Béatrice Lukomski-Joly


Ma page Facebook Ma page Facebook

La coupe amère - Poème en prose -

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

tableau d'iris Sullivan

Amère coupe que nous buvons, force d’avoir ignoré le monde quand sa marche en Humanité criait l’Amour à nos consciences que nous n’avons pas entendu.

Jusqu’à quand serons-nous sourds à cette voix qui illumine nos cœurs sans que n’en voyons la lumière ? Ô éternelle voie qu’engendre le chemin, nous aimons en Toi la joie de grandir. Tout est parure nous revêtant ; tout est beauté en nos jardins de vie.

Semble-t-il qu’il fasse sombre dehors que la nuit est une illusion, cachant ce qu’elle enfante de lumières car éteinte à nos regards, et pourtant existe. La nuit n’est qu’un voile scintillant, nous révélant en toute heure sa vérité. Nos sommeils nous ramènent à la vie de l’Esprit. Aimons toujours la nuit donnant la vie en sa lumière.

Amère coupe du sang versé pour nous, nous la voyons resplendissante si nous la voyons. Sous nos pieds vit le grain que mange l’oiseau et jamais l’oiseau ne se bat pour un épi de blé, ni même ne le convoite, et toujours le partage, car il sait d’où vient la graine et qui la lui offre. L’homme l’ignore. En cela il se soucie et se bat pour quelques arpents..

Tout ce que terre donne appartient à l’homme, de l’or au jasmin, du charbon à la rose, du fer à l'amande et l'olive, et nous acceptons sans honte que soit marchandé tous ses biens. Honte à cela. Tout ce qui fut offrande des Dieux, l’homme s’en est emparé du haut de son orgueil pour ne rien redonner.

Qu'aucun homme, jamais, ne haïsse son prochain, quelle que soit sa couleur, sa religion, son pays, ses idées, car tous les hommes sont frères, ainsi créées différents par le même Dieu et aucun autre. Jamais ne demandez pardon d'aimer chacun en cette Coupe amère, car  nous ne connaissons pas un seul homme qui ne soit parfait..

Et la coupe s’élève par Sa bouche nous nourrissant du temps offert que les hommes de raison doivent bénir. Ne jamais marchander, rien, de Sa grâce, car rien ne nous appartient, pas même les frontières, ni un nuage ou la pluie, moins le soleil, car de tout ce qui fut créé, seul l’océan remet à sa place le genre humain. Aucun peuple n'est ennemi d'un autre  dans le monde spirituel. Seuls, les hommes s'attribuent d'être l'ennemi d'un autre et le monde spirituel regarde cela, affligé, consterné, de voir ceux qu'ils aiment se battre.

Craignez les éléments qui nous observent et en nous, déjà, pensent.

 

Oeuvre d'Octavio Ocampo

http://www.absolum.org/arte_octavio_ocampo.html

A l'ombre de mon vieux chêne

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Illustration de ? ;  m'informer si vous en connaissez l'auteur. merci.

 

À l'ombre de mon vieux chêne et des vieux murs, assise sur un banc de pierre, qu'amitié cueille d'élans clairs, un loup solitaire veille la nuit en ma forêt et souffre en silence. Ce loup est le passé aux heures silencieuses. 

Proche de mon grand arbre sombre sous lequel paisibles brebis se reposent, un saule pleure l'oiseau envolé qui, en sa toison blanche, encore sanglote.

Est-ce parce que j'ai longtemps habité les champs de neige et leur solitude sur les hauteurs, que solitude est ma compagne sans que je veuille changer d'amie ? Où est-ce d'héritage, enfermée dans les pièces sans soleil, que solitude s'est créée bijou pour être ma plus fidèle amie ?

Tout se transforme mais rien ne transforme celle qui fut la compagne la plus alanguie des jours à créer en pensée, ni aux nuits bien faites que sommeil a respectées des douleurs sans qu'elles ne puissent se nommer douleur parce qu'elle s'ignore :la solitude.

Lorsque le soleil est devenu l'ami des nuits dans le jour, il put briller car il ne fut jamais aussi éclatant que lorsqu'est venu l'ami dans la nuit. Il est un soleil intérieur qui a plus de force que son apparence physique, pourtant que je n'ai eu de cesse d'admirer depuis que je suis revenue des enfermements de l'enfance. Et à cela, qui pourrait dire, oser dire que les ténèbres n'ont pas leur lumière quand assis au fronton de sa destinée qui échoie lentement, nous mesurons la grandeur de l'astre parce que nous l'avons d'abord vu derrière un filtre, pour ne pas dire premièrement en son cœur car imaginé jusqu'à sa grâce devenue vie.

 

Voudrais-je dire à Baudelaire que sous ses vastes portiques je suis son amie en son automne que nos temples revivent. Vous avez fait de même.

Voudrais-je abriter des poètes leur ciel en mes jours à leurs heures semblables, que je vole haut dans le firmament des Dieux de bonté et de sagesse, terriblement inapaisés par la souffrance et la laideur humaine.

Je suis allée cueillir la poésie là où elle compose sa rime, au pays de l'Esprit des lumières qui assure la vie à chaque pas, avec un cahier d'images d'oiseaux dans les mains. Et en cela je suis la joie et l'apaisement, l'assurance et la fermeté, la douceur dans la colère qui s'écrit car il ne peut y avoir de défaillance sans qu'il n'y ait eu, un jour, un enfant bâillonné.

Comme j'aurais voulu que tous les enfants bâillonnés de la terre aient cette force de voir leur soleil intérieur pour qu'ils ne sombrent pas dans ce qu'ils ont détesté ! Comme vous. Comme moi.

 

La poésie ? Vous le savez, se vit du matin au soir, du soir au matin, tout le jour, toute la nuit, entière, vivante, expressive, éternelle, descendue des mains célestes qui écrivent en nous leur infinie inspiration car de la poésie, nous ne pouvons pas dire qu'elle ne vient de rien pour aller vers rien. Le poète sait cela. Nous ne composons sans elle, elle compose avec nous. Elle est envahissante et cependant n'est jamais intruse à nos heures. Je pense poésie. Vous pensez poésie. 

 

Voudrais-je dire à notre ami Schiller le transport vers son astre bleu que je veille l'écrin de son art au mien conjoint dans l'amour. Si de Goethe, je suis son éternelle amie, ne sommes-nous pas la vigne des amitiés indélébiles au cygne qui épouse d'étoiles nos hirondelles ? A l'ombre de mon vieil arbre, avec le vent, je vous vois, les pages des fleuves en creux qu'en méandres le cœur joue de sa flûte pour vivre entier dans l'océan qui vous attend.

 

Si d'Hugo, nous jouons la vérité qu'en l'écriture nous savourons, nectar et ferment, c'est la brebis solitaire au pré qui rêve de Jersey. Mais voyez-vous, de tous les prés et des champs, c'est de la berge de l'Ilm à Weimar étincelante que je revois l'amitié des poètes. Comme vous, j'ai vécu de ce pays si noble qu'histoire n'a sali qu'un temps car de ses poètes subsistent l'élan que rien ne peut rayer des orbes d'un Goethe, d'un Novalis, d'un Schiller, d'un Rilke ou d'un Richard Wagner qui n'étaient surtout pas l'ami de la honte, ni le fossoyeur de l'humanité ! Qui écrit le Graal et son Parsifal en chemin, son Parsifal abouti, ne peut être le fossoyeur des hautes pensée et de sa patrie ! Vous êtes d'harmonie avec moi quand nous nions ce qui a été récupéré pour de noirs desseins.

 

Je veux bien être l'étoile qui sanglote auprès de sa brebis parce qu'elle a reconnu la brebis comme étant le visage de Parsifal. Et ce n'est pas vous qui me contredirez dame aux temps revenus que votre père a jeté en ma maison d'amis désertés pour la repeupler et de son cœur vivant a écrit la joie que Beethoven a relevé de ce qui aurait pu son oubli si dans l'écrit sur papier il était resté ancré aux gens qui ne sont plus de la lettre, l'amour de la culture pour sa seule joie d'exister. J'ai partagé avec vous ma solitude que rarement je partage parce qu'elle m'est très personnelle et qu'elle n'appartient qu'à moi. La mienne ne peut avoir d'autres noms que les vôtres bien que portant le même nom.

 

Je n'ai jamais compté le nombre des actes odieux qui m'auraient voulue morte, défaite, détruite car aussi nombreux sont-ils, ils ne sont que les actes d'autres sans soleil intérieur, et je n'ai fait toujours que les plaindre pour leur pardonner, car la force vraie réside dans la capacité d'embellir les maux vécus, je veux dire par là d'offrir à son Soi profond le fruit de l'expérience. De l'acte le plus grave à la simple promesse non tenue, je remets à leurs débiteurs toujours la faute et ne prends sur mes épaules que ce qui a valeur pour l'humanité. Un livre qui s'est envolé au vent sans me rejoindre d'amitié n'a guère plus de valeur qu'une cruche vide brisée. Je n'ai rien à regretter, ni complainte, ni fausse parade qui ne leurre personne mais dont chacun se complaît dans le silence.

Ainsi les chambres sans lumière apprennent-elles la juste valeur des actes, des mots, de silences, surtout des silences vécus jusqu'à l'entendement des non-dits éloquents pour les avoir usés jusqu'à leur trame. Elles ont édifié les poètes. Vous ne regrettez rien. Nous avons vécu.

 

Mais... mais, ah ! se nourrir au verbe des poètes et des philosophes est une toute autre nourriture que je ne partage qu'avec bouche céleste. Aux autres attendent les heures des vies qui ensemencent la conscience quand heures adviendront dans l'affligé tourment.

 

 Numero de dépôt: 52N9C9

 

 

 

 

 

Les roses

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

J’ai rencontré sur le chemin trois mystérieuses roses. L’une était blanche, l’autre bleue, auréolées, que d’étoiles il n’y eut pas assez pour les aimer, et la dernière, rouge, écrivait le livre de la vie.

Lors marchant sur le chemin fort en broussailles l’une vint à marcher devant moi, quand l’autre marchait à ma gauche et la dernière, à ma droite.

Toutes semblaient flotter dans l’air, toutes utilisant leurs pétales pareils à des ailes d’anges pour parfois, tourner autour de moi. La rose blanche invita mon regard. Accueillant un subtil rayon presque invisible, elle me dit : Où vas-tu ainsi marchant lentement ?

Je ne sus quoi lui répondre car je marchai très vite sur le chemin que mon bois aimait de sa terre foulée : mon bois et ma forêt sous le soleil. La rose bleue vint à se poser sur mes lèvres tel un papillon doré venu m’entendre. Elle dit : Où vas-tu ainsi silencieuse ? Ne sais-tu pas que je suis la musique des sphères ?

Je ne sus quoi lui répondre car il me semblait avoir parlé si fort, que je n’avais pas reconnu sa musique jouée en moi, et ainsi l’offensai. La rose rouge tomba à mes pieds. C’était terrible car je crus que je l’écrasai. Elle m’invita au repos en disant : Marche ! N’arrête pas de marcher !

Je ne sus quoi lui répondre car je m’étais arrêtée pour la sauver, pour ne pas la piétiner, elle, ma rose rouge. Je ne reconnus pas la force du labeur  me demandant de ne jamais cesser de marcher dans le repos.

Elles étaient trois sur le chemin, voltigeant tels des filets d’air dans les arbres, l’une soulevant un de mes cheveux, l’autre un pan de ma robe tellement imparfaite et mal cousue, la dernière mon voile si beau malgré l’imperfection de ma robe. Belles comme l’aurore, le midi et le soir, elles dansaient devant, derrière, autour de moi, tour à tour aimables et sévères. Elles étaient trois à m’attendre de blanc vêtue, espérant ma robe enfin achevée.

Rose blanche montra son beau turban blanc. Derrière son vêtement , qui était une aube ample, nouée d’une ceinture si belle, je vis mille pèlerins le suivre pareillement de blanc vêtus. Tous silencieux, tous en prière.

Rose rouge à l’amour platonique me fit entendre de son calice vivant des chants s’envolant des pensées qu’hommes avaient bellement tissées. Quant à Rose bleue, toute de sagesse, m’affirma l’ordre de la morale en son cœur que je ne pus qu’emplir mon vase pour être à sa parole le son qui soigne.

J’étais bien entourée par mes trois roses. Rose blanche me dit : Encore cinq Roses et nous t’élirons jardinier céleste en notre roseraie stellaire. J’osai répondre, les questionnant : Quelles sont les Roses que je n’ai pas nommées ? Rose blanche répondit : Celles que tu as vues et dont tu n’as pas assez sculpté les bois croisés ni assez aimé leurs épines.

Ah ! Rose jaune ! m’écriais-je. Oui ! Rose jaune ! Puis, Rose d’or coiffant le dôme béni ! Encore Rose pourpre au parfum si doux ! Et, et... Rose-ciel dont la symphonie est joie.

Rose blanche s’inclina devant la rose d’or. Rose bleue fit fleurir le jardin pendant que Rose rouge réparait les fissures dont la terre était meurtrie.

Ainsi, sur le chemin étaient venues toutes mes Roses que j’en fus si éblouie que je sus que Rose jaune était moi. Je donnais la main à Rose blanche ; mon cœur à Rose d’or ; ma parole à Rose bleue ; mon geste à Rose rouge et ma voix à rose-ciel.

Je ne les revis pas sur mon chemin car je les savais me suivre m’observant chaque seconde de la vie depuis le premier jour. Elles s’étaient montrées fort satisfaites que je puisse les reconnaître en mon jardin.

Y eut-il une rose qui m’impressionna davantage qu’une autre ? Non ! Toutes furent d’un tel éclat que je ne pus en préférer aucune.

 

Portrait de KH de Greg Tricker ( éclairci )

La cloche, l'oiseau et la frontière

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Photos libres de droits

 https://www.pikist.com/free-photo-ssdmy/fr

 

Quel est ce son mystérieux venant d’au-delà des frontières ? Quel est ce vol au lointain venu d’un ciel lumineux ? Et ce pas lourd des ours scrutant l’œil du faucon ? Et encore la lumière rayonnante caressant le blé ? La douceur de l’air au sein des saisons quand l’hiver fredonne son printemps au sacre de son rituel ?

De la cloche, des oiseaux, de l’énergie embrasant la volonté, de la joie solaire batifolant dans les champs, répond le silence qui parle.

D’où vient le son du cri hurlant sa colère et aussi sa haine ? Quel est le dieu aimant la nature au sein de la sienne foisonnant sa paix en son amour ? Quel est cet autre dieu diffamant la création d’où jaillit l’hostilité ? De quelle alchimie surgit l’immaculé amour sur les ailes des anges ? De quelle magie, aussi sombre que le nuage cachant le bleu du ciel et ses étoiles, s’esbroufe la colère noire ?

 

 

De la bouche de l’homme, du bien et du mal, de la sagesse ou de la discordance, assure la voix éclatante du cercle angélique, entouré du cercle archangélique et de toutes leurs gracieuses élévations pour l’unité et l’alliance des hommes. Le grain de sable collé à la semelle des chaussures est semblable à celui que picore l’oiseau pour créer la coquille de son petit à naître et de l’ennemi rentrant chez lui après avoir foulé le sol des frontières.

Qui tue un oiseau venu de loin manger le blé d’une terre étrangère ? Personne ! Car l’oiseau n’a pas de frontières, dit le cercle des anges. Il n’est ni le représentant d’un homme ou d’un autre, affirme-t-il encore. L’homme admire l’oiseau pour son vol et son chant, sa liberté d’aller sans prendre des querelles le son des voix tuant l’homme. Et l’oiseau va des uns aux autres, parce que là où pousse le grain est le sens de la vie. Si la semence est tombée sur le trait imaginaire d’une frontière, quel oiseau ira lutter contre son semblable pour l’empêcher de se nourrir ? Aucun. Sage est l’oiseau. Et l’oiseau dit qu’une seule goutte d’eau de l’océan, des rivières, des étangs et de la pluie, appartient au monde, car elle secourt l’homme, la terre, l’animal et le grain.

 

 

Et au chant mélodieux des oiseaux répond l’hymne de paix des cloches qui n’a pas davantage de terre ou de frontières. Elles jouent le matin, le midi, le soir, les heures et les événements de la vie lors des baptêmes, des mariages, des deuils. Elles clament le son de l’entente fraternelle réunissant les hommes en un chœur joyeux malgré, parfois, leur tristesse, parce qu’elles ne sont pas nées des hommes, mais du cercle des archanges pour leur faire entendre la raison de la différence utile entre tous.

Aussi, viennent l’ours et le faucon, unis dans l’âme de la nature que l’esprit épouse, parce qu’ils ne sont que l’image de nos qualités et aussi de nos défauts, que leur forme magistrale enseigne au regard clairvoyant dans sa bonté venue des années de conscience. Point de frontière à leurs pas ou leurs vols entre les terres, car la terre est une et le ciel est un. Sève arrosant la nature tel le sang honorant toute la création, montrant la pureté en elle pour que l’homme comprenne qu’il est un, ami de l’ours et du faucon.

Parlent le blé et l’orge, l’avoine et le seigle, le maïs et le riz, d’une seule voix pour apaiser la faim de l’homme abreuvé du même nectar céleste. Témoignent le rouge-gorge se nourrissant près du chardonneret et du merle, de la mésange et de la colombe, d’un battement d’ailes qui ignore ce qu’est la couleur de leur plumage.

 

 

Même le serpent terrestre franchit la frontière sans la connaître, parce qu’il est animal voué à l’entretien du sol et de la terre, et qu’il ignore que l’homme est plus vil que lui ; qu’il méconnaît l’image terrible d’un autre à l’œuvre ayant certes son apparence sans être lui. Il y a des rosiers qui donnent sept fois une rose, car nous les avons aimés. Il y en d'autres ne fleurissant qu'aux jours beaux, car l'homme ignore ce qu'il est.

Qui entend le son de sa pensée malveillante sait qu’il œuvre pour le peuple des âmes noires et engendre la guerre. Qui entend sa bienveillance dans la pupille témoin de la lumière connaît la grâce de la paix, disent les chœurs célestes servant la clarté et sa transparence.

Brille, entre et pour tous, le soleil dont la lumière éclaire la vie, offrant son amour au grand verbe croître quand la nature se marie enfin à l’homme, homme de toutes les couleurs, de toutes les religions, de tous les pays, quand ils ont su reconnaître que les hommes sont tous d’une même création fraternelle dans laquelle l’agressivité n’a pas d’accord. Ni en musique ni en pensée.

Et, la cloche se met à chanter à l’heure de midi, et aussi de minuit, rappelant qu’à ces heures, l’homme doit manger le grain comme l’oiseau ; doit dormir pour se ressourcer d’esprit et aimer le jour et la nuit parce qu’ils sont communs à tous dans le don fait à l’homme devant leur ressembler : aimer l’un et l’autre, aimer ce qu’ils sont de Nature semblable, parce qu’une cloche aime qu’un oiseau se pose sur le faite de son clocher.

 

Grande volée des 8 cloches de l'église Notre-Dame de BAR-LE-DUC

Lorraine France

La fleur du matin

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

La fleur du matin s’est tournée vers l’aurore, le soleil resplendissant, avant que la brume n’ait nappé la nature, avant que la brume ne s’esquive.

Elle a laissé tout  l’espace aux oiseaux revenus de la nuit, et leurs chants montent vers la rose blottie dans l’amour du soleil, éveillant toute vie.

Tout dans l’aube et la nuit achevée adore le lever du soleil. Le matin est une adoration pure.

BL

Fil RSS des articles de cette catégorie