Béatrice Lukomski-Joly


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Aller tous nos jours

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Fleur de nard

 

Aller tous nos jours

semblables à des saints,

aimant de Nature, le vivant,

parlant aux oiseaux jubilants,

semblables à des saints

nous devons aller chaque jour.

 

De pureté et de moralité,

aller les mains d’amour rassasié,

même vides de tout sur l’onde féconde,

la fortune n’étant pas de ce monde,

aller l’âme riche et profonde

servant la colombe.

 

Être un saint tous les jours,

auréolé de la gloire du jour,

aimer le monde en nos séjours,

toujours portant le secours

aux âmes seules ou à la louve,

aimer même triste quand vie éprouve.

 

Bénir tous les fronts douloureux,

tels des saints bienheureux,

malgré les plaies et le martyr,

malgré la calomnie, malgré le pire,

et oindre de nard et de jasmin,

les pieds blessés d’un sang carmin.

 

Aller tous nos jours

semblables à des saints,

aimant de Nature, le vivant,

parlant aux oiseaux jubilants,

semblables à des saints

nous devons aller chaque jour.

 

Arild Rosenkrantz

peintre suédois

Le Crédo prosterné

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

N’y a-t-il de miracle que le miracle est une illusion,

car il n’existe que par la foi née de la connaissance

sans laquelle nos cœurs embrasés, chauds tels l’été,

mourraient d’insolence si l’hiver ne l’avait pas précédé.

 

Soulever une montagne portée au creux de l’esprit,

non pas dans l’idée, mais portée dans la pensée,

et cœur illumine le sens de la pierre vivante

devenue dans la main le fruit du Credo prosterné,

 

car prosterné est-il, sur terre chaque seconde,

quand mains se joignent, quand vie nous aime,

et même sacrifié dans l’inconscience se révèle

puissant de forces, qu’il s’engendre toujours seul.

 

Si miracle il y a, si l’inespéré devient espérance,

malgré que tout dessinerait l’impossible espoir,

un être pour vous prie et le ciel s’allume,

brillant de ses étoiles mises à nos services.

 

Si tous les oiseaux de la terre viennent en vos mains

picorer le grain car voyant votre aether tel des éclairs,

en vos yeux illuminer leurs êtres, en cœur, l’amour,

alors naît au monde la vérité que la liberté crée.

 

Des Mystères qui sont nombreux et que foi allume,

pourtant non Initié, mais de peine initiée à leur sacre,

portons et redonnons aux cœurs humbles ordinaires

l’avènement qui nous a levé et grandi, pour qu’ils voient.

 

Toute lumière sous le boisseau, ou gardée en son sein,

est appelée à s’éteindre malgré les bonnes volontés ;

que nul ne se la garde sans la partager d’élans

que l’innocence appelle de ses vœux .

 

Qu’importe qu’il y ait des élus en ce monde

si ces élus rien ne partagent avec les plébéiens,

car d’un chemin s’éclairent les feuilles défuntes

jonchant le sol, libérant leur être de clarté.

 

Là est le miracle, rien que là, lorsque nous disons :

Lève-toi montagne ! Transfigure la mort !

que cet homme cher aux membres brisés

se relève par l’action priée, tenue jusqu’à sa relève.

 

Et qui n’a pas vu le papillon renaître d’un grand feu

ignore que l’image gravée en la destinée est vie,

donnée au futur ensemencé d’initiation au seuil,

que la lumière ayant Nom rayonne d’embrasement.

 

" Connais toi toi-même

et tu connaîtras le ciel et les  dieux"

 

"L'école d'Athènes " de raphaël - Vatican dans la Chambre des signatures -

 

νῶθι σεαυτόν

*Socrate temple de Delphes

Ne cherchez pas la rime ni l'arithmétique dans cet écrit car il est né d'une impulsion dans laquelle la pensée allait si promptement que le faire aurait été la perte de ce texte.

 

Lettre à ma falaise bleue "vagabondage".

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

Illustration Beatrice Lukomski Joly oeuvre personnelle " Longecombe "

 

Ma falaise bleue, drapée de verdure, tu sommeilles, et pendant que je demeure loin de tes entrailles, je rêve encore de toi dans ton drap de velours bleu-émeraude que tu révèles de blancs, de bleus, à mon souvenir.

Ma falaise, mon épouse, qui de tes formes, auréole mes fenêtres, tu attends que je te revienne, me connaissant fidèle à tes traits maquillés de nuages que légèreté aime de tes pentes dévalées jusqu'à l'épuisement du rêve qui n'a jamais cessé d'envoûter ma mémoire.

Pas un jour, pas une nuit, sans toi ! Songes harmonieux à ma vie qui te voient comme un tombeau. Je mourrai entre tes bras. Je te reviendrai, siècles passants d'automnes éclairés à tes étés chauds comme le soleil caressant ton visage ; attends-moi !

Ma falaise bleue, tu t'es endormie, triste, lorsque de mon mouchoir agité d'un pli mouillé, je t'ai crié : Ne m'oublie pas !

Chaque printemps, de tes narcisses corollés* d'étoiles blanches, tu écris ton amour à ma parure or que tes sapins, géants de nos amours, cachent en leurs écrins pour quelques sanguins d'automne feus.

« Dis à tes sombres rires veloutés, les mornes chagrins qui m'ont faite veuve de tes collines et de tes ravins, quand j'épousais, l'âme tranquille, tes nobles atours, assurée de ta loyauté à ma vénération ; lorsque mes pieds soumis t'aimaient de ces caresses ombragées que le ciel éclairait d'enluminures pourpres lors de nos couchers, je chantais un psaume que toi seule entendais.

Comme j'aime ton manteau blanc couvrant mes cheveux que tu embellis de flocons crapuleux, tourbillonnant tel le vent voulant se faire remarquer, car las d'être seul, et que s'amuser avec les branches pour la joie de mes yeux t'est le zèle de ma constance émerveillée, toujours éblouie par les joyaux que tu caches secrètement tel un hiérophante qui ne veut rien enseigner. »

Ma falaise bleue comme la mer roulant ses flots, tu cueilles des pierres pour toutes vagues ondoyantes sur tes talus, et je pense à toi, mourante entre tes valons, pourtant si loin de tes yeux. Je sais que tu penses à moi parce que je pense à toi. Je t'entends hurler pour me voir revenir :

« Viens ! cris-tu ; reviens ! moi aussi, je meurs, me dis-tu, car toi seule m'aimais de connaissances, batifolant avec mes elfes et mes salamandres adoucies dans les épines de mes branches. C'était si doux de te voir assise sur une pierre au bord de mon étang transparent comme la galaxie se mirant à ma surface, me lisant la vie de l'esprit que tu en égayais ma pensée revenue à la vie.

Ah ! cette lésine si douce quand elle aimait le silence pour toute symphonie bleue ! Je rêve de tes pas creusant mes rides lors de mes pluies printanières. Je fleuris mes grottes et mes cascades pour ton retour afin de te voir enfin revenue en mon giron meurtrie par ton absence.

Que le temps m'est d'une langueur sibylline chaque fois que tes yeux emplissent mon rire de ton regard admirant la dévotion de mes eaux déboulant sur mes roches éclatées par les millénaires, qui n'osent plus espérer mes levers de sommets. Pourquoi n'ai je pas figé l'instant pour l'arrêter ?

Que restera-t-il de moi lorsque siècles m'auront érodée pour ton retour ? Pleureras-tu mon silence ? ajoutes-tu. »

Et triste, et mélancolique, je lui réponds que, là-haut, trépassée, je veillerai sur elle, elle, ma falaise bleue dans le firmament or, qu'on entendra un chant plaintif du haut de ses cimes, et tout à fois enjouée, je caresserai les nuages baignant ses vallées. Ce chant, ce sera moi, mais chut ! ne le dites à personne !

 

Partie de rien, si humble.

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"Cosette"

 

Partie de rien, une vie simple,

comme tous les gens ordinaires,

vers les gens modestes, je vole

dans la plaine des manques,

partie de rien, si humble.

 

Dit-on que leur ignorance

ne les sort pas du quotidien,

que pleure mon esprit sur eux,

surgie de rien pour rester simple,

le cœur arrimé à ceux des autres.

 

Il se dit que les gens simples,

si peu de chance, vivent-ils.

Sont-ils les joyaux de mon âme,

car si semblable, je suis venue,

pour aimer et rien d’autre.

 

Je suis passée sans être vue,

parce que tellement simple,

car tellement venue de rien,

j’ai imaginé les gens d’exception,

et j’ai pleuré sur leur misère.

 

J’ai tant aimé l’ordinaire,

cette vie sans faste, l’air de rien,

sans apparat, sans ivresse,

quelques livres en mes poches vides,

que j’ai crié l’ordinaire pour être.

 

Il se dit que les gens simples,

si peu de chance, vivent-ils.

Sont-ils les joyaux de mon âme,

car si semblable, je suis venue,

pour aimer et rien d’autre.

 

Qui peut dire sur le chemin

qui arrive premier ou dernier,

de tous ces gens sans allure,

la connaissance absente,

quand la naïveté sert la vie ?

 

Oh ! Tant de souffrances à ces gens

sont données pour qu’ils grandissent,

leur ciel éclairé, la vie flamboyante,

car les affres ne sont que leçons

qui, peut-être, les feront premiers.

 

Il se dit que les gens simples,

si peu de chance, vivent-ils.

Sont-ils les joyaux de mon âme,

car si semblable, je suis venue,

pour aimer et rien d’autre.

 

 

L'obscurité des évènements, et la poésie

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Celui qui ne ferait que plonger dans l'obscurité des évènements de ce monde, de notre société, sans prendre, au moins, une heure par jour pour lire et vivre de la poésie, celui-là se condamne à la maladie, tant physique que psychique, n'ayant plus d'ancrage en son âme, quand bien même, croit-il  pouvoir échapper à l'ombre agissante, quand bien même croit-il rester indemne.

BLJ

 

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