Béatrice Lukomski-Joly


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Le tourment des larmes de l'âme

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Pleurons nos âmes

quand imparfaites, elles pleurent,

car de leurs larmes,

que l’on dit inaudibles, meurent.

 

Meurent à elles-mêmes

quand, entendant leurs cris et leur tourment,

nos fronts, Elle baigne,

et nos yeux se lavent sans larmoiement.

 

Envahissent-elles l’espace

qu’aucun ne voit ni n’entend d’abondance,

elles racontent leur peine et leur grâce,

leur désarroi en notre chance.

 

Pleure-t-Elle, invisible,

baignant nos visages silencieux,

que nos âmes pleines de martyr sensible

disent leur calvaire religieux.

 

Qui sanglote Son âme en pleurs

quand imperceptible, Elle appelle,

triste et pourtant mélodieuse, notre malheur

prenant racine en nos chapelles ?

 

"La Piéta au pied de la Croix" Eugène Delacroix

https://www.musee-delacroix.fr/fr/actualites/evenements/du-sang-et-des-larmes-la-restauration-de-la-pieta-d-eugene-delacroix-a-l-eglise-saint-denys-du-saint-sacrement

L'an qui est

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

"Typhon" 

http://www.greek-gods.info/monsters/typhon/

 

Quand le vent vous verrez, sa colère se lever,

Au grand regard qui ne se voit pas, est là,

Percera de son cristallin la flèche animée,

Qui ira d'un saut de biche, percer les cœurs las.

 

La terre tremblera d'une chaleur précoce au glas,

Bitume fondera, coulant sa glu sur les corps,

Les pieds brûlés iront, sanglants ; sol se lèvera,

Pieds ne pourront plus marcher, cieux désaccord.

 

Ciel brûlera la terre ; maisons seront enfer ;

Manquera l'eau en l'année terrible qui est ;

Blés grilleront avant d'être levés ; Lucifer

Du fer tombera sur le noir venin, depuis l'ouest.

 

Failles colossales surgiront de la terre grise,

Jetteront une lave qu'océans pleureront,

Plus d'abris en ce siècle aux tumeurs éprises,

Vent se taira ; pluie dira son silence au giron.

 

Mille ailes tomberont sur la nuit de l'homme ;

Suppliques demanderont grâce aux supplices,

Le pas brûlé, la plaie excavée, la pensée sans om,

Les hommes iront, lassés et pervertis de silice.

 

Quand cela sera en l'an qui est, n'est pas demain,

Qu'aujourd'hui creuse le lit des iniquités,

Orgueil plaidera, cheveux se dresseront au matin,

Avant que la nuit étale sa douleur exorbitée.

 

L'homme dans la mansarde, son épouse près du lit,

La charpente crissera, l'enfant s'éteindra,

Vide sera la litière ; rires croiront flétrir l'ordalie ;

Le feu entamera l'asphalte, fuiront les rats.

 

C'est ici, maintenant, l'an qui est sans nom,

Siècles consumés, millénaire à l'agonie,

Insolation, irraison, c'est le court du typhon

Qui n'a pas d'eau, les pieds brûlés pour Mani.

Redon

"Je ne supporte plus" extrait

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Tableau de Siméon SOLOMON

" L'homme éveillé, le somnolent,  l'homme endormi"

https://fr.wikipedia.org/wiki/Simeon_Solomon

https://www.wikiart.org/fr/simeon-solomon/all-works#!#filterName:all-paintings-chronologically,resultType:masonry

 

Je ne supporte plus la souffrance du monde,

Tous ces sanglots qui me burinent l'âme, et me sondent,

Les enfants qui pleurent, amèrement offensés,

Violés au nom de "je ne sais quoi", pour jouer, 

L'impardonnable délit des impies que nul ne condamne,

Et qui tristement, pour une vie, les damne.

 

Je ne supporte plus les mensonges, par trop accablants,

Et moins encore leur maestria, au nom de Dieu, 

Toutes ces contre-vérités qui falsifient la dignité,

Au nom des perversions individuelles, ces calamités,

Qui prennent la cruauté, pour se hisser fallacieuses,

Sans consentir aux philanthropes, une coupe précieuse.

 

Je ne supporte plus les États qui souillent l'Humanité,

Faisant d'Elle une poubelle pleine de pensées d'hostilités, 

Ne servant plus le monde, tel, ils le doivent de conscience,

Manipulant, perfides, les opinions fragiles dans la science,

Autant que dans les perceptions du quotidien solaire, 

Utilisant, savamment, la promiscuité des loges polaires.

 

Je ne supporte plus l'imposture qui détruit l'Esprit,

Au nom des pouvoirs et des puissances que nous prîmes,

Sans décence, agréant sans rien dire, les abus, les affronts,

Malgré nos pas battant le pavé sur le noir-goudron,

Réclamant la dignité humaine aux oreilles sourdes

Qui usent du mensonge avec largesse, leur sottise lourde.

 

Je ne supporte plus le pouvoir de l'argent qui nous défie,

Qui crée le pauvre et le besoin, l'injustice et le profit, 

L'hégémonie d'un homme sur son prochain, pauvres indigents !

L'indigent spirituel et l'indigent social, si différents.

L'homme économique statufié sur la stèle égoïste m'insupporte ; 

Je réclame à grands cris la tripartition sociale qui cogne à nos portes.

 

Je ne supporte plus tous ces gens qui choisissent le mal,

Ou encore le font, le pensent, conscients d'eux-mêmes, en leur mal

Assassinent les initiés au nom de pactes diaboliques,

Assassinent les différences au nom du pouvoir démocratique,

Hissent leurs cruautés au faîte d'un nazisme déguisé, 

Transfèrent leurs tyrannies en une sagesse inventée.

 

Je ne supporte plus de voir les misères que les larmes colportent, 

Ni tous ces indigents que les médias au quotidien me rapportent. 

Je ne supporte plus de côtoyer chaque jour l'indifférence, 

L'orgueil sous toutes ses formes, et la fausse indulgence,

Assis devant des écrans qui nous forcent au détachement, de près,

Immobiles, les lumières éteintes, laissant les drames se perpétrer.

 

Je ne supporte plus l'incroyance et l'absurde athéisme

Au nom d'un néant que tous préfèrent pour tout déisme,

Afin de mieux se voiler la face et s'ignorer soi-même, 

Ce suprême confort de cécité volontaire qui sème

La névrose à tous les vents, à tous les orages cruels,

Diffamant le Dieu habitant l'homme sans duel.

 

 Je pleure sur la destinée du monde, qui crie en chaque humain, 

Chères âmes, venez avec moi parcourir les chemins du lys, demain,

Ce que j'ai compris du monde, et vécu du Logos est à vous,

Bercé par la Rose des initiés, je suis avec vous.

 Tous les soirs, je visite le Dieu intérieur sans appréhension. 

La magnificence de la vérité me crée votre débiteur de compassion.

 

Il répète 

 

Tous les soirs, je visite le Dieu intérieur sans appréhension,

La magnificence de la vérité me crée votre débiteur de compassion.

 

 

http://beatrice-lukomski-joly.copyright01.com/

 

Simeon Solomon (Pre-Raphaelite Brotherhood)

Le silence et le bruit

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https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Louis_Welden_Hawkins_(6).jpg

"Le voile" de Louis Welden Hawkins, 1890

 

Le silence va tranquille,

fertile de prudence,

sans œuvrer de bruit

car point, il n’aime l’éclat.

 

Mesuré, il va à pas lents,

et encore d’une certitude,

estimant le chemin

en sa longueur.

 

Il va confiant, sûr de lui,

riche de son ascétisme

qu’il offre au temps,

ami de sa mesure.

 

Jaillit la pudeur de son être ;

et en sa tempérance

qu’il estime,

est une valeur.

 

Point, il ne connaît le cri,

guère plus la colère,

laissant penser la vie,

connaissant leur ruine.

 

Il mène sa barque

sur des flots constants,

sans vagues,

sans peur intérieure.

 

Est-il une force

qu’il ne se hâte jamais,

afin de ne pas blesser de mots

sans gouvernail.

 

Il est l’ami de la Parole,

et sans rien dire,

fait du Verbe son confident,

car le Verbe n’est pas vêtu de boue.

 

Mouvement sans abordage,

il n’avance d’aucun élan

que les excitations ternissent,

en prenant le temps d’être.

 

Pendant qu’il pense,

réfléchit et médite,

il avance sans sarcasmes,

sans marasme.

 

Noble sans fierté,

noble sans être d’injures,

il est l’allié de la patience,

quand il devine l’urgence.

 

Le bruit l’affirme outrage,

querelle et discorde,

ne voyant pas son jardin

que les fleurs témoignent.

 

Irrite-t-il le scandale,

car il ne veut rien dire,

qu’il laisse au vent le tumulte

impétueux et infernal.

 

Jamais une rose ne le dédaigne

ni un diamant ne le méprise,

aimant du silence sa Nature

que le Verbe au Cénacle a béni.

 

Le silence est un temple,

un monastère de prières,

que nul ne peut rompre

d’un ton violent.

 

Le déchirement

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

https://www.flickr.com/photos/61084932@N07/5565031933/

 

C’est une douleur,

un déchirement,

un vaste tourment,

un malaise, un supplice,

une torture,

l’âme souffre.

 

C’est un vide abyssal,

un martyr,

une plaie,

une morsure,

une mort,

l’âme part.

 

C’est une crucifixion,

un chemin de souffrance,

une ecchymose,

noire comme l’orage,

sombre telle la nuit,

nuit sans lumière.

 

C’est une gifle,

une immense blessure,

un choc violent,

une attaque,

un outrage,

j’ai si mal.

 

Photo libre de droits

 

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