Béatrice Lukomski-Joly


Ma page Facebook Ma page Facebook

1 / Du souci de comprendre le jour et la nuit et 2 / des traductions automatiques sur certains concepts

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Aube ou point du jour

Le jour est né de la nuit.

En hommage au poète Novalis que j'ai profondément médité depuis des années, en évitant de lire ce qui pouvait s'écrire de parts et d'autres sur le pourquoi pour comprendre par moi-même, tout en lisant foule d'articles autres sur le poète.

Pourquoi ai-je tant écrit à propos de la nuit et moins sur le jour ? Il suffit de lire le poète Novalis pour comprendre et pourtant, quelle est la réponse du pourquoi la nuit plutôt que le jour puisque Novalis, poète mystique autant que spirituel sans mysticisme, nous parle bien de l'allégorie de la nuit, et non du jour qui est l'éclatante lumière témoignant de ses écrits en Christ. L'énigme est à défricher et s'il y a énigme, c'est que réponse est sous nos yeux, facile à comprendre et en cela mérite que l'on s'y arrête.

Poète, je me suis dit que le poète intérieur pouvait comprendre la pensée d'un poète, comprendre ce qui n'est pas dit, car c'est tellement évident que le dire serait reformuler une évidence. Il ne tait donc pas un fait, n'en fait guère davantage une énigme. 

La nuit précède le jour : lumière, connaissance, amour, élévation, spiritualité haute  et non le jour précède la nuit, nous ne pouvons alors qu'adorer la nuit et lui vouer un culte de reconnaissance pour son don en le jour et sa lumière.

C'est ce que j'écris dans mes poèmes lorsque je parle d'elle.

À noter qu'une connaissance s'est perdue ; c'est celle qu'aube et aurore sont deux temps différents, bien marqués, qui apportent le jour, partition en trois temps, témoin de la lumière qui se nomme, et non jumelles. Le matin ne peut donc qu'être trinitaire en ses aube, aurore et jour. Si nous voulions marier l'aube et l'aurore, nous aurions à dire " crépuscule du matin" en opposition au "crépuscule du soir", plus connu.

 

Aurore

 

Le crépuscule du soir n'est que le rappel du crépuscule du matin avant la nuit ; ils ne sont donc pas opposés ni en opposition. Ils sont UN dans cet aspect trinitaire de la nuit et du jour. Si l'un est joie et l'autre semblerait être une angoisse, c'est en leur pouvoir de vérité qu'il faut s'atteler à déceler ce qu'ils nous disent intérieurement.

Pourquoi l'un serait la peur alors que l'autre serait un chant dans cette absence d'opposition ? Pouvons-nous penser que le chant devenu hymne ne s'adresse qu'au matin ? Non ! car le chant de la nuit n'est que la conscience de ce que la nuit apporte le jour dans le Soi-esprit. Ce n'est pas le jour qui offre la nuit, mais bien la nuit qui offre le jour. Le jour ne peut pas offrir la nuit, ce serait contraire à la volonté de la lumière que de nous porter si haut dans le chemin de connaissance ; l'inverse correspondrait à une chute tel un ange déchu. La nuit porte donc bien le disciple vers son jour. Image d'une connaissance, image d'une réalité, la nuit est ce silence dans un espace vide que nous devons remplir de lumière en soi.

Si nous considérons que la création a procédé de la nuit, de l'immobilité par un don pur d'amour pour offrir le jour, il va alors de soi que nous devons louer la nuit d'avoir créé le jour, car sans elle nous n'aimerions pas, nous n'irions pas vers le Soi-esprit, et c'est dans ce mariage aube/aurore que la nuit nous apporte chaque matin ce que la nuit est, en demeurant unique, pendant que jours se succèdent pour acquérir la lumière unique, UNE.

 

Explications pour les personnes de langue anglaise sur les mots "aube" et "aurore" lors de la traduction automatique.

 

Pour revenir sur l'explication donnée sur la différence entre l'aube et l'aurore qui sont deux moments distincts du lever du jour ; l'aube apparait avant l'aurore pour donner le jour, l'aube est le POINT du jour et "l'aurore est la lueur qui suit l'aube précédant le lever du soleil" (définition du dictionnaire français).  Je me suis questionnée pour savoir si cette différence dans ces deux états physique existait en d'autres langues que le français. 
Puisque mes poèmes, sur le blog, sont lus par beaucoup de pays dans différentes langues, j'ai voulu vérifier. Et je découvre qu'en langue anglaise "aube et aurore" ne sont qu'un seul mot " dawn" , il n'y a pas de différence ! Dès lors,
 pour une personne de langue anglaise, mes écrits parlant de l'aube et de l'aurore, deviennent incompréhensibles, toutes subtilités absentes. En langue anglaise, le vide s'installe, ici.

En allemand, la différence existe ; nous avons "Klinge" pour l'aube et "Morgendämmerung" pour l'aurore. Les textes sont alors traduisibles dans leur subtilité. Idem en espagnol et en italien et autres langues.

Il est intéressant de voir qu'en langue anglaise, les subtilités dans la réalité du monde disparaissent, n'existent pas. À ce que j'ai pu constater également dans les traductions, il n'y a jamais d'autres choix possibles dans la langue anglaise et que le sens des mots est souvent falsifié comme en français pour ce que j'en connais.

L'inverse est vrai aussi, là où relier en anglais se traduit par "to connect" et que connecter est " to log on", le français traduit toujours "to connect" par connecter  "to log on" (!) alors qu'il serait juste de traduire par " relier"  qui est le sens réel, juste. Pourquoi ?  "to log on" est un mot informatique et "to connect" est un mot humain en langue anglaise, alors qu'en langue française  "connecter" n'est plus le verbe relier, il devient une forme négative en opposition à l'humain. Il faut avoir conscience de cela dans le choix des mots lorsque nous traduisons.

Je pourrais ainsi donner d'autres mots qui, dans la traduction où leur prise de position contraire à l'humain, vivent dans nos expressions, comme le mot anti-Christ (qui est un nom attribué à un être) est depuis des siècles en langue française traduit par anté-Christ. Mais, "anté"  signifie "avant" ; l'anti-Christ ne peut donc pas être avant puisque nous le savons CONTRE le Christ et là est le vrai sens ! imaginez ce que cela donne au sens de l'Humanité lorsqu'en langue française, nous écrivons et disons "anté" à la place" d' "anti" ! La signification n'est plus la même et détruit jusqu'à l'essence même de la Vie ! Ensuite, nous nous étonnons du destin français et des pays de langues francophones !  Rien d'étonnant dans le maintien d'un mot faux. Oui, le mot est un être vivant qui doit élever et non le contraire. Je comprends alors ce qu'affirmait Rudolf Steiner lorsqu'il parlait du destin de la langue française avec cet "anté" au lieu d'"anti" ; là est la clef de son affirmation ! puis de la langue anglaise appauvrie, mais ayant gardé le sens d'"anti".

Cela relève bien sûr de ce que j'ai personnellement pensé en qualité de poète lorsque méditant R. Steiner sur le sens de la langue, du mot vivant, de l'écrit.

La langue française fait la même chose avec le mot homme que je suis obligée d'écrire avec un H majuscule si je veux faire la différence, ce que la langue allemande fait : "Mann" ou "Mensch". La subtilité en français n'existe pas.

À partir de ce constat, nous pouvons nous demander où nous conduisent les langues dans la volonté d'offrir une pensée juste, ce qui est un souci pour moi, car à l'heure de l'instantané par la communication informatique, je m'aperçois qu'un texte peut prendre une tout autre signification que celle écrite en ma langue maternelle. 

Le mot est un être vivant, je le reformule, nous n'avons pas le droit de le tuer en le transformant à notre guise. Lui donner un sens contraire relève de la chute de l'être spirituel qui l'a mis au monde, car Rudolf Steiner nous dit bien qu'un mot à des ailes en tant qu'être vivant. Le savoir ne peut laisser un poète ou un philosophe dans l'inconscience de l'outil et l'offrir à son contraire. C'est en cela que R Steiner disait également que l'écrit était la proie de Méphistophélès - Ahriman, et que le roman, si nous n'y prenions garde dans une vigilance extrême, en était le moyen le plus adéquat.

Pour revenir aux mots aube et aurore, il en est ainsi ; nous ne pouvons pas les confondre. L'aube première précédant l'aurore est le premier moment ou le jour est né  lors de la création. Il fallut une aube, il fallut une aurore pour donner le jour : forme visible de la Trinité.

Peut-être sera-ce le derrnier état de Conscience après que l'homme ait pris conscience de la vie intime du règne animal par ses émotions vécues, et en ce moment de la vie du végetal par ses sensations découvertes !

En qualité de poète, cela me tient à coeur, et depuis plusieurs mois, je m'entretiens avec vous du pouvoir du mot, car je me sens avoir une responsabilité à son égard. Les mots ont une vie que la conscience humaine à cette heure ne perçoit pas. 

Amitié
Béatrice

Lumière et ténèbres

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

https://www.amazon.fr/gp/product/B088LMW7MD/ref=dbs_a_def_rwt_bibl_vppi_i0?fbclid=IwAR2pJKJ3zoGydtuMB5NqFIjiUmBQb6JM-VtpHeNci5rH9R7SkVS0yK0tleY

763 pages reprenant toutes les catégories citées.

Amitiés Béatrice

 

 

La poétesse Marie Noël

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

http://www.auxerretv.com/content/index.php?post/2012/04/12/Hommage-%C3%A0-Marie-No%C3%ABl%2C-la-grande-et-humble-dame-d-Auxerre

 

Je viens timidement vous parler de Marie-Noël, elle, qui ose nous rappeler sa disgrâce dans l'oubli de sa poésie qui nous ferait pleurer, tant elle fut grande Marie-Noël , tant elle interpella les consciences, tant elle mit en avant la chrétienté et mieux encore le Christ vécu à chaque pas de sa mémoire actée de son quotidien ! Il parait que peu de gens passent à côté de toi dans ta ville sachant qui tu es.


Je viens timidement vous parler de Marie-Noël, elle que je connais depuis mes 20 ans, il y a si longtemps ! Elle que je croisais au détour d'une rue Auxerroise au travers du regard de sa statue qui m'interpella de sa stature, me demandant alors " Mais qui est-elle pour ainsi nous regarder du haut de sa mort , pourtant si vivante, qu'elle me demanda d'aller au-devant d'elle , lire ses écrits ? "


Je regardais cette statue vêtue d'un long manteau noir en la ville d'Auxerre, porteuse d'un parapluie, accompagnée de son petit chien assis à ses pieds . J'ignorais encore que je la rencontrerai vraiment, poussée jusqu'à l'émoi le plus profond, elle l'Auxerroise de mes rues fréquentées jusqu'à l'usure, de tous mes détours qui ont fait de mes auteurs des compagnons plus que des écrivains, plus que des philosophes, plus que des hommes, seulement des amis en partage à la lumière de mes nuits partagées avec le livre, traversant la pensée qui s'est attachée tel un lierre à mon âme dévastée à laquelle chacun d'eux me voulait de ressurection ; la lumière dans la nuit, la nuit ensoleillée;la lumière apportée pareille à une aura couronnant ma tête. Elle fut d'eux.


Déjà ses livres se raréfiaient à la trouvaille des libraires, rarement réédités par le manque de lecteurs dans notre société galopante vers le matérialisme dont la conscience, très tôt, me creusait la ride pour ne pas vouloir l'épouser ; Marie-Noêl ne se lisait plus ! Marie-Noël restait ancrée au port d'Auxerre alors qu'elle avait interpellé tant de gens, tant d'écrivains célèbres de son siècle jusqu'au Général de Gaulle qui inclina sa tête par respect envers cette grande dame de la poésie, de l'écriture, venant la rencontrer en son humble maison, car Marie-Noël restait humble.


N'avait elle pas écrit pour les autres, tous les autres, sans vouloir se mettre en avant ? jamais ! Marie-Noêl n'avait que des pensées au travers du mot versifié à répandre dans le monde pour dire qu'elle n'était que la passante d'un monde qui va vers nous,  et que la regarder, elle, n'avait pas de sens, puisque c'était son idée qui prévalait sur son humilité galopante !


Je l'ai aimée de suite, plus fort que mon humilité encore fausse . Elle avait de ses façons de vous regarder que la mémoire encore porte ces stigmates ! Non pas que je l'ai rencontrée vivante en son corps de chair mais dans sa mort éloquente : j'avais 10 ans à sa mort !


Dix ans à sa mort ! Vingt ans, quand elle m'interpella en sa ville, que j'ignorais encore avoir à arpenter un jour lointain en ma propre destinée au presque quotidien, en tous les cas toutes les fins de semaine !


Auxerre, ville superbe, sa ville, sa ville de souffrance qu'elle vous offre comme une crucifixion qui vous saisit et vous épouse. Epouser Auxerre, c'est dire oui à la souffrance qu'elle vous apporte sur un plateau doré tel un Graal qui transforme le plateau de la Sainte Table en une Coupe précieuse.


Jamais Auxerre ne me fit tant comprendre sa souffrance au travers de sa vie à la mienne reliée.


J'attendis encore quelques années avant de la lire pleinement. Je savais intérieurement qu'elle serait un choc puissant qui remue l'âme et incorpore les larmes dans la joie du rosaire.


Vivre avant de la lire pour s'avouer qu'elle a puisé dans notre destinée à venir à la sienne feue, ce qu'elle voulait partager ! Elle m'a emportée. Elle savait déjà que du haut de son ciel, je lui reviendrai, à me conduire sans cesse sur ses pas, épousant les rives de l'Yonne comme autant de miroirs à mes lectures les jours d'ensoleillement . 


Fallait-il être stupide pour ne pas reconnaître que mes pas ressemblaient à ses empreintes, allant jusqu'à sa maison que j'admirais sans savoir que c'était la sienne et que nul n'admirait plus parce qu'elle est devenue décatie de misère au temps qui l'attaque et que nul ne restaure, pas même la ville d'Auxerre qui en parle si peu et l'oublie .

Combien de fois me suis-je posée devant sa façade, admirant - je ne sais quoi - ? le temps m'a appris qu'elle me parlait en secret , ignorante de sa voix intérieure quand bien même je l'aimais. 


Marie- Noël marche avec nous dans ces rues qui ont gardé leur empreinte de ses pas, de sa maison à la cathédrale. Ces rues qui pour la plupart n'ont pas changé de visage, les façades noires tellement vieillies, quasi cramoisies, que nous nous pourrions croire encore incarnées du début du siècle et mieux encore, des siècles précédents jusqu'au moyen âge, comme si Auxerre refusait de s'ancrer dans une époque précise, les épousant toutes. 


Alors ! Alors ! Je pris mes jambes avec moi pour une longue promenade, seule, un bouquet de roses anciennes à la main et tant d'autres dans le coeur, celles que ne vendent plus les fleuristes, sinon le mien pour moi, pour regarder l'Yonne d'un autre regard ; L'Yonne que j'ai si peu aimée pour ses souffrances que les flots n'emportent pas, jalouse de les garder en ses entrailles de rivière qui coule sans remous, sous un sol de boue à laquelle on s'enlise ! L'Yonne, qui n'a rien d 'autre à offrir que ses misères, son histoire de grands mystères qui a vu tant de drames que nul n'ose regarder tant l'horreur la visite ; il a fallu une Marie-Noël pour espérer la réhabiliter dans sa poésie, dans ses méandres au détour de chaque ville ! 


L'Yonne, rivière sans flots, aux cents écluses, qui voit encore les péniches engranger le grain, et ses bateaux de tourisme ; l'Yonne bordée de noyers aux fruits d'automne qui , peut être, veulent nous rassasier d'espoir jusqu'au printemps, engrangeant les joies de l'été jusqu'à l'hiver pour mieux nous aider à la traverser !

Sur tes hanches, je me suis allongée souvent, lisant d'autre que toi; aimant Lamartine chèr à mon défunt père et Hugo mon plus fidèle compagnon depuis que j'ai su lire à mes cinq ans .


Oh ! Marie- Noël ! Les as tu vu ces lumières miroitant sur la surface de l'eau lorsque le soleil se couche ou dans le soleil de midi qui nous aveugle ? L'homme au prénom de la Pâques, avec moi, s'infiltrait au raies de sa brillance et les enfants aux destinées menaçantes griffaient sa rive de leurs rayons de leur bicyclette. Ils étaient blonds comme les champs de blés des champs auxerrois qui ont aujourd'hui préféré le colza au blé .


Marie- Noêl, je n'ai pas eu de petit frère à perdre dans son berceau, quoi que ! me voyant verser tes larmes sur les petits draps fins de lin blanc brodé de l'enfant que tant tu chérissais, ni de fiancé qui m'abandonna, tout cela les veilles d'une fête de Noël ; J'ai eu d'autres drames que tu as vus et sur lesquels tu as souri comme une alliée qui me souhaita la bienvenue à ton chapelet dont les perles ne s'usent même pas à les harceler entre nos doigts !


Marie-Noël ! Puis je te dire que je déteste Auxerre autant que je l'aime ta ville ? La ville de toutes les dualités ! La ville des sourires authentiques comme des larmes qui deviennent sanglots ! Tant de drames se perpétuent dans ta ville, plus discrets, plus sournois au nom d'une société bien pensante ! Est ce pour cela que ta maison s'épuise sous ses colombages grisés et sa chaux ternie ?


Marie-Noêl ! T'es plus que ma famille , tu es plus que mon amie ! Tu es mon coeur qui chavire à la lecture de tes versifications qui nous font souvent chercher l'inspiration du souffle qui se respire avec difficulté, lorsque tu absentes la césure pour mieux s'y pencher et chercher à rétablir l'équilibre de la respiration s'équilibrant à nos mots !


Je me suis assise sur la terre battue de ta demeure devenue tristement parking, et là , j'épie ton regard posé derrière une vitre de ce numéro 1 de la rue Marie Noël et tu me dis : Allons ! Point ici ne restons assises ! Allons nous essouffler à la montée de nos rues si étroites, si galopantes dans leur montée ! 


Un souffle a enrobé mon bras comme si elle venait d'y poser le sien pour que je l'aide à monter encore vieille qu'elle est ! C'est tout mon bras droit qui s'est vécu enrobé de sa présence . " Il te faut t'arrêter dans cette librairie antiquaire, viens, je vais te présenter ma famille, t'y faire découvrir mon écriture, celle qui écrivait de mon encre noire à la plume sergent major ! Allez entre, toi la timide, la plus que réservée ! Qu'as tu à craindre ? "


Et Ô merveille, j'y rencontre quelques dames qui t'ont connue de ton vivant , toi, Marie Noël !

Article écrit en 2012, paru initialement sur arts et lettres belgique, repris par TV Auxerre, revu ce jour.

http://<iframe width='100%' height='100%' frameborder='0' marginheight ='0' marginwidth='0' scrolling ='no' src='https://player.ina.fr/player/embed/CPF08008601/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/wide/1' allow ='fullscreen,autoplay'></iframe>

Mon âme-soeur

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

La nuit est tombée, et sur ton inquiétude, t'a laissé éveillé. Tu ne pouvais pas dormir, inquiet de savoir mes écrits confiés à la toile parce qu'aucun éditeur ne trouve plus utile de publier ce genre d'écrits qui pense, nourrissant l'Amour pour l'Homme en devenir. Tu étais inquiet. Tu ne pouvais plus dormir. Faut-il m'aimer pour être inquiet sur l'avenir de mes poèmes et ne plus trouver le sommeil à cause de moi ; poète ! Oui, tu m'aimes, sinon tu ne te serais pas inquiété !

J'ai trouvé incroyable que l'on puisse, ainsi, se soucier de ce que je peux faire dans la Nature de la Poésie, car qui se soucie de cette dame aujourd'hui ? Toi !

Tu ne trouvais pas le sommeil, les yeux grands ouverts dans la nuit, songeant à comment protéger ce qu'il te semble être un trésor. Alors, tu m'as appelée.

Moi ? Je n'ai aucune inquiétude ; je fais ; je vais ; j'écris ; confiante en mon art. Je ne doute pas de moi ; je doute seulement de la réception de tels écrits ;  si en osmose avec ce que nous œuvrons, la vie de l'Esprit pour l'Esprit. Je ne doute pas de la parole écrite ; toi non plus ! le Verbe en mouvement s'inscrivant chaque jour en nos gestes et nos yeux. Mais, tu étais inquiet ! La toile ! Oh ! la toile ! Je t'avais dit ce que j'avais vu de l'avenir de la toile ; cela t'a effrayé. Écrit à mots partiellement couverts pour ne pas effrayer davantage, toi, tu savais qu'il y avait un risque. Alors, tu n'arrivais pas à dormir, cherchant la solution pour protéger cette masse de poèmes qui te semble d'une prodigieuse avancée sans que je n'en sois vraiment consciente, me dis-tu ; tu me le dis souvent. Que je n'en sois pas pleinement consciente te fait sourire, car si je l'étais je tomberais -peut-être- sous le poids de cette charge. Tu dis que je le ressens partiellement, afin que je ne m'arrête jamais d'écrire. Tu crains que je cesse d'écrire, car tellement chargée par la vie depuis que je suis là ; mais non ! c'est là que réside ma force dans la plume venant pour nous tous. Je souris, parfois ris. Que suis-je ? rien ! Ce n'est pas ton avis. Tu n'en dors pas. Moi ? Je dors de ce sommeil si particulier que je suis si reposée que je ne me soucie pas, car ce qui doit être, doit être. Tu le sais aussi. Non ! Comment protéger ces textes hors de la toile ? te questionnes-tu. Je ne sais pas. Je les lui confie. Ils sont lus. C'est prodigieux me réponds-tu encore ! C'est de l'inattendu dans le besoin des gens, ajoutes-tu. Tu dis encore que c'est si nouveau que cela ne doit pas se perdre ; et tu restes éveillé à cause de moi.

Tu m'as donné un nom, Christophoros ; je t'ai dit - peut-être ! - mais Jean de Lebenkreutz est moi, aussi. C'est le nom qui est descendu. Alors j'ai deux noms comme dans la vie ici-bas ! Cela se dit, Pascal, Jean de Lebenkreutz de Christophoros ? C'est ce qui est descendu des Nues sur nos âmes soeurs.  Tu m'as répondue : Jean Christophoros de Lebenkreutz est plus juste. Les gens trouveront curieux d'écrire au féminin avec une identité masculine, mais c'est cela la vie, un corps éthérique féminin pour un corps physique masculin et l'inverse, un corps éthérique masculin pour un corps physique féminin. 

Alors, tu m'as dit qu'une image si belle t'avait été donné pour te rassurer, pour que tu ne t'inquiètes plus, et que tu as retrouvé le sommeil. J'en suis contente. Je ne dois être une gêne pour personne. je suis souvent invisible, venant de nulle part pour aider ; cela aussi, beaucoup l'ont vu.   Tu as écarquillé les yeux regardant cette image, et m'as dit «  je suis rassuré, seule toi la comprendras, mais je suis rassuré. »

Qu'as-tu vu ? demandai-je. Tu me dis, à la tombée de la nuit, qu'un coffre carré de marbre veiné de rose flottait dans l'aether, ces douze angles arrondis, car le coffret avait un couvercle que l'on pouvait sceller et desceller à volonté. Tu dis encore qu'il était conservé dans les Nues par des êtres dont tu ne voyais pas les visages, mais dont tu savais qu'ils étaient les garants de ces écrits. Tu étais émerveillé.

Comment le perçois-tu ? me demandas-tu. Si l'image est belle, rassurante, confiée à mon entendement, je n'en vois pas toutes les significations, hormis qu'ils sont protégés et que je l'ignorais.
Je te dis alors que le marbre était symbole d'éternité ; que tout ce qui est dans le marbre gravé est vérité ; que le rose est -depuis la nuit des temps- la couleur de la Rosa Mystica ; et que les douze angles arrondis ne pouvaient que me faire penser à la Pierre de Fondation ; que je ne voyais pas autre signification. Ton aether vu, je t'ai dit que je ne voyais que la chronique de l'Akasha ; qu'il ne pouvait y avoir d'autres mémoires conservatrices, et que tout y est conservé. Que tu aies vu un coffre m'a rassurée aussi, car seul l'Esprit pourra ouvrir ce coffre et non de rampantes volontés.

J'ai plaisanté aussi, parce que j'aime acter d'humour, et je t'ai dit  "À moins que ce ne soit ma pierre tombale que tu aies vue !"  Tu as ri, car ce n'était pas moi dedans, mais mes écrits, le couvercle levé pour que tu puisses voir. »

Puis, je t'ai encore dit qu'il fallait bien un coffre pour y ranger tout ce que j'avais écrit sur mes nombreuses vies incarnées. Je t'ai rappelé mon Credo en 1250, les mémoires de mon saint Roy, et tant d'autres depuis.

- Ah oui ! as-tu répondu en t'esclaffant ! j'avais oublié !

- Pas moi ! j'ai vécu une vie avec cette mémoire.

J'ai ajouté que c'était pour cela que tu avais vu le marbre veiné, témoignant du fruit de mes veines vécues, alimentant la vie et les saints actes de vertu qui sont miens depuis tant de vies. J'ai senti tout cet amour qui m'enrobait, de toi à moi, de nos vies ensemble, de nos pas marchés ensemble ; toujours dans le même combat : être pour l'Esprit.

Alors, tes yeux se sont fermés dans la nuit, allant chercher le sommeil, l'âme apaisée, l'Amour éclatant. Moi ? J'ai continué à écrire. J'ai repensé à mon Credo, fier de l'avoir écrit pour mon saint Roy. Ô Louis !

Ensemble, mon âme sœur ! Je t'ai offert mon cheval et toi, un coffre de marbre rose veiné d'éternité.

À Pascal Renard, mon âme -soeur.

Vézelay, colline éternelle, patrimoine mondial de l'Humanité U.N.E.S.C.O

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Photo François Bonnet dans http://fbonnet.canalblog.com/archives/2009/02/04/12363130.html

 

Vézelay, colline éternelle, patrimoine mondial de l'Humanité U.N.E.S.C.O

 

Propos personnel avant d'aller, ensemble, la visiter

 

( Article copié-collé paru sur un ancien blog à mon nom )

 

Aujourd'hui, je vous emmène sur la colline de Vézelay, lieu où je me rends fréquemment. L'envie me prend de vous faire visiter ce lieu sacré, resté pur dans ses traditions.

Il est quatre heures trente lorsque je me réveille pour aller, retourner et encore vivre dans ce lieu qui n'a pas sa semblable en France. Je me frotte les yeux, si fatiguée ! Comment et pourquoi se lever si tôt un jour de repos alors que se lever à 4h30 est mon quotidien ? Cela restera une énigme voulue ou plutôt une spirale allant de l'avant, toujours en mouvement.

Il fait nuit noire, une de ces nuits si sombres avec un brouillard si épais que j'ai envie de me recoucher mais c'est sans compter sur le lever du soleil que je vais vivre, ni sur la Merveille ( La Merveille est son autre nom.) qui m'attend en haut de la colline pour refuser au dernier moment cet immense appel renouvelé !

Le froid est intense, l'humidité me glace le sang. Je roule dans la nuit noire, fracturant le brouillard de mes sept chevaux - motorisés - ( question d'époque ! ) ! Est-ce pour cela que je ne parviens pas à me réchauffer ? Fichtre brouillard ! J'ai envie d'abandonner ma course pendant que le frisson et le froid me figent. C'est cependant sans compter avec ma pensée qui vole et vole déjà vers la colline éternelle. J'ai envie d'entrer consciemment dans la spirale du temps, dans la spirale du Narthex qui me fera franchir ses portes, dans les robes blanches des moniales, dans la spirale de ma vie qui me crée moi ! Alors, je vais, coupant la nuit noire avec détermination et constance. Parfois la peur me saisit de tant me confronter au brouillard dans une nuit sans lune et sans étoiles parceque cachées par l'épais manteau de brume blanche opaque. Que ne suis-je pas restée sous mes draps blancs ! Personne sur la route ! C'est dimanche. Le deuxième de l'Avent, celui de la miséricorde ! Je roule vers Noël. Je commence la fête de tous les espoirs. Mais pourquoi pas une étoile ne s'offre à mon regard ? C'est alors que je pose cette question, que j'ose tourner la tête vers ma gauche, là où est l'est, appelée par un je ne sais quoi de la lumière ! Oui, elle est là, enfin ! Cette aurore nouvelle, cette aurore chaque matin renouvelée, cette aurore qui va se vouloir flamboyante comme je les aime tant. Un trait de vert émeraude, un autre de bleu indigo, un dégradé de roses naissants, une touche d'alizarine dans un blanc de titane pour tout éclairer et rendre la transparence aux reflets ombrés terrestres que les arbres, encore, voilent de bruns et de terre de Sienne dans cette immense nuit, une envolée de couleurs ! Enfin la lumière ! Enfin cette énergie qui nous fait mériter le jour après la noirceur de la nuit ! Je franchis  le mur opaque à grands "enjambées" de roues, tout en écoutant des chants de Noël, de ces chants qui élèvent l'âme dans l'allégresse et la joie d'être, simplement, le coeur vaste comme l'océan, la foi indémantelable, chevillée à ma pensée et mon coeur.

J'ignore comment je parviens à couper le brouillard, le regard levé vers cette aurore, comme lorsque je marche le nez en l'air, sans risquer l'accident, ni la fracture de mes os  ! 

L'aube s'installe pérenne comme la colline éternelle qui pointe ses croix souvenirs vers son Être. Je suis enfin dans le Morvan, dans les monts si usés du Morvan. Je longe alors la Cure ( rivière du Morvan) embrumée dans son lit de pierres bleutées mauves. La terre fume de cette chaleur bienveillante qu'elle accueille du lever du soleil.

Tout n'est que beauté, paix et mouvement du cœur.

 

photo François Bonnet - Vézelay dans sa nature givrée

https://www.naturimages.com/fr/photographes/francois-bonnet-frx1addedac7110000000000024.htm

 

Puis, la voilà, elle, Sainte Madeleine, basilique de Vézelay dans ses draps de brume dont on ne voit que ses tours carrées au dessus de ses volutes spiralées des froids qui s'évanouissent.

Je rêve ! non ! Je ne rêve pas ! C'est toujours ce même émerveillement. La nuit s'est couchée fatiguée, la lune et les étoiles ont fait leur révérence au jour avant de se retirer quelques petites heures.

................................................................................

Mais, où se situe donc Vézelay et sa colline éternelle ? Vézelay est dans le département de l'Yonne, dans la région Bourgogne, à quelque distance sud d'Auxerre, à quelques lieues de Paris,  vers le sud-est,  en descendant vers Dijon, vers la Provence, vers la mer. Voyez-vous, là, sur la carte le massif du Morvan ? Elle est à la pointe nord, centre exact entre Clamecy et Avallon.

 

Un clic droit sur la photo, choisir l'item " ouvrir l'mage dans un nouvel onglet" pour  l'agrandir. il en est ainsi pour chaque photo ici et sur mon blog.

Vézelay 

 

http://www.tourisme-chablis.fr/en/tourisme/pays-chablisien/le-village-de-vezelay/83/

Vézelay, célébrée grâce à la basilique de sainte Marie Madeleine et de la colline classées au patrimoine mondial de l'Humanité, elle est l' alpha de l'une des principales voie de pèlerinage de saint Jacques de Compostelle , la via Compostella en parallèle à la via Turonensis au départ de Tours.

Ville historique de la chrétienté, elle fut le départ de la seconde croisade prêchée par Saint Bernard au XIIe siècle. 

 

Photo DANIEL DRAY

 

La ville est ordonnée sur une haute colline. Cette colline a valu à zelay d'être renommée en 793 Vézelay-la-Montagne. Pourquoi ? Le côté ouest est facilement accessible, alors que les versants sud, nord et est ne le sont pas. Vézelay ordonne la vallée de la Cure qui fut la voie de navigation principale de la région morvandais

 

 

La basilique et ses rayons

 

La basilique sainte Marie Madeleine est un monastère bénédictin où vivent encore les moniales des Fraternités de Jérusalem et où le saint sacrement est toujours celui donné par saint Jean de Chrisostome, père de l’Église grecque : χρυσόστομος/chrysóstomos, littéralement « Bouche d'or "

 

 

 

En l'an 782, à Saint Père, est entrepris dans la vallée un premier monastère. Détruit par les Normands quelques années plus tard, il sera reconstruit sur la colline pour y être inattaquable. Réédifié après l’incendie de 1120, le monastère compte alors près de 800 moines bénédictins. Mais, de nombreux conflits opposent les abbés et les habitants exaspérés par les impôts levés pour la construction de l’abbatiale.

Au XIIe siècle, la présence des reliques de Marie Madeleine fait de Vézelay un des hauts lieux de la chrétienté. Comment sont-elles arrivées là ? Nul ne l'a jamais su .

 

La crypte de la basilique comportant les reliques de Marie Madeleine.  Vous verrez là sur le sol, à ses pieds, des feuilles  par dizaine, intentions de prières pour les détenus de Joux la Ville.

 

La prospérité et le calme revenus, Vézelay adopte timidement le style gothique, alors que celui-ci en est encore à ses balbutiements. Rappelons que l'art gothique est né de l'abbé Suger (1081-1151) dont la première cathédrale gothique fut celle de Sens en Bourgogne dans l'Yonne et dont le « brouillon », à ce qui se dit, fut l'église de Pont sur Yonne, 10 kilomètres de Sens.

La gloire de l'abbaye grandit encore lors de la réunion tenue en son sein pour le lancement de la troisième croisade en 1146 par Bernard de Clairvaux.

Puis à la veille de la révolution française de 1789, elle est déjà en piteux état. Toutes les dépendances monastiques sont détruites. Les effigies des saints sont attaquées comme dans toutes les villes de France. La France et sa révolution décident de faire de notre beau pays un pays laïque faisant fie de sa mémoire architecturale en sacageant les visages des sculptures religieuses et donc de sa chrétienté ! Des églises sont abattues mais Vézelay tient debout malgré son saccage.

Tombée dans l'oubli et vouée à la ruine aux XVIIIe et XIXe siècles, la commune cherche à sauver l'édifice, mais éprouve de grandes difficultés à trouver des fonds. C'est Prosper Mérimée, écrivain (1803-1870)  Inspecteur général des Monuments historiques, qui obtiendra les subsides nécessaires. La restauration est confiée au jeune Viollet-Le-Duc ( 1817-1879) ainsi qu'une reprise des pèlerinages lui permettent de retrouver une partie de son éclat.

En 2010, c'est un appel de Nicolas Sarkosy qui souhaite refondre le site avec un projet voulant redonner du lustre à l'abbaye et la colline, voté pour sa consolidation bétonnée qui voit le jour et  est réfuté par l'ensemble des Vézeliens. Non, c'est non ; Vézelay ne le sera jamais.  https://blogs.mediapart.fr/anne-duvivier/blog/220513/vers-la-betonisation-de-la-colline-de-vezelay  Le projet d'une Vezelay bétonnée, fort heureusement, ne verra pas le jour. L'opposition fut forte. Les Vézeliens ont refusé de voir leur ville soumise à un grand marché du Temple pour lui conserver sa vie spirituelle.Certes il faut restaurer Vezelay et sa basilique dont le Narthex menaçait, menace de s'effondrer mais en lui conservant sa vocation première et unique : mission de pélerinages et de spiritualité vécue. La porte centrale du Christ en majesté sera soutenu par deux portes géantes faites de vérins hydrauliques

 

 lire ici un excellent article traitant des rayons solaires présents dans les  oeuvres d'art  http://dossiers.secrets.free.fr/enquetes/mysterieux.rayons.solaires.htm#03

 

Quels sont les illustres, outre saint Bernard, ayant séjourné à la Basilique de Vézelay  ?

 

 

Bernard De Clairvaux

 

 

Bernard de Clairvaux naît en 1090 à Fontaine les Dijon près de Dijon-Bourgogne-, mort en 1152

En 1115, l’abbé de Cîteaux confie à Bernard,un groupe de moines pour asseoir une abbaye qui prendra le nom de Abbaye de Clairvaux, parce qu'elle fut bâtie dans une clairière. C’est au Val d’Absinthe que le jeune père abbé, futur Bernard de Clairvaux, et quelques moines venus de Cîteaux,commencèrent à défricher une clairière de terre inculte au cœur de la forêt qui couvre les collines et les vallées aux confins de la Champagne.

Cette terre de silence et d'austérité va évoluer pour la postérité. La grande abbaye est arborée de vignes, colorée de granges, de forges, de moulins pour qu'y vivent les moines Le jeune Bernard y mûrit une doctrine personnelle, expression de sa spiritualité . Les sermons qu’il fait aux moines et ses chartes sont retranscrites puis diffusées. Les moines de l’ordre de saint Bruno sont bouleversés par ces écrits. Bernard fait légion de convertis par le rayonnement de ses écrits,sa charité , son humilité et son dénuement total.

Bernard est confirmé par ses contemporains et entretient de nombreuses relations épistolaires, particulièrement avec Hildegarde de Bingen. 

 

 

« Remarquez que la crainte engendre la componction, la componction, le renoncement à tout, celui-ci la vraie humilité et cette dernière la vraie confession, où se trouve la purification de tous les vices. La confession fait pulluler les vertus; une fois devenues grandes ces dernières font la pureté du cœur en quoi consistent la vraie sagesse et la charité parfaite. Après cela, il faut savoir que c'est l'esprit de crainte qui donne la crainte ; l'esprit de piété, la componction; l'esprit de science, le renoncement aux choses présentes; l'esprit de force, la traie humilité; car l'humilité vainc tout; l'esprit de conseil donne la confession; l'esprit d'intelligence, l'acquisition des vertus ; l'esprit de sagesse, la parfaite pureté du cœur et l'amour. » tiré de la bibliothèque des Dunes

et « Nul ne mérite plus notre colère, qu'un ennemi qui feint d'être notre ami » (De Conv. ad Hug).

 

Le Narthex et le Christ en Majesté de la basilique Sainte Marie Madeleine

 

 

« Le Narthex est doté de sculptures romanes qui sont parmi les plus belles qui soient : une collection de chapiteaux complémentaires à ceux de la nef et surtout les trois portails merveilleux qui s'ouvrent sur la nef. Le portail central est la gloire de Vézelay et l’un des plus beaux portails romans du monde. L’ensemble d'une énorme richesse a été sculpté vers 1125-1130 et représente le miracle de la Pentecôte, avec, sur le tympan, la Descente de l’Esprit Saint sur les Apôtres autour du grand Christ en Majesté. Son corps majestueux occupe la mandorle ; ses mains envoient des rayons aux têtes des douze Apôtres, qu’il envoie pour évangéliser les peuples. La scène est entourée par huit compartiments où sont sculptées plusieurs scènes aux saints et peuples variés du monde : des apôtres écrivant, Jéroboam, cappadociens, arabes et cynocéphales, Ethiopiens, phrygiens, byzantins et Arméniens. Le large linteau sous le tympan porte de nombreux personnages étranges. C’est le monde profane où on remarque des scythes, le monde romain, les macrobii, les Pygmées et les Panotii avec leurs oreilles démesurées. Saint Pierre et Saint Paul se trouvent au centre du linteau sous les pieds du Christ. Il est supporté par le trumeau où la figure de Saint Jean-Baptiste a été mutilée à la Révolution (l’Agneau Pascal qu’il portait a disparu). Deux rangées de voussures entourent cet ensemble : la première est composée de 29 médaillons contenant les Signes du Zodiaque et les Travaux des Mois, admirablement sculptés » Issu d'un article issu de : http://www.bourgogneromane.com/edifices/vezelay.htm

 

Les spirales sur le manteau du Christ en Gloire

 

 

Là, sur Son habit, tout est de spirales sculptées, point n'existe de vide, tout est plein en mouvements solaires

Nous savons que la spirale parcourt une ellipse autour du soleil mais le soleil se déplace aussi. La figure que notre planète trace dans l’espace est une spirale ou hélice simple. D’ailleurs, dans sa marche autour du noyau de la Voie Lactée, le soleil décrit lui aussi une spirale.

De tout temps, la spirale a été utilisée par l’homme pour symboliser de multiples choses : l’accomplissement, l’élan vital, l’ordre cosmique, le cycle des saisons et divers autres cycles, miroirs de sa racine sacrée.

Hélice de toutes choses et des toiles entr'autres de Van Gogh ou de Léonard de Vinci, elle est mouvement d’incarnation, elle est à l’origine de la vie, à l’origine du cosmos, elle raconte l'univers.

C’est le mouvement que fait l’âme quand elle s’incarne.

 

Vézelay, c'est aussi 

 

Les rencontres musicales

 

Elles ont été crées par Pierre Cao, chef de chœur et d'orchestre Luxembourgeois.

Vézelay est alors nommée la cité de la voix.

Ces rencontres musicales sont consacrées à l'art vocal de la musique sacrée de tous les temps et ont lieu tous les ans fin août sur quatre journées riches d'émotions. Elles sisent dans la basilique mais aussi dans le village à saint Père petit village juste sous Vezelay.

Je ne peux que vous convier à vous y rendre, vous, amateurs de musique sacrée.

Vous trouverez le programme sur le site d'Arsys Bourgogne.

http://www.arsysbourgogne.com/

 

 

 

Ses artistes

 

Christian Zervos, écrivain, sculpteur, éditeur, né en 1889 dans l'île grecque de Céphalonie, il étudia la philosophie à Paris. En 1923, il travailla pour l'éditeur Albert Morancé sur les revues « L'Art d'aujourd'hui » et « Les Arts de la maison ». En 1926, il créa sa propre revue, « Cahiers d'art », l'œuvre de sa vie dont il réalisera seul chacun des 97 numéros (de 1926 à 1960), consacrés aux arts plastiques, arts premiers et art contemporain. Ainsi trouvons-nous dans la collection les signatures de Desnos, Breton, Tzara, Éluard, Char, Beckett Artaud, Bataille, Blanchot, Leiris, Dali, Bellmer,, au côté de celles de critiques internationaux. Zervos publie des monographies d'artistes, des ouvrages d'archéologie, de poésie et sur la musique. En 1932, il commença le monumental catalogue des œuvres de Picasso en 33 volumes).

 

Christian Zervos et Pablo Picasso

Réel amoureux des arts et authentique mécène, personne n'a relevé la place laissée vacante, lui créateur de galerie d'arts et éditeur d'écrits pour lesquels ils se voulait découvreur de valeurs artistiques vraies, pionnier d'artistes inconnus où à valoriser, inconnus ou déjà connus.

Romain Rolland, écrivain, 1866- mort à Vézelay en 1944, prix Nobel de la littérature en 1915.

Romain Rolland avec Gandhi

D’une culture ciselée par l'amour de l’art et de la musique, ainsi que le culte des héros, il chercha toute sa vie la communion entre les hommes. Son besoin de justice le poussa à souhaiter la paix « au-dessus de la mêlée » pendant et après la première guerre mondiale. D'idéal humaniste et en quête d’un monde non violent, il voua son admiration à Léon Tolstoï, aux écrits des philosophes orientaux . Il conversa avec Rabindranath Tagore, poète indien dont l’œuvre entière et « Le Cygne » l'émurent, ainsi qu'avec Gandhi, grande figure de la non-violence.

Artistes en villégiature, tous ceux du 19 ième et du 20 ième siècle, seront tous des estivants prolongés de la colline de Vezelay, grâce à Christian Zervos qui y élut domicile dans la rue Haute : Picasso, Marc Challenge, Fernand Léger, Le Corbusier, Bernard buffet, Miros, Paul Claudel, Stéphane Mallarmé, etc seront les hôtes privilégiés de Vézelay, sa colline et de Christian Zervos.

Marcher dans Vézelay c'est entendre tous ces artistes rire, disserter sur le monde et sa politique, composer, les voir écrire sous les ramures étalées des glycines âgées de siècles odoriférants, dans l'ancienne infirmerie-hostellerie du 10 ième siècle, actuellement café musée du « Cabalus » où il fait si bon de s'y arrêter et de boire un bouillon chaud assorti de toasts et de tartines grillées, assis près de la cheminée médiévale flambant ses bûches crépitantes et chaleureuses. C'est aussi les voir dans les caves voûtées des maisons ceinturant la rue Haute ou rue saint Pierre et les profondeurs cachées du village. J'entends ces dandys et je les vois bouger au rythme de leur redingote et capes, saluer de leur chapeau les dames, muses de leurs désirs de leur création, muses secondaires cependant à la basilique qui se veut être leur première Muse d'invocation libre, Marie Madeleine.

 

Intérieur du café " le Cabalus" ancienne infirmerie du moyen âge où j'aime  me reposer près de la cheminée, face à  un bouillon chaud : des années de fréquentation du "Cabalus" , juste parce que j'aime m'y reposer. 

 

Photos isues du site du cabalus

https://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g187114-d649074-Reviews-Cabalus-Vezelay_Yonne_Bourgogne_Franche_Comte.html

 

Marie Madeleine, sainte patronne des prisonniers

 

Elle est femme et femme bénie notre Marie Madeleine. Elle parfume de nard toutes ses venelles et ses cryptes, ses allées et ses nefs. C'est elle que l'on voit, entend dans ce lieu sacré que l'on prend avec soi, sur soi et emporte avec soi comme d'une imitation initiation à ne pas manquer. C'est elle qui nous accompagne vers le Narthex...

Elle est notre rendez-vous à tous à Vezelay....artistes, gens du culte, et aussi simples visiteurs mais à Vézelay, vous rencontrerez essentiellement des gens de foi.

Comment ne pas imaginer Paul Claudel enlacer la longue chevelure de Marie Madeleine avant de faire amende honorable ? Ou imaginer Chagall découvrant là l'essence de ses visions qui furent tableaux témoignages ?

 

 

Mais elle est surtout, ici, à Vézelay, témoin d'un centre de détention qui, à 28 kilomètres de sa basilique, voit vivre derrière ses murs-remparts des temps modernes, de tristes heures d'étranges méditations sur les actes terribles de ses protégés auxquels elle voue son pardon et sa volonté de regard bienveillant.

 

C'est qu' "on" s'affaire, ici, tous ensemble et tous cultes confondus !

 

Sa crypte dans la basilique où se voit sa relique ( Est-elle vraie, nul ne le sait mais pèlerin aime à y croire ! ) est ornée d'intention de prières des familles des détenus de Joux la Ville au lieu-dit La poste aux Alouettes que vous ne pourrez pas manquer car aller à Vézelay , c'est passer à coté de ce centre de détention sur votre droite en venant de Paris.

Pas un cri, rien que le silence ! C'est Vézelay et sa campagne !

 

du poème " Si" de Rudyard Kippling

 

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie

Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,

Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties

Sans un geste et sans un soupir ;

 

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,

Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,

Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,

Pourtant lutter et te défendre ;

 

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots,

Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles

Sans mentir toi-même d’un mot ;

 

Si tu peux rester digne en étant populaire, 

Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,

Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,

Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

 

Si tu sais méditer, observer et connaître,

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,

Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,

Penser sans n’être qu’un penseur ;

 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,

Si tu peux être brave et jamais imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage,

Sans être moral ni pédant ;

 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,

Si tu peux conserver ton courage et ta tête

Quand tous les autres les perdront,

 

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire

Seront à tous jamais tes esclaves soumis,

Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire

Tu seras un homme, mon fils.

 

Silence

 Le soleil murmure sa volonté d'éclairer l'autre face de sa terre pour d'autres hommes au yeux lourds  de  leur nuit et me demande de saluer la lune et les étoiles qui renaissent dans leur spirale toujours en mouvement.

Je repars dans un brouillard sombre et plein que la vallée n'a pas abandonné de la journée.

A Vézelay, le soleil a brillé si haut que j'ai … que j'ai.... oui, réchauffé mes os transis que l'Yonne a regardés de sa déesse Icauna car Yonne provient de la déesse Icauna, déesse des rivières, par la magie de la transformation de la vie du mot au travers des siècles. J'ai alors rêvé à la floraison de ses cerisiers que je revoyais en mon âme pour son printemps qui arrive, ainsi que de ses coquelicots qui abondent encore dans nos champs l'été.

 

Cerisiers et coquelicots de l'Yonne entre Auxerre et Joux la Ville : photo François Bonnet

https://www.naturimages.com/fr/photographes/francois-bonnet-frx1addedac7110000000000024.htm

 

http://fbonnet.canalblog.com/albums/yonne_en_fleurs/photos/20451507-imgp3517.html

 

La nuit tombe et le brouillard la revêt, laissant ses étoiles au coeur de ceux qui veulent bien les voir dans ce drap étendu noir.

Tombe aussi le silence.

 

 

https://www.facebook.com/Vincent-Munier-Photographer-149204661768766/

http://vincentmunier.com/indexflash.html

 

Silence.

Je vais à la nuit

« Aux hymnes de la nuit »

«  Aux disciples de Saïs »

( Novalis, poète et écrivain allemand )

 

Béatrice Lukomski Joly

 

Photo Vincent Munier

 

 

Je tiens à remercier Vincent Munier, photographe,  d'avoir accepté que je me serve de ses photos animalière et de nature pour mes publications.  Echange de quelques mails, il était à l'époque souffrant du froid qu'il fréquente comme une fiancée dans la solitude de l'hiver, avec quelques engelures. Une grande humilité qui fait dire que nous pouvons partager ses photos dans la mesure ou nous avons eu l'élégance de le lui demander. Oui , merci encore Monsieur.

BLJ

 

 

Fil RSS des articles de cette catégorie