mon bois aimait de sa terre foulée : mon bois et ma forêt sous le soleil. La rose bleue vint à se poser sur mes lèvres tel un papillon doré venu m’entendre. Elle dit : Où vas-tu ainsi silencieuse ? Ne sais-tu pas que je suis la musique des sphères ?

Je ne sus quoi lui répondre car il me semblait avoir parlé si fort, que je n’avais pas reconnu sa musique jouée en moi, et ainsi l’offensai. La rose rouge tomba à mes pieds. C’était terrible car je crus que je l’écrasai. Elle m’invita au repos en disant : Marche ! N’arrête pas de marcher !

Je ne sus quoi lui répondre car je m’étais arrêtée pour la sauver, pour ne pas la piétiner, elle, ma rose rouge. Je ne reconnus pas la force du labeur  me demandant de ne jamais cesser de marcher dans le repos.

Elles étaient trois sur le chemin, voltigeant tels des filets d’air dans les arbres, l’une soulevant un de mes cheveux, l’autre un pan de ma robe tellement imparfaite et mal cousue, la dernière mon voile si beau malgré l’imperfection de ma robe. Belles comme l’aurore, le midi et le soir, elles dansaient devant, derrière, autour de moi, tour à tour aimables et sévères. Elles étaient trois à m’attendre de blanc vêtue, espérant ma robe enfin achevée.

Rose blanche montra son beau turban blanc. Derrière son vêtement , qui était une aube ample, nouée d’une ceinture si belle, je vis mille pèlerins le suivre pareillement de blanc vêtus. Tous silencieux, tous en prière.

Rose rouge à l’amour platonique me fit entendre de son calice vivant des chants s’envolant des pensées qu’hommes avaient bellement tissées. Quant à Rose bleue, toute de sagesse, m’affirma l’ordre de la morale en son cœur que je ne pus qu’emplir mon vase pour être à sa parole le son qui soigne.

J’étais bien entourée par mes trois roses. Rose blanche me dit : Encore cinq Roses et nous t’élirons jardinier céleste en notre roseraie stellaire. J’osai répondre, les questionnant : Quelles sont les Roses que je n’ai pas nommées ? Rose blanche répondit : Celles que tu as vues et dont tu n’as pas assez sculpté les bois croisés ni assez aimé leurs épines.

Ah ! Rose jaune ! m’écriais-je. Oui ! Rose jaune ! Puis, Rose d’or coiffant le dôme béni ! Encore Rose pourpre au parfum si doux ! Et, et... Rose-ciel dont la symphonie est joie.

Rose blanche s’inclina devant la rose d’or. Rose bleue fit fleurir le jardin pendant que Rose rouge réparait les fissures dont la terre était meurtrie.

Ainsi, sur le chemin étaient venues toutes mes Roses que j’en fus si éblouie que je sus que Rose jaune était moi. Je donnais la main à Rose blanche ; mon cœur à Rose d’or ; ma parole à Rose bleue ; mon geste à Rose rouge et ma voix à rose-ciel.

Je ne les revis pas sur mon chemin car je les savais me suivre m’observant chaque seconde de la vie depuis le premier jour. Elles s’étaient montrées fort satisfaites que je puisse les reconnaître en mon jardin.

Y eut-il une rose qui m’impressionna davantage qu’une autre ? Non ! Toutes furent d’un tel éclat que je ne pus en préférer aucune.

 

Portrait de KH de Greg Tricker ( éclairci )

C'est un Ange

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C’est un renouveau.

Un Ange.

Un Ange vêtu de roses

dans la lumière.

 

C’est un Ange.

C’est un cygne.

Encore un roi,

adorant, agenouillé.

 

C’est un ciel d’or

revêtant ses épaules,

de l’aube

à l’ouest.

 

Disparaît la nuit

lors le crépuscule

pour son Orient

à midi.

 

C’est un Ange,

Ange sublime,

accueillant dans l’Aether

le saint Graal.

 

Peintre ?

 

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