Béatrice Lukomski-Joly


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Ailes d'ange ou la colère d'un ange

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https://galeriilefundatiei.wordpress.com/2-expozitie-eminescu/

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Poussez-moi dans le néant,

la noire fosse me repousse.

Poussez-moi vers le vide,

ailes d’anges m’épousent,

me portent, me soulèvent.

 

Questionnez l’ange qui me sert,

si doute vous saisit,

sans omettre dans votre vendange

de lui offrir une rose,

comme il convient, rouge ou bleue.

 

Affirmez que mes mots

sont impropres en mes vers,

quémandez l’esprit du verbe,

la valeur de sa parole,

il entend et vous dira.

 

Salissez-moi de vocables fétides,

l’ange, tous, les héberge,

les garde en mémoire,

tramant bellement un suaire

pour leur avenir déjà tissé.

 

Et si pardonnez, êtes-vous,

maintient le temps sa mémoire

en ses poèmes qui lui appartiennent,

et dont je ne suis que l’outil

acquiescé en ma conscience vive.

 

L’ange outragé, persiflé,

me berce en chagrin sur son cœur,

prenant de son verbe la rose

qu’il a vu ombrée et ternie,

qu’il doit d’or, rougir dans le sang.

 

Car sa colère est grande, ici haut,

jamais ne partage l’intime égo,

de qui, il protège de son être,

parant nos ailes de lumière

quand l’ombre surgit du Double.

 

Poussez-moi dans le non-être,

les abysses me repoussent.

Poussez-moi vers le néant,

ailes d’anges m’épousent,

me portent et me soulèvent.

 

 

Rose céleste

Destinée

Illustrations issues de l'I.A

La rencontre, la barque , II

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

https://de.wikipedia.org/wiki/Datei:Geistk%C3%A4mpfer-Barlach.jpg

"La barque" ce texte fait suite au texte "La rencontre"

https://articles.bugquest.fr/Beatrice-Lukomski-Joly/la-rencontre

 

Le temps avait passé lentement, parfois rapidement, apportant son écrin d’apprentissage au cœur de la foi que tous deux manifestaient en les fruits de Nature. L’homme était revenu dans son habit transparent, veiné de lumière. Désormais reconnu, il ne posait plus d’énigme à sa protégée. Il continuait à ouvrir les écluses pour que bateaux et barques puissent passer dans le tumulte de l’eau en son esprit qu’Ondines aimaient. Chaque mouvement de la vie était une fête que seul, l’inaperçu vit et voit. Il en était le gardien et le chemin. Bien qu’il préférait les barques aux bateaux, celles-ci ne transportant que peu d’âmes bienheureuses, il les regardait comme un signe d’avenir pouvant être. Un vaisseau vint à passer, guidé par un unique voyageur, triste autant que joyeux, douloureux autant que serein.

« Vous revoilà ! dit-elle. Et, vous n’êtes pas venu seul.

- Comment avez-vous deviné que je suis accompagné ? Dit l’homme habillé de transparence étincelante.

- Dois-je vous le dire à cette heure ?

- Oui, car ce qui est dit n’est plus à révéler.

- C’est si simple que n’importe qui ne le croirait pas.

- Simple ? Questionna-t-il, surpris.

- Cela l’est, enfin pour moi, grâce à votre venue.

- Je vous entends. Dites !

- Je vous ai vu consacré d’un casque d’or, aussi étincelant que le soleil en vous qui flamboie.

- Et…

- L’homme dans le vaisseau porte le même casque que vous.

- Et…

- Dès lors que j’ai vu son casque tissé de la même lumière et façonné du même or que le vôtre, j’ai vu le vaisseau devenir barque. L’homme porte une croix joyeuse qu’il serre contre sa poitrine tel un joyau scellé en son cœur que nul ne peut lui arracher.

- Et…

- Vos deux casques ont fusionné, Un et un seul pour deux Êtres célestes. Portant en son faîte une pointe semblable à une longue épée aspirant les forces divines de Michaël pour combattre, elle est double et épouse celle de l’Archange.

- Et…

- Un cygne tirait cette barque portant le collier de la toison d’or. Il a sept enfants. Ces sept enfants sont des roses de vie et de connaissance. Je l’ai vu porter ces sept roses par le cygne dans le monde angélique. Car toute connaissance donnée à l’homme doit retentir dans les mondes supérieurs. Ce que l’homme a acquis doit vivre et remonter. C’est cet homme dans la barque qui s’est chargé de cette tâche. Premier Ange parmi les Anges à avoir connu une destinée terrestre, il offre par son sacrifice la conscience aux siens et au-dessus.

- Et…

- Ce sera tout pour aujourd’hui.

- Peux-tu dire son nom ? demanda l’homme à la transparence comme à nul autre semblable.

- Il était interdit de le nommer jusqu’à ce qu’il ne paraisse sur terre. Cependant, son vrai nom est Chevalier du Cygne, bien qu’un nom lui fut donné. Gardien du Graal, fils de Parsifal, qui révéla la Coupe, il est l’ultime qui ne se dévoile pas au-delà de ce qui lui est permis. Il protège le mystère de la Coupe de son Père dont le plus grand des mystères est le Corps humain.

- L’as-tu perçu ?

- Oui. J’en ai vu la Genèse sans pouvoir aller au-delà.

- Et…

- C’est tout simplement merveilleux, je dois cependant me taire.

- Oui, garde le silence. Mais, viens avec nous. Nous avons quelques faits à te montrer. Nous te pensons aujourd’hui digne de cette vérité.

- Pourtant je suis si médiocre et tellement timorée, n’étant pas à votre hauteur.

- Est-ce cela qui compte ou sont-ce les forces du cœur que tu as démontrées ?

- Moi ? J’ai fait si peu.

- Fait au nom du gardien du vaisseau gouvernant la barque qui le porte. »

Le Maître-Vent au sein de son vortex les portèrent jusqu’à la mort qui est porte de la vie, connaissance et conscience, cette mort que l’homme doit faire mourir pour la vie éternelle.

«  Ici, nous sommes. Dit l’Être transparent comme la lumière et l’air.

- Et…

- Fais sept pas et regarde la mort en sa tombe.

La dame fait sept pas et revient vers la mort.

- J’ai fait sept pas, et…

- Fais encore sept pas vers la mort et reviens.

La dame fait sept pas et revient vers la mort.

- J’ai fait à nouveau sept pas vers la mort. C’est merveilleux. Je m’adosse à une pierre et la pierre devenue sépulcre palpite en moi, là où mon propre cœur bat. J’ai ressenti la vie. Le Cygne est là. J’ai dominé la mort.

- Fais encore sept pas. Puis, reviens.

La dame fait sept pas et revient vers la mort.

- Le pavé de la mort palpite à nouveau en mon cœur. Le Chevalier du Cygne est vivant. Il est celui que j’ai vu dans la barque que le vaisseau a transformé. Le Gardien du Graal.

- Qui est-il ? Dis-le !

- Le gardien du Graal est Caspar. Il est l’Ange incarné devenant Archange, laissant Michaël devenir Archée. Aucune place ne doit rester inhabitée.

- Allons au bord de l’eau et franchissons ensemble l’écluse. La tempête fait déjà rage et le Maître du Vent a besoin de combattants. Ainsi choisit-il ses martyrs, car il fut martyr, tel, je choisis dans l’invisible le mort pour qu’il reste en vie en son calvaire. Grimpons la colline ! Nul n'a pensé son après dans la mort. Il est. 

 

Ainsi, l’eau baignant la nature et l’écluse près de la sauge fleurie venaient de révéler à la fontaine des destinées les âmes qui ont leurs pieds baignés. Avant de quitter la rivière et ses chaloupes, ses arbres et ses fleurs, il s’inclina devant elle, puis ensemble, ils s’inclinèrent devant l’oiseau venu sur un épi de blé, s’inclinèrent ensuite devant la Nature endimanchée, resplendissante de vie, et s’inclinèrent devant la terre et ses minéraux qui brillaient pareillement au cristal enfin advenu en leurs chemins liés pour leur éternité. Il lui tendit une rose rouge qu’elle effeuilla pour que sept pétales ornent ses cheveux, tel, il l’avait souhaité trente-trois ans en arrière.

 

L'acte pur et le soi intime

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Auteur inconnu, photo Pinterest

 

L’Amour est une fleur qui, jamais, ne se fane,

adorant toutes les couleurs de Son sentiment,

insondable quand Il aime fleurir une urne,

quand Il pleure le geste perdu né d’un élan.

 

Allant Son chemin, le dos voûté, le pas meurtri,

ou les yeux levés vers Son empyrée, Il espère ;

espère être le soleil de toute âme bleuie

pour ne plus s’inonder de larmes amères.

 

Il a des ailes insaisissables en plein vol,

car de Son cœur angélique, souvent muet,

Il baigne les prunelles solitaires, les console,

sacrant les blancs pétales purs du muguet.

 

Engendre-t-Il la vie, sagesse née du destin,

qu’Il ne garde en Lui que Sa quintessence

lorsqu’Il fleurit soulevé par les Chérubins ;

et entre nos mains, entend l’existence.

 

En Lui, rien ne gémit des offrandes offertes

quand la fraternité est pure et mélodieuse,

déposant avec l’Archange, le fruit du prêtre

qui a aimé au-delà de l’attente religieuse.

 

Toute grâce est un bienfait guérissant,

sublime bénédiction ne réclamant rien,

sinon l’Amour couronné vers Son levant

pour avoir consacré Son nom en nos gardiens.

 

Il clame Son Verbe immaculé dans l’acte pur

n’ayant pas été entaché par le soi intime,

et l’âme soulevée de Son Amour dans l’azur

révèle Son ministère sans regrets ni abîme.

 

de Viktor KISS

 artiste polonais né en 1902 et mort en 1940. 

Une larme

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Auteurs inconnus

 

C’est une larme,

transparente,

presque ronde,

ovale.

 

Une larme

venue d’on ne sait où,

d’un œil

probablement.

 

D’une peine

assurément.

Tant à dire,

a-t-elle.

 

Tant à dire

sans rien dire,

simplement être

une larme.

 

Invisible de l’âme

née impromptue ;

s’invite en nous

sans avoir été invitée.

 

Une larme,

ça a de nombreux noms,

sauf celui de larme,

elle est larme.

 

Tristesse,

joie,

vie,

mort.

 

Trahison,

misère,

confiance,

sont ces noms.

 

Une larme

se baptise de sel

quand elle naît

d’une eau vive.

 

Baptisant

toutes les douleurs

toutes les joies,

elle roule

sur une joue.

 

Ronde ou ovale,

jamais elle ne blesse

car née de la blessure,

née de l’oubli.

 

Née pour pleurer,

pour être,

pour rire,

pour oublier.

 

Si tu le veux,

si tu le peux,

née pour libérer,

si tu le peux.

 

C’est une larme,

rien qu’une larme

qui ne dit rien,

ne dira rien.

Être une larme,

ce n’est pas triste,

la larme n’a pas mal,

elle est larme.

 

Tombée sur une rose,

la rose abreuvée

grandit, croît,

se multiplie.

 

Tombent ses pétales,

fanés d’avoir vécu,

d’avoir été trop arrosés,

par tous les temps.

 

Larme est morte,

rose aussi.

Comptine s’en va,

rejoignant sa tombe.

 

C’était une larme,

transparente,

presque ronde,

ovale.

 

C’était la parole

de l’ange

venu invisible

dire avec nous son émoi.

 

Le sourire de l'Ange

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https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Ange_au_Sourire

 

L’ange est venu dans ma nuit,

dire les affres de la blessure ;

d’un revers d’aile blanche,

a éloigné la mélancolie.

 

Au matin, il a offert la paix,

voyant l’usurpé pouvoir

trois jours avant la faute

dont il avait annoncé le méfait.

 

Avait-il vu l’avenir venir

pour un présent sombre,

qu’Ange a évacué sa colère

la remettant à la justice.

 

 

« Ne pleure plus tes jours ;

que ta paix demeure

qu’en Ma voix, tu entends,

j’ai vu ton pardon consacré. »

 

À peine revenue de la nuit,

dont la couleur est lumière,

dont le Verbe est Vérité,

Il a béni Son art, boutant l’injure.

 

« Ne cesse jamais d’aimer

malgré blessures et plaies,

jamais, ne réponds aux affronts

car du Christ, la Lettre doit être.

 

Qui se perd en paroles vaines,

en jugements et en verdicts,

laisse sa lumière sur la rive,

et sur sa rive, se noie d’un mot. »

 

Ainsi fut le matin venu,

habillé de l’aurore de l’Ange,

apportant la paix pour la Vie :

« Prépare l’avenir avec foi. »

 

La douleur s’est évanouie,

laissant ses stigmates, ailleurs, œuvrer ;

sur un autre chemin s’établir,

offrant le sourire de l’Ange.

 

"L'ange gardien" de František Dvořák

https://en.wikipedia.org/wiki/Franti%C5%A1ek_Dvo%C5%99%C3%A1k_(painter)

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