Béatrice Lukomski-Joly


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Partie de rien, si humble.

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

"Cosette"

 

Partie de rien, une vie simple,

comme tous les gens ordinaires,

vers les gens modestes, je vole

dans la plaine des manques,

partie de rien, si humble.

 

Dit-on que leur ignorance

ne les sort pas du quotidien,

que pleure mon esprit sur eux,

surgie de rien pour rester simple,

le cœur arrimé à ceux des autres.

 

Il se dit que les gens simples,

si peu de chance, vivent-ils.

Sont-ils les joyaux de mon âme,

car si semblable, je suis venue,

pour aimer et rien d’autre.

 

Je suis passée sans être vue,

parce que tellement simple,

car tellement venue de rien,

j’ai imaginé les gens d’exception,

et j’ai pleuré sur leur misère.

 

J’ai tant aimé l’ordinaire,

cette vie sans faste, l’air de rien,

sans apparat, sans ivresse,

quelques livres en mes poches vides,

que j’ai crié l’ordinaire pour être.

 

Il se dit que les gens simples,

si peu de chance, vivent-ils.

Sont-ils les joyaux de mon âme,

car si semblable, je suis venue,

pour aimer et rien d’autre.

 

Qui peut dire sur le chemin

qui arrive premier ou dernier,

de tous ces gens sans allure,

la connaissance absente,

quand la naïveté sert la vie ?

 

Oh ! Tant de souffrances à ces gens

sont données pour qu’ils grandissent,

leur ciel éclairé, la vie flamboyante,

car les affres ne sont que leçons

qui, peut-être, les feront premiers.

 

Il se dit que les gens simples,

si peu de chance, vivent-ils.

Sont-ils les joyaux de mon âme,

car si semblable, je suis venue,

pour aimer et rien d’autre.

 

 

L'obscurité des évènements, et la poésie

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Celui qui ne ferait que plonger dans l'obscurité des évènements de ce monde, de notre société, sans prendre, au moins, une heure par jour pour lire et vivre de la poésie, celui-là se condamne à la maladie, tant physique que psychique, n'ayant plus d'ancrage en son âme, quand bien même, croit-il  pouvoir échapper à l'ombre agissante, quand bien même croit-il rester indemne.

BLJ

 

Pourquoi chercher...?

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Pourquoi chercher celui qui ne veut pas être vu ni être reconnu ?

Celui qui passe les siècles marchant d'une rive à une autre rive, silencieux, et pourtant si riche d'actions en son Mâitre, qu'il est l'inconnu non nommé ?

Tant d'écrivains cherchent sa trace dans le monde en diffusant l'erreur, car, lui,  ayant pris soins de n'être jamais reconnu pour agir dans la Liberté, pas même cent ans après, car déjà là, l'écrivain  cherchant sa trace commet un sacrilège.

BLJ, 

Un souffle

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

de Ladislav Záborský peintre Slovaque

https://en.wikipedia.org/wiki/Ladislav_Z%C3%A1borsk%C3%BD

https://www.artforchristian.com/en/

 

Sur le chemin rougeoyant, j’ai marché un matin.

Les veillées étaient feutrées comme la mort.

Elle, pleurant en son voile, embaumait le chemin,

Le jour était prudent tel un enfant qui dort.

 

Il était là, encore suspendu aux bois d’olivier.

Nous entendions le sol gémir du calvaire.

Chaque pas résonnait d’un écho sur le gravier.

Nous marchions, les yeux baignés d’hiver.

 

Le froid ternissait nos joues embrumées.

Jour et nuit, lune et soleil, se confondaient.

Nous allions en ce drame de chagrin, troublés.

La nuit était lente et nos cœurs tremblaient.

 

Il semblait que le temps avait cessé de vivre.

L’éclipse terrible l’avait oint et nous pleurions.

La solitude avait volé nos âmes ivres.

D’effroi, nous étions figés. Nous gémissions.

 

Les onze se cachaient, espérant le Cygne.

Ils attendaient l’aube comme on attend le pain.

Un souffle dehors, et tout sursautait dans la vigne.

Les pierres, les blés, les oiseaux, tissaient le lin.

 

Il est venu, ajouré d'épines, le sourire aimant.

Le cœur joyeux, Il nous montrait ses plaies.

Recueillis, étions-nous en Son Temple, Son levant.

La vie bruissait. Nous renaissions. Il nous louait.

 

Ces jours, ces nuits, Ses rayons, nous ont clarifiés.

De ses mains élevées, Il nous a béni de Sa terre.

Le vent s’est tu. Le soleil dans la vie s’est élevé.

Nous étions là, avec Lui, nous en Lui, Lui en nous.

 

de Liane Collot dHerbois 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liane_Collot_d%27Herbois

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