Béatrice Lukomski-Joly


Ma page Facebook Ma page Facebook

Ariel à Gaspard

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Oeuvre d'Arild Rosenkrantz

 

ARIEL

La robe blanche ceinturée de roses et la chevelure couronnée de lierre.

Il se tient à la droite de Zoroastre.

 

Te souviens-tu des renouées

qu'à tes questions j'ai murmuré de sincérité ?

Et des roses nées de la terre enceinte de l'Âme du Monde,

qu'en la ceinture de nos robes nouées,

j'ai dessiné de sa mémoire à en ceindre l'onde ?

 

En nos souvenirs sans pareil, si souvent en sommeil,

qui parfois ne savent plus rien d'hier, et pourtant veillent,

je ne vois ni pleurs ni rires ; à sa treille, seul un vase vermeil,

dans lequel j'ai ramassé, humble, tes rayons de soleil.

 

La fin de l'hiver venu comme tout à chacun d'écueil,

tu t'es allongé au tournant des cercueils.

Sur le flanc de sienne et d'or de la terre en éveil,

je me suis incliné devant la céleste sagesse et sa treille.

 

Je l'ai vu vêtu de soleil, sans brûlure, chargé de blessures.

Vu portant le rosier que les épines endurent.

Elle aussi, cernée d’ombres pour l'élan de l'unir.

Je les vis, Hiérarchies, aimer nos avenirs.

 

J'ai alors percé l'azur de ton regard implorant,

relu les pétales ruisselants en la chair du sel célébrant,

qui parfois en moi ne savaient plus si du baptême à la Cène,

tu serais de tes émotions méritant ces pétales de Reine.

 

Liberté est l'Esprit, la nature jaillissante d'un mouvement.

Gaspard habillé d’une ample ceinture de soie et de vent

parlait à Zoroastre dans le désert. Nous marchions

avec l'étoile, offrant les printemps en ses rayons.

 

Un enfant advient, vêtu de son autel de nature.

Au pied de sa Croix vivra du monde sa progéniture ;

S'agenouillera au pied de l'autel d'émoi d'ombre, l'arc levé ;

Vivra et croîtra des ailes blanches aux orages achevés.

 

La femme enfantant de douleurs ne pourra plus souffrir

dès lors que son Graal enfantera la gnose arguant les soupirs.

L'enfant naissant de la lumière nouvelle dans le cantique,

plus jamais ne dira du monde antique ses reliques.

 

Alors, tu verras contre son Soi, les ondes d'ardeur,

de tous les sentiments dans l'air froid se vouloir chaleur.

Rien ne sera plus douleur entre les heures des valeurs

qui se tissent sur un fil que le soleil offre de ferveur.

 

L'ère du temps redonnera son empire en nature

Et, Dieu regardera les espoirs sans rature,

De tant d'amour palpable au reflet épousant son trésor,

nous souffrant aux astres que l'air écrit en lettres d'or.

 

Que la lumière terrasse le mal si le veulent tes fissures.

Être l’inspiration du cygne pansant ses blessures.

Rien ne doit être sans partage ni sans héritage.

Des ombres menaçantes, voir le terrible chantage.

 

La plume sur le cœur s'émerveillera au tournant des âges.

La rose est un doux élixir reçu de l’Ermitage,

dans le pas gelé du passé en son sol crevassé.

Je t'ai vu courbé, ramassant chaque parcelle du sacré.

 

Ramassant l'oiseau, aguerri sans jamais l'être tout à fait,

rien ne sera conquis de certitudes tant qu’œuvre le méfait.

Tu verras les anges recevoir les corps à l'heure du sacrifice.

Ils murmureront les inspirs et les expirs au vivant calice.

 

Aux plis des soieries, la chaleur t'entoura t-elle que, plié,

de mes bras puissants sans ombrage, tu seras aussi livré.

Tout ici se souvient.Tout du souvenir vit la mémoire agissante

et est du nombre et de la lettre une chaleur puissante.

 

Si ce n’est qu'un instant, soumis à la terreur

que nous charrions de limons dans l'incompris labeur,

que ton corps chaque jour foulé au vase vermeil,

serti de pierres aux couleurs d'émeraude t'éveille.

 

Les enfants se lèveront, cherchant de l'utérus maternel

l’incroyable création dans le flux de vie qui appelle.

Et du vide, ils empliront le néant d’amour enlaçant les fées.

Ils lèveront les bras heureux de les voir ainsi s'élancer.

 

À voir les rosiers lourds des fleurs des supplices,

Tu verras qu'elles ont tant de roses que du calice,

tu te relèveras pour la partager.Tu sauras que tu es.

Tu vivras le saint vase de chair et de sang aimés.

 

C'est ainsi que naîtra le printemps à la fin de l'hiver

endimanchant de fleurs et de chants la terre

au jour des renaissances qui enfin seront évidence.

La Pâques à d'autres offerte sous les offenses.

 

Béatrice Lukomski

 

 

Aucun poème ne peut être interprété  sans avoir demandé au préalable au poète ce qu'il a voulu dire.

Si des poètes et écrivains trépassés, nous interprétions, sans connaître la biographie du poète, sans connaître sa pensée défendue, nous aurions assurément tout faux.

Les commentaires sont fermés et j'en suis désolée, mais après un grand nombre d'attaques écrites, anonymes ou non, j'ai dû  fermer cette section.

Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite

Béatrice Lukomski

 

Livres publiés :

1 / Âmes amères - chez GABRIEL LARDANT Hauteville-Lompnes Ain 1984  - épuisé - 

https://booknode.com/ames_ameres_0991345

2 / Le Génie - Théâtre-  chez GABRIEL LARDANT Hauteville-Lompnes Ain  1990 - épuisé -  Aujourd'hui Livre d'art, de collection.

https://booknode.com/le_genie_02246894

3 / Poèmes solaires, poèmes lunaires - Aux éditions du Bord du Lot 2017

http://www.bordulot.fr/detail-poemes-lunaires-poemes-solaires-256.html 

4 / Le sentier - Roman - 2019

5 / Lumière et ténèbres - Poèmes, Conte,  Nouvelles -2020

6 / La table dressée et le Roi - Conte - 2021

7 / En l'an trente-trois de mon âge - poèmes et prose - 2022

Ici :  https://www.amazon.fr/B%C3%A9atrice-Lukomski-Joly/e/B07VKNFDFT?ref_=dbs_p_pbk_r00_abau_000000

 

 

 

 

 

 

Les commentaires sont fermés.

Fil RSS des commentaires de cet article