Béatrice Lukomski-Joly


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Je vous demande pardon

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Je vous demande pardon de n’avoir jamais menti,

Je sais, ce fut difficile pour vous,

je n’ai pas su vous gratter dans le sens que vous attendiez,

vous offrir des compliments mensongers, ni su flatter votre orgueil.

Je vous demande pardon d’avoir été toujours honnête.

 

Je vous demande pardon d’avoir été moi-même,

sans fausseté, avec beaucoup de morale

que vous n’avez pas pu supporter.

 

Je vous demande pardon d’avoir aimé,

vous et les autres, les fleurs et les animaux,

les cailloux aussi si chers à mon regard.

Je vous demande pardon d’avoir aimé,

ni trop peu, ni passionnément, je n’ai pas su,

juste aimer est ma vérité.

Heureux êtes-vous de ne pas voir la Divinité

car que supporteriez-vous de Son Amour si vous le perceviez ?

Lui diriez-vous qu’elle est envahissante ?

Je vous demande pardon d’aimer, vous et les autres.

 

Je vous demande pardon de n’avoir jamais épousé l’hypocrisie,

fière d’avoir été de la franchise le drapeau,

l’étendard aussi, la devise et le chemin,

quand bien même, vous ne l’avez pas supporté,

mais je ne vous demande pas pardon

d’avoir été et d’avoir manifesté la morale.

 

Je vous demande pardon d’avoir été la patience,

le silence aussi quand vous criiez, vous mentiez,

préfériez le mensonge, la haine et le mal.

Puis de partir quand la haine si forte pose un obstacle

que vous aimez voir et vous servir, mais pas moi.

 

Je vous demande pardon de n’avoir jamais volé

ni autrui, ni le monde, ni l’humanité ;

d’avoir aimé les autres et vous, plus que moi-même,

de ne pas m’être vue pour tous vous voir

et aussi vous guérir dans la majesté de la morale,

de la pitié, de la compassion, de l’amour,

qui ont rendu mes os transparents

et mon cœur enrichi à Son calice.

 

Pleurez, priez, aimez

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 Tableau d'Albrecht Durer "Mains en prière", dessin à la plume (vers 1508).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Albrecht_D%C3%BCrer


 

Priez

quand une triste pensée surgit,

priez

quand l’âme, d’une ombre, se ternit.

 

Priez

afin que silence et repos règnent,

Priez

chaque heure que forces sombres craignent.

 

Priez,

dénouez l’offense dans la grâce.

Priez

le frère devant la sainte Face.

 

Priez

d’harmonie avec votre semblable.

Priez

la Trinité pour contrer le diable.

 

Pardonnez

lorsque nul n’implore le pardon.

Graciez

la langue lovée dans le chardon.

 

Pleurez

sur l’offense endurée nébuleuse.

Pleurez,

les larmes lustrent, religieuses.

 

Priez

toutes secondes en vos journées.

Priez,

Fils prie pour nos pensées ruinées.

 

Aimez

le chant guérissant de la prière.

Aimez

chacun consacré dans la prière.

 

Joignez

les mains élevées vers l’azur bleu

Hissez

le cœur au Firmament de Ses yeux.

 

 

Mon père

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Photos personnelles, non libres de droits

 

Moi

- Mon père, qui êtes aux Cieux,

Je pense à vous en ces tristes soirs d'humeur sombre ;

Mon père, qui êtes aux Cieux,

Vous si loin, que vos heures me sont encore ombres.

 

Pouvez-vous me dire ce qu'est votre lumière,

Vous, qui êtes parti aux Cieux,

Sans prévenir, sans un à Dieu à mes prières,

Mon père, qui êtes en Dieu.

 

Lui

- Ma fille, qui êtes sur terre,

Comprends-moi, tu me manques si fort ici-haut ;

Ma fille, mon enfant de Cythère,

Qu'il m'est doux d'entendre mon nom dans ton rameau.

 

Moi

- Dites la couleur de vos étoiles, de l'ange ;

Mon père, qui vous secourt, vous,

Au pays qui va à la lune et vous vendange,

Dites-moi si vous souffrez, vous.

 

Lui

- Ma fille, c'est ici chez moi.

Tout y est Amour, beauté, couleurs et lumière ;

Ma fille, vous volez vers moi,

Chaque jour, chaque nuit, je vous attends, altière.

 

Moi

- Mon père, qui êtes lassé,

Vous me manquez, et je vous vois revêtu d'ailes ;

Mon père qui m'avez laissée,

Pourquoi m'avez-vous abandonnée, irréelle ?

 

Lui

- Ma fille, je vous embrasse d'un doux baiser

Dans chacun de vos gestes bons

Quand aimer est le feu des rêves apaisés,

Mon ciel brillant dans votre ambon.

 

Moi

- Mon père, qui êtes près d'ici,

Votre aile, votre main adoucissant ma peine,

Quand je vous prends à témoin, voici !

L'épaule lourde et ma souffrance quotidienne.

 

Lui

- Ma fille, je vous aime et vois votre souffrance,

Elle chatoie dans l'aether,

Et je cueille, avec vous, le fruit de l'espérance.

Dites avec moi trois paters.

 

Moi

- Mon père, qui êtes aux Cieux,

Comme vous m'éclairez, l'âme purifiée !

Mon père si doux, sans adieux,

Avez-vous chaud en l'âme incréée ?

 

Lui

- Ma fille, tout y est parfait,

Ici-haut ; je t'aide et réconforte le monde

Au sein des heures noires jais,

Qui adviennent et sont aux portes qui vous sondent.

 

Moi

- Attendez-moi la flamme aux yeux, la lettre jolie,

Mon père, qui êtes aux Cieux,

Vous, qui êtes à l'heur' splendeur à l'ordalie,

Mon père, qui m'aimez sans adieux.

 

Lui

- Ma fille, je vous berce encor'

Comme au temps de votre tonnelle forgée blanche ;

Ma fille, mon Melchior,

Vous êtes mon rayon ; vous êtes mon dimanche.

 

Moi - Mon père, vous êtes ; je suis ; le soleil brille.

Lui - Ma fille, vous êtes ; je suis ;

Moi - Mon père, destinées s'écrivent de mantilles.

 Nous - Amour est tout ; Amour est puits.

à Roman Guy Alexandre Lukomski ( F 1932 Nancy, D 2008 Herzogenrath Bardenberg Kohlsheid )

 

Sylvie Vartan - Mon pere

 

 

 

L'an qui est

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"Typhon" 

http://www.greek-gods.info/monsters/typhon/

 

Quand le vent vous verrez, sa colère se lever,

Au grand regard qui ne se voit pas, est là,

Percera de son cristallin la flèche animée,

Qui ira d'un saut de biche, percer les cœurs las.

 

La terre tremblera d'une chaleur précoce au glas,

Bitume fondera, coulant sa glu sur les corps,

Les pieds brûlés iront, sanglants ; sol se lèvera,

Pieds ne pourront plus marcher, cieux désaccord.

 

Ciel brûlera la terre ; maisons seront enfer ;

Manquera l'eau en l'année terrible qui est ;

Blés grilleront avant d'être levés ; Lucifer

Du fer tombera sur le noir venin, depuis l'ouest.

 

Failles colossales surgiront de la terre grise,

Jetteront une lave qu'océans pleureront,

Plus d'abris en ce siècle aux tumeurs éprises,

Vent se taira ; pluie dira son silence au giron.

 

Mille ailes tomberont sur la nuit de l'homme ;

Suppliques demanderont grâce aux supplices,

Le pas brûlé, la plaie excavée, la pensée sans om,

Les hommes iront, lassés et pervertis de silice.

 

Quand cela sera en l'an qui est, n'est pas demain,

Qu'aujourd'hui creuse le lit des iniquités,

Orgueil plaidera, cheveux se dresseront au matin,

Avant que la nuit étale sa douleur exorbitée.

 

L'homme dans la mansarde, son épouse près du lit,

La charpente crissera, l'enfant s'éteindra,

Vide sera la litière ; rires croiront flétrir l'ordalie ;

Le feu entamera l'asphalte, fuiront les rats.

 

C'est ici, maintenant, l'an qui est sans nom,

Siècles consumés, millénaire à l'agonie,

Insolation, irraison, c'est le court du typhon

Qui n'a pas d'eau, les pieds brûlés pour Mani.

Redon

Ne jugez pas...

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Jamais ne jugez aucun homme, car dans une vie, il naît génie ; dans une autre, il naît mécréant.

Le génie nait sur une somme de qualités qu'il doit aboutir en une œuvre magistrale avant de renaître dans la somme de défauts qu'il porte encore et doit parfaire.

Nous ignorons qui, des génies, nous avons en face de nous dans les mécréants et des mécréants, les futurs génies, ou ayant été un génie.

Qui des initiés sont nés une vie pour guider ou dans une autre vie né exclusivement pour souffrir ?

Il n'y a pas plus juste parole que celle de ne pas juger son prochain et d'aimer comme cause et conséquence de soi.

Tout jugement condamne celui qui le prononce et non celui qui en est la victime.

Pour quelle raison, aimeriez-vous davantage un génie qu'un mécréant ?

Ne sont-ils pas un et un seul dans le temps ?

BLJ

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