Béatrice Lukomski-Joly


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" Les mystères" de Goethe

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Que vous semble-t-il mystérieux dans "les Mystères " ?

Tout y est limpide comme le cristal ; aussi pur qu'un diamant. Plus pur que le diamant est le soleil....

Que vous semble-t-il inachevé ?  Ce poème est achevé. Et s'il vous semble inachevé, je peux l'achever pour vous , pour lui. N'y voyez pas d'orgueil ; c'est simplement ainsi.

Mais, s'il vous semble encore et toujours mysterieux, alors je ne lèverai pas le voile car je l'achèverai de la même façon, voilant le propos.

La Source étant identique, le voile est facile à lever, mais prudence, vous pourriez tomber, et perdre la raison si autre que vous le faisait pour vous.

Ah ! mon frère  dans l'encre, la plume et la pensée ! BLJ

Allons le relire

" Le Matin parut, et ses pas chassèrent le doux sommeil qui m’enveloppait mollement ; je me réveillai, et quittai ma paisible demeure ; je me dirigeai vers la montagne, le cœur tout rajeuni. À chaque pas, des fleurs brillantes, penchant la tête sous la rosée, venaient réjouir mes regards ; le jour nouveau s’emparait du monde avec transport, et tout se ranimait pour ranimer mon âme.

Et, comme je montais, un brouillard se détacha de la surface du fleuve, de la prairie, et s’y répandit en bandes grisâtres. Bientôt il s’éleva, s’épaissit, et voltigea autour de moi. Là disparut la belle perspective qui me ravissait : un voile sombre enveloppa la contrée, et j’étais comme enseveli dans les nuages, comme isolé dans le crépuscule.

Tout à coup, le soleil sembla percer la nue : un doux rayon la divisa et se répandit bientôt, victorieux, autour des bois et des collines. Avec quel plaisir je saluai le retour du soleil ; il me semblait plus beau après avoir été obscurci, et son triomphe n’était pas accompli encore, que déjà j’étais tout ébloui de sa gloire.

Une puissance secrète rendit la force à mon âme, et je rouvris les yeux ; mais ce ne put être qu’un regard furtif, car le monde ne me paraissait plus que flamme et qu’éclat ; puis une figure divine voltigeait devant moi parmi les nuages… Jamais je n’ai vu de traits plus gracieux. Elle me regarda et s’arrêta, mollement balancée par la brise.

« Ne me reconnais-tu pas ? dit-elle avec une voix pleine d’intérêt et de confiance ; ne me reconnaîs-tu pas, moi qui répandis tant de fois un baume céleste sur les blessures de ton âme ; moi qui me suis attaché ton cœur par d’éternels liens, que je resserrais toujours et toujours ? Ne t’ai-je pas vu répandre bien des larmes d’amour, lorsque, tout enfant encore, tu me poursuivais avec tant de zèle ?

— Oui, m’écriai-je tombant de joie à ses pieds, que de fois j’ai ressenti tes bienfaits ! Tu m’as accordé souvent la consolation et le repos, quand toutes les passions de la jeunesse se disputaient mon corps et ma vie ! Que de fois, dans cette saison dévorante, tu as rafraîchi mon front de ton souffle divin, tu m’as comblé des dons les plus précieux, et c’est de toi que j’attends encore tout mon bonheur.

« Je ne te nomme pas, car je t’entends nommer par bien d’autres qui te disent à eux ; tous les regards se dirigent vers toi, mais ton éclat fait baisser presque tous les yeux. Hélas ! quand je m’égarais aussi, j’avais bien des rivaux ; depuis que je te connais, je suis presque seul. Mais il faut que je me félicite en moi-même d’un tel bonheur, et que je renferme avec soin la lumière dont tu m’as éclairé. »

Elle sourit et dit : « Tu vois comme il est nécessaire que je ne me dévoile aux hommes qu’avec prudence ; toi-même, à peine es-tu capable d’échapper à la plus grossière illusion ; à peine deviens-tu maître de tes premières volontés, que tu te crois aussitôt plus qu’un mortel, et que tu te révoltes contre les devoirs d’homme ! Pourquoi donc te distingues-tu des autres ? Connais-toi ; et tu vivras en paix avec le monde.

— Pardonne, m’écriai-je, je reconnais ma faute. Pourquoi aurais-je en vain les yeux ouverts ? Une volonté franche anime tout mon être, je reconnais enfin tout le prix de tes dons ; désormais je veux être utile à mes semblables, en n’ensevelissant pas la source où j’ai puisé : pourquoi donc aurais-je frayé des sentiers nouveaux, si je ne devais pas les indiquer à mes frères ? »

Et je parlais encore, quand la déesse me jeta un regard de compassion ; je cherchais à y lire ce qu’il y avait eu dans mes paroles d’erreur ou de vanité : elle sourit, et je me rassurai ; un nouvel espoir monta vers mon cœur, et je pus m’approcher d’elle avec plus de confiance, afin de la contempler mieux.

Elle étendit la main à travers les nuages légers et la vapeur qui l’entouraient, et ce qui restait de brouillard acheva de se dissiper ; mes yeux purent de nouveau pénétrer dans la vallée, le ciel était pur… La divine apparition se balançait seule dans les airs, et son voile transparent s’y déroulait en mille plis.

« Je te connais, je connais tes faiblesses, je sais aussi tout ce qu’il y a de bon en toi. » Telles furent ses paroles, qu’il me semblera toujours entendre. « Écoute maintenant ce que j’ai à te dire ; il ne faut point t’enorgueillir de mes dons, mais les recevoir avec une âme calme : comme le soleil dissipe les brouillards du matin, ainsi la seule vérité peut arracher le voile qui couvre la beauté des muses.

« Et ne le jetez au vent, toi et tes amis, que pendant la chaleur du jour ; alors, la brise du soir vous apportera le frais et le parfum des fleurs, alors s’apaisera le vent des passions humaines ; des nuages légers rafraîchiront les airs, le jour sera doux, et la nuit sera pure. »

Venez vers moi, amis, quand le fardeau de la vie vous semblera trop lourd ; et la prospérité répandra sur vous ses fleurs brillantes et ses fruits d’or ; et nous marcherons réunis vers un nouveau jour ; ainsi le bonheur accompagnera notre vie et notre voyage, et, quand il nous faudra finir, nos derniers neveux, tout en pleurant notre perte, jouiront encore des fruits de notre amour."

Lire Goethe

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Dites-moi  ! Si il n'y avait pas eu Rudolf Steiner pour  expliquer la pensée et la poésie de Goethe que les  matérialistes ont abîmé, que peu lisent aujourd'hui , auriez-vous lu Goethe ?

Il en est de même pour  Schiller, Novalis, la poésie intégrale d'Hugo, et tant d'autres. Si R Steiner ne les avait pas  mis en gloire au faîte de leur art dans leur initiation, les auriez-vous lus ? Les auriez-vous compris ?

Soyons franc ! Qui a lu Goethe ?  Levez le doigt ! 

Je le lève. La rencontre avec l'écriture et la pensée de Goethe, entr'autre fut pour moi avant la rencontre avec R Steiner. 

BLJ

BL

Chers lecteurs aimant ma plume

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Chers lecteurs aimant ma plume et venant me lire, peut-être étonnés que je publie moins en ce blog, sachez que mon septième livre m'a pris beaucoup de temps et que je suis  actuellement en train de peaufiner le huitième qui, je l'espère, sortira pour Noël. Puis, tel je l'ai dit, ici, il y a quelques mois, je suis revenue à l'écriture sur papier, devant ensuite retranscrire sur mon ordinateur,  ce que je fais lorsque je le décide, parfois des semaines voire des mois après.

Les statisiques de lecture sont stables et oscillent entre 100 et 600 par jour ce qui me comble quand bien même, je comprends, lire sur un blog n'engage pas vers un achat. Vous êtes là et cela reste "incroyable". Nous vivons un temps où le livre en tant qu'objet disparait allant vers la préférence du virtuel. Les nombreuses boîtes à livres dans les villes en témoignent. Merci à vous cependant d'être là à me lire, car une statistique enregistrée est la statistique de quelqu'un qui a lu, non pas de quelqu'un qui a cliqué et est parti sans lire. Le temps est compté et s'affiche sur mon écran pour chaque lecture.

Chacun de mes livres faisant 300 pages en moyenne, cela me prend beaucoup de temps dans tous les domaines puisque je suis devenue mes propres éditeur et publisciste, ayant constaté que les éditeurs ne font aucune publicité pour leurs auteurs moins connus, nous éditant réellement à compte-d'auteur sous le couvert du compte-d'éditeur, belle illusion relevant du mensonge et de la honte. A nous de tout faire, aussi est-ce mieux de s'auto-éditer en globalité afin de ne pas alimenter ceux qui s'enrichissent sur nos dos. Je suis donc revenue à mes premiers amours en cette époque fallacieuse après m'en être entretenu avec d'autres auteurs.

BLJ

Des grimoires, effacé !

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Vous qui cherchez votre nom en espérant - ici - le trouver, sachez que tout nom s'efface dès lors qu'il ne porte pas en lui la bienveillance. Que trace se laisse lors d'un passage signe la malveillance. Tant de méchanceté et de haine ne sont pas des gages de bienséance ni de santé morale.

BLJ

Accompli dans "Acte II"

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Offrons-lui de mère nature,

le Père des éléments matures.

De la plante primordiale depuis la création,

il épousera chaque aurore, chaque mousson,

et à chaque crépuscule, chaque froidure,

regardera-t-il s'épanouir les êtres de verdure

qu'il les aimera au feu sacré qui toujours perdure.

Déjà les arbres et les fleurs se toilettent

à sa venue si proche que chante le poète.

Au Dieu morcelé en toutes choses,

il verra la robe qui enseigne la gnose ;

au Graal, il dira enfin la joie du Père,

au Fils uni de rédemption il dira la Mère.

Ce sera aux temps Pascal accomplis

la retrouvaille du Verbe dans le Cœur uni.

Il entendra la terre psalmodier sa joie

car de la Pâques il verra la Vérité en Soi.

 

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