Béatrice Lukomski-Joly


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Pensée du jour sur le mensonge

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Y a-t-il plus grande blessure que le mensonge ? il est une flèche lancée à votre insu pour que vous  soyez terrassés. Toujours combattez cet ennemi de l'âme. Comment le combattre ? En ne mentant pas vous-même car ce qui vous a cruellement blessé, blesse pareillement celui vers qui vous lancez cette flèche empoisonnée ! Ô ! ce n'est pas difficile car il demande d'abord que nous soyons d'une grande honneteté envers nous-même. Le mensonge qui habille un être est, au regard, une hydre assassine. Si vous pouviez voir sa forme, plus jamais vous n'utilseriez ce stratagème pour être à votre avantage.

Toute ma vie, j'ai combattu cette hydre en me respectant moi-même, c'est à dire n'utilisant -jamais- cette arme et dire -jamais- n'est pas mentir, car elle est la pire des violations de l'intimité, soit du Soi.

BLJ

Pensée du jour sur l'erreur et l'interprétation des écrits des poètes

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

Aucun poème ou écrit ne peuvent être interprétés sur le libre-choix du lecteur sans avoir demandé au préalable au poète ce qu'il a voulu dire.

Si des poètes trépassés, nous interprétions, sans connaître la biographie du poète, sans connaître ses idées défendues, nous aurions assurément tout faux.

BLJ

Le roi des Aulnes, en réponse au poème de W Goethe.

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

 

"Le roi des aulnes" de Julius Von Klever, peintre russe

https://fr.wikipedia.org/wiki/Julius_von_Klever

 

Quelle est cette forêt sombre, inaltérable,

Jouant dans mes cheveux son air implacable ?

Tout siffle à mes oreilles, trompette, blizzard,

Pis encore, typhon au rêve d'être vieillard.

 

Semble-t-il que je dors dans sa toison dorée

Que verdure m'enlace de sa nuit colorée,

Et je vois dans le crépuscule l'ombre du roi

Qui, des aulnes, revêt la froideur des sombres bois.

 

Quand galopant dans la tristesse du tumulte,

Je crois me baigner dans le lit trouble des insultes,

Ondines me serrent, épousant ma mort,

Et ma nuit avance face à ces trompe-la-morts.

 

Tiens-je dans mes bras la survie de ce que je fus

Que je l'accroche à ma mémoire invaincue,

Et naïades se plaisent à jouer en sueur,

Leurrant mon heure qui est pourtant de lueur.

 

Le roi des Aulnes 

Viendras-tu te baigner dans la forêt ce soir

Aux heures désacralisées de ta triste gloire ?

Nous t'attendons et tairons ton immortalité

Si tu veux bien nous aimer de vertu alitée ! 

 

L'enfant

Non, je n'irai pas me baigner avec les ondines,

Ni ne vous donnerai mon âme pour ma ruine !

Errez ce soir ! Le roi des Aulnes ne me veut pas !

Il sait que je l'ai vu dans son habit fuchsia. 

 

Que voulais-tu, roi des Aulnes ? Prendre mon âme ?

Dans la forêt sombre brûle encore ma flamme

Que j'ai allumée le jour contre la nuit couverte

De son manteau sans chaleur pour mon jour alerte.

 

Mon Père ! Mon Père ! Eloignez ces tentacules

Que mon esprit ne quitte pas Votre majuscule !

Mon Père ! Mon Père ! Que forêt qui vous abrite

Soit la parole de l'univers qui nous habite ! 

 

Le Père

  N'aie crainte mon bel enfant ! Mort n'est qu'un seuil !

N'aie crainte ! Je protège mes enfants en deuil !

Et si l'ombre rampait, apeurant l'arbre la nuit,

Veille ta flamme allumée ! Toujours, elle luit.

 

http://beatrice-lukomski-joly.copyright01.com/

 

En réponse au poème de W Goethe.

Pourquoi ai-je écrit ce poème en réponse à celui de Goethe ?

Simplement parce que j'ai lu un jour, terrifiée, absourdie, écoeurée, des analyses sur le poème disant que Goethe abusait les enfants et que ce poème en était l'explication, une soi-disant révelation, un soi-disant aveu du poète  !!!!

Comment ? Quoi ?

Pas de face cachée chez Goethe ; c'est ne pas le connaître du tout !  C'est mésestimer sa grandeur d'âme ! C'est ne pas avoir fait l'effort de rencontrer le poète !

C'est interpréter ce qui est ininterprétable.

Goethe ne traitait que de l'Esprit dans la mort, des êtres bénéfiques et des êtres maléfiques, dont le roi des aulnes fait partie, reprenant une ancienne légende germanique et rien d'autre.

Choquée, j'ai resitué ce poème.

 

http://www.cosmovisions.com/textRoiAulnes.htm

 

Le poème original de Goethe

Der Erlkönig

Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ? 
Es ist der Vater mit seinem Kind; 
Er hat den Knaben wohl in dem Arm, 
Er faßt ihn sicher, er hält ihn warm.

Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht ? 
Siehst Vater, du den Erlkönig nicht? 
Den Erlenkönig mit Kron und Schweif ? 
Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif. 

"Du liebes Kind, komm, geh mit mir! 
Gar schöne Spiele spiel ich mit dir; 
Manch bunte Blumen sind an dem Strand, 
Meine Mutter hat manch gülden Gewand."

Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht, 
Was Erlenkönig mir leise verspricht ? 
Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind ! 
In dürren Blättern säuselt der Wind.

"Willst, feiner Knabe, du mit mir gehn ? 
Meine Töchter sollen dich warten schön; 
Meine Töchter führen den nächtlichen Reihn 
Und wiegen und tanzen und singen dich ein."

Mein Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort 
Erlkönigs Töchter am düstern Ort ? 
Mein Sohn, mein Sohn, ich seh es genau : 
Es scheinen die alten Weiden so grau.

"Ich liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt; 
Und bist du nicht willig, so brauch ich Gewalt." 
Mein Vater, mein Vater, jetzt faßt er mich an! 
Erlkönig hat mir ein Leids getan !

Dem Vater grauset's, er reitet geschwind, 
Er hält in den Armen das ächzende Kind, 
Erreicht den Hof mit Mühe und Not; 
In seinen Armen das Kind war tot.

 

LE JEUNE HOMME PRÈS DU RUISSEAU.

Rédigé par béatrice Lukomski-Joly Aucun commentaire

"Les regrets d'Orphée"  de Charles-Paul Landon

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Paul_Landon

 

Un vieux rêve.....depuis longtemps, j'ai envie de versifier les poèmes en prose de Friedrich Von Schiller, me demandant si ce serait outrage au poète, ou si l'art est définitivement licence poétique. 

Voici donc ma première versification d'un des poèmes du poète, sans en avoir trahi le sens.

 


LE JEUNE HOMME PRÈS DU RUISSEAU.

 

Près du ruisseau est assis un très jeune homme,

Il tresse des fleurs, enfante un nimbe d'arums,

Quand porté par le mouvement des flots ouatés,

Il voit le souvenir de son doux requiem flotter.

 

Ô ruisseau ! Mes jours s’écoulent à l'infini !

Comme l'onde épuisée, ma jeunesse pâlit,

Et je me fane telles ces fleurs abandonnées,

Laissant peu à peu le vent prendre ma destinée.

 

Ne me demandez pas pourquoi, je suis si triste

Au temps béni où fleurit mon destin librettiste,

Quand tout se réjouit et tout se voue à Demeter !

Quand le printemps renaît après le repos de l'hiver !

 

Tandis que mille voix de la nature renouvelée

N’éveillent en mon cœur que chagrin dissimulé,

Je ne perçois que tristesse en mon cœur

Si lourd que je tomberais presque à cette heure.

 

Que m’importe la joie quand j'admire la mer !

Quoi m’offre le printemps après le froid de l'hiver ?

Lorsque, je vieillis comme l'onde creuse sa ride 

S'envole avec moi ma tristesse aride ?

 

Il n’y a qu’un être que je cherche, ici, de gaîté,

Un être qui est près de moi, assis à mes cotés,

Et à tout jamais loin de moi, élevé dans l'éther,

Pour que j'épouse, enfin, son chemin à Cythère.

 

J’étends avec ardeur mes bras vers l'ombre chérie.

Hélas ! Je ne puis l’atteindre, et mon cœur est flétri.

Viens, ô icône ! Descends de ton séjour suprême

Que je verse sur ton sein les fleurs du printemps.

 

Entends ! Le bois éclate de joie sur ma prairie,

Et l’eau argentine murmure à mon âme pétrie :

« Il y a assez de place dans le plus petit nid

Pour un couple aimant tendrement la vie. »

 

 

Voici ce qu'est la traduction première du poème de F v SCHILLER,  écrit en allemand :

 

" Près du ruisseau est assis le jeune homme, il tresse des fleurs pour en faire une guirlande, et les voit emportées dans le mouvement des flots. Ô ruisseau ! mes jours s’écoulent sans cesse comme ton onde, ma jeunesse pâlit et se fane comme cette guirlande.

Ne demandez pas pourquoi, je suis triste à l’époque fleurie de la vie. Tout se réjouit et tout espère quand le printemps renaît ; mais les mille voix de la nature ravivée n’éveillent dans mon cœur qu’un lourd chagrin.

Que m’importe la joie ? que m’offre le printemps ? il n’y a qu’un être que je cherche, un être qui est près de moi et à tout jamais loin de moi. J’étends avec ardeur mes bras vers cette ombre chérie. Hélas ! je ne puis l’atteindre, et mon cœur reste vide.

Viens, ô belle image, descends de ta demeure suprême. Je répands sur ton sein les fleurs écloses au printemps. Écoute ! Le bois retentit d’un chant harmonieux et l’eau argentine murmure doucement. Il y a assez de place dans la plus petite retraite pour un heureux couple qui s’aime."

 

Der junge Mann in der Nähe des Creek.

In der Nähe des Stromes sitzt der junge Mann, er flicht Blumen, um eine Girlande zu machen, und sieht sie in der Bewegung der Wellen davontragen. O Bach! meine Tage fließen unaufhörlich wie deine Welle, meine Jugend verblaßt und verblaßt wie diese Girlande.

Frag nicht, warum ich in der Blütezeit des Lebens traurig bin. Alles freut sich und hofft alles, wenn der Frühling wiedergeboren wird; aber die tausend Stimmen der wiederbelebten Natur erwecken in meinem Herzen nur eine schwere Trauer.

Was bedeutet mir Freude? Was bietet mir der Frühling? Es gibt nur ein Wesen, das ich suche, ein Wesen, das mir nahe und für immer von mir entfernt ist. Ich dehne meine Arme nach diesem süßen Schatten aus. Ach! Ich kann es nicht erreichen und mein Herz bleibt leer.

Komm, o schönes Bild, komm herab von deinem höchsten Zuhause. Ich breitete die Blumen, die im Frühling blühen, auf deiner Brust aus. Hör zu! das Holz hallt mit einem harmonischen Lied, und das argentinische Wasser murmelt leise. Im kleinsten Refugium ist genug Platz für ein glückliches Paar, das sich liebt.3

 

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